Covid-19 : avancement des trois programmes de recherche de candidats-vaccins à l’Institut Pasteur

Flash Presse
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L’Institut Pasteur travaille depuis le début de l’année 2020 sur plusieurs projets de vaccin contre le virus SARS-CoV-2, responsable de l’épidémie de Covid-19, dont trois sont bien avancés. Deux d’entre eux utilisent des vecteurs viraux : le virus atténué utilisé dans le vaccin contre la rougeole et un lentivirus. Le dernier est un vaccin à ADN, basé sur une technologie plus récente. Ces trois candidats vaccins ont pour objectif d’induire une réaction immunitaire spécifique contre le SARS-CoV-2 et notamment la production d’anticorps dirigés contre une protéine de surface propre au coronavirus SARS-CoV-2.

Un vaccin utilisant le vecteur rougeole
La phase I d’un essai clinique visant à tester l’innocuité et l’immunogénicité du candidat vaccin TMV-083 (aussi appelé V591 ou anciennement MV-SARS-CoV-2) a débuté en France en août 2020. Il s’agit de la première administration chez l’homme du candidat vaccin qui a été mis au point par les chercheurs de l’Institut Pasteur, en partenariat avec la société autrichienne de biotechnologie Thémis et avec le soutien de CEPI, afin de lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Ce candidat vaccin est un vaccin à virus vivant atténué, le virus utilisé comme véhicule (ou vecteur) étant celui du vaccin contre rougeole (MV) et l’antigène exprimé celui de la protéine Spike du virus SARS-CoV-2 (lire l’interview en 2018 sur le Journal de la Recherche de Frédéric Tangy, aujourd’hui responsable de l’unité du « Laboratoire d’innovation : vaccins » à l’Institut Pasteur, sur l’utilisation de la « plateforme rougeole »).
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Un vaccin utilisant un vecteur lentiviral
Il s’agit d’un vaccin administrable par voie nasale qui a montré une bonne efficacité et une production d’anticorps très élevée dans des études précliniques. Ce vaccin, développé avec avec la société de biotechnologie TheraVectys, est composé d’un virus lentiviral. Les lentivirus sont des virus « lents », c’est-à-dire avec un très long temps d’incubation avant de devenir pathogène. Le virus est modifié génétiquement pour être inoffensif pour l’homme et pour produire la protéine Spike. Cette protéine, qui forme des spicules tout autour du virus, est la clé d’entrée du virus dans les cellules. L’objectif est d’induire une réponse immunitaire spécifique contre cette protéine, et donc la production d’anticorps capable de reconnaitre le virus SARS-CoV-2 et d’empêcher le développement de l’infection.
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Un vaccin à ADN
Parmi les vaccins contre le SARS-CoV-2 (responsable de la Covid-19) développés à l’Institut Pasteur, le vaccin à ADN est sans doute celui qui repose sur la technologie la plus récente. Le principe : injecter une molécule d’ADN dans des cellules humaines. Ces cellules reconnaissent la molécule d’ADN, et la transcrivent en une molécule d’ARN capable de produire la protéine Spike du virus SARS-CoV-2. Cette protéine, qui forme des spicules tout autour du virus, est la clé d’entrée du virus dans la cellule.
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De l’utilité des vaccins
Les vaccins ont largement contribué à l’allongement de l’espérance de vie et à l’amélioration de sa qualité, et ce, à moindres coûts. « On se vaccine pour se protéger individuellement, certes, mais aussi et surtout pour protéger les autres », nous rappelait en juillet 2017 le Pr Philippe Sansonetti, chef de l’unité de Pathogénie microbienne moléculaire.

Le développement de nouveaux vaccins constitue un espoir pour lutter contre les épidémies. Il fait partie d’un arsenal plus large de moyens et de travaux de recherche nécessaires pour mieux comprendre les virus et aider à gérer les épidémies lorsqu’elles surviennent (outils diagnostiques, pistes thérapeutiques et prophylactiques, travaux de modélisation, etc.).

En matière de prophylaxie, les vaccins relèvent aujourd’hui d’une science pluridisciplinaire de pointe. L’Institut Pasteur participe à cette innovation en vaccinologie avec ses recherches fondamentales dans les sciences du vivant, qui font progresser la connaissance et peuvent aboutir un transfert de technologie via des coopérations scientifiques avec des partenaires industriels.

 

AURÉLIE PERTHUISON

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