Maladie Covid-19 (nouveau coronavirus)

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9 janvier 2020 : découverte d’un nouveau coronavirus (SARS-CoV-2). Ce nouveau virus est responsable d'une maladie infectieuse respiratoire appelée Covid-19.

 

 

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Mise à jour le 16 septembre 2020 à  15h

Depuis la mi-août, l’OMS*, fait des points hebdomadaires avec les variations de nombre de cas et de nombre de décès d'une semaine à l'autre. 

Voir tous les chiffres, chaque jour, pays par pays sur le site l’OMS

En France, une étude de modélisation de l'Institut Pasteur suggère qu’entre 3 et 7% de la population française aurait été touchée par le SARS-CoV-2 au 11 mai 2020.
L'agence Santé publique France** met aussi à jour régulièrement les chiffres clés et l'évolution de la Covid-19 en France et dans le monde. Elle annonce le nombre de cas confirmés de Covid-19 (sous-estimés car uniquement parmi les personnes testées), mais aussi et surtout les personnes actuellement hospitalisées dont celles en réanimation, les décès, les clusters en cours d'investigation, les départements en situations de vulnérabilité, etc. 

Quelques faits marquants

Après une flambée épidémique en Chine en janvier-février, la situation épidémique a évolué au niveau mondial depuis le week-end du 22-23 février 2020. Avec l’intensification des foyers en Corée du Sud, au Japon, et à Singapour, et l’apparition de nouveaux foyers en Iran et en Italie. Dans ces pays, on assiste alors à une diffusion communautaire, sans lien identifié avec des cas importés de Chine.

Fin février 2020, deux mois après son apparition en Chine, l’épidémie semble y avoir atteint un pic. Le 9 mars 2020, les autorités chinoises annoncent la réouverture de lieux publics et la fermeture d’hôpitaux de campagne, alors que le nombre de nouveaux cas est en forte diminution dans le pays.

Le 10 mars 2020, tous les pays de l'Union européenne sont désormais touchés par la maladie Covid-19.

Le 11 mars 2020, l’OMS annonce que la Covid-19 peut être qualifié de pandémie, la première déclenchée par un coronavirus.

Le 14 mars 2020, à minuit, la France entre en "stade 3" d'épidémie active sur le territoire. Pour ralentir la diffusion sur le territoire et réduire les risques de tension sur le système hospitalier pour la prise en charge des formes les plus graves, les mesures de distanciation sociale sont renforcées, avec la fermeture de tous les lieux de regroupements non indispensables (cafés, restaurants, cinémas, discothèques...). Les magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac, stations-essence restent ouverts et achalandés.

Le 16 mars 2020, le Président de la République Française a décidé de prendre des mesures pour réduire à leur plus strict minimum les contacts et les déplacements. Un dispositif de confinement est mis en place sur l’ensemble du territoire à compter du mardi 17 mars à 12h00, pour quinze jours minimum. Les déplacements sont interdits sauf dans certains cas : voir Gouvernement.fr.

Le 16 mars 2020, l’OMS dénombre presqu’autant de cas en Chine qu’hors de Chine : 165 515 cas confirmés dans le monde, dont 81 077 en Chine et 86 438 hors de Chine (dans 143 pays différents). Et 3 218 décès en Chine et 3 388 hors de Chine. 

Le 23 mars 2020, en France, une loi crée l’état d’urgence sanitaire pour faire face à l’épidémie de Covid-19 (voir vie-publique.fr).

Le 27 mars 2020, en France, le confinement est prolongé jusqu'au mercredi 15 avril. 

Le 7 avril 2020, la Chine enregistre pour la première fois zéro décès sur 24 heures (source OMS). Après minuit, dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 avril, les barrières qui fermaient les routes reliant Wuhan au reste de la Chine ont été levées. Près de 11 millions de Wuhanais et de visiteurs étaient confinés dans l’épicentre de l’épidémie due au coronavirus depuis soixante-seize jours.

Le 7 avril 2020, Singapour décide un confinement total de sa population, faisant face à une deuxième vague d'infections. Figurant parmi les premiers endroits de la planète à avoir détecté des cas de Covid-19, après son apparition en Chine, Singapour avait pourtant réussi à en contenir la propagation grâce à une stratégie de contrôle stricte et de traçage des contacts avec les personnes infectées.

Le 13 avril 2020, en France, le confinement est prolongé jusqu'au lundi 11 mai. La sortie du confinement sera ensuite progressif (lire l'avis du Pr Philippe Sansonetti "Covid-19 : chronique d’une émergence annoncée / sortie de confinement, ou la somme de tous les dangers").

Le 17 avril, en Chine, le nombre de décès attribués à la Covid-19 grimpe de près de 50 %, passant de 2 579 à 3 869. Les autorités chinoises évoquent des problèmes de remontées d'informations et aussi des malades parfois non testés ou non pris en charge par les hôpitaux avant le 20 février. (source Le Monde).

Le 11 mai 2020, début de déconfinement progressif en France et prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 juillet 2020.

Fin mai, les Etats-Unis dénombrent plus de 100 000 décès dus à la maladie Covid-19 (source OMS).

Début juin, alors que la pandémie de Covid-19 continue de diminuer en Asie et en Europe la situation s'aggrave en Amérique du Sud où la courbe épidémiologique continue d'augmenter fortement dans de nombreuses régions (voir le point presse du 2 juin 2020 du directeur de la Pan American Health Organization - PAHO).

Le 8 juin 2020, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, déclare lors d'une conférence de presse virtuelle à Genève : "Bien que la situation en Europe s'améliore, dans le monde elle s'aggrave", mettant en garde contre tout laisser-aller.

Lire le point sur la situation épidémique au 10 juin, sur le Journal de la Recherche de l’Institut Pasteur.

Cause

Cette pneumonie est une maladie infectieuse causée par un virus appartenant à la famille des coronavirus, pour le moment identifié sous le nom de SARS-CoV-2. Le réservoir de virus est probablement animal. Même si le SARS-CoV-2 est très proche d’un virus détecté chez une chauve-souris, l’animal à l’origine de la transmission à l’homme n'a pas encore été identifié avec certitude. Plusieurs publications suggèrent que le pangolin, petit mammifère consommé dans le sud de la Chine, pourrait être impliqué comme hôte intermédiaire entre la chauve-souris et l’homme.

Symptômes

  • La durée de l'incubation est en moyenne de 5 jours, avec des extrêmes de 2 à 12 jours. L'installation des symptômes se fait progressivement sur plusieurs jours, contrairement à la grippe qui débute brutalement.
  • Les premiers symptômes sont peu spécifiques : maux de tête, douleurs musculaires, fatigue. La fièvre et les signes respiratoires arrivent secondairement, souvent deux ou trois jours après les premiers symptômes.
  • Dans les premières études descriptives provenant de Chine, il s'écoule en moyenne une semaine entre l'apparition des premiers symptômes et l'admission à l'hôpital à la phase d'état de la maladie. A ce stade, les symptômes associent fièvre, toux, douleurs thoraciques et gêne respiratoire et la réalisation d'un scanner thoracique montre presque toujours une pneumonie touchant les deux poumons. D'autres signes cliniques ont été décrits depuis les premières études : des signes d'atteinte du système nerveux central s'exprimant en particulier chez les personnes âgées sous la forme d'une désorientation ; des pertes brutales du goût ou/et de l'odorat, événements qui surviennent chez 30 à 50% des adultes infectés et qui sont très prédictifs de Covid-19.
  • La gravité des signes cliniques nécessite le maintien à l'hôpital d'environ 20% des malades et 5% nécessitent une admission en réanimation. Les formes les plus graves sont observées principalement chez des personnes vulnérables en raison de leur âge (plus de 70 ans) ou de maladies associées.
  • Des études observationnelles privilégiées ainsi que des travaux de modélisation ont montré que l'infection peut être asymptomatique ou paucisymptomatique (entrainer pas ou peu de manifestations cliniques) chez 30 à 60 % des sujets infectés, en particulier chez les jeunes enfants (moins de 12 ans).

Transmission

La majorité des cas initialement décrits concernait des personnes ayant fréquenté un marché d’animaux vivants. L’hypothèse d’une zoonose (maladie transmise par les animaux) est donc privilégiée. La transmission interhumaine a été établie plus tard et on estime qu’en l’absence de mesures de contrôle et de prévention, chaque patient infecte entre 2 et 3 personnes.

La transmission se fait essentiellement par voie aérienne (gouttelettes de postillons émises au cours des efforts de toux mais aussi lors de la parole) et passe par un contact rapproché (moins d'un mètre) et durable (au moins 15 minutes) avec un sujet contagieux. Des particules de plus petite taille peuvent aussi être émises sous formes d'aérosols au cours de la parole, ce qui expliquerait que le virus puisse persister en suspension dans l'air dans une pièce non ventilée (et justifie dans ces circonstances le port du masque). Enfin le virus peut conserver une infectiosité pendant quelques heures sur des surfaces inertes d'où il peut être transporté par les mains ce qui justifie une bonne hygiène des mains.

Comment se fait le diagnostic ?

Il existe deux types de tests pour casser les chaînes de transmission du virus et maîtriser l’évolution de l’épidémie en France

  • Les tests virologiques (RT-PCR) permettent de déterminer si une personne est porteuse du virus au moment du test grâce à un prélèvement par voie nasale ou salivaire.
  • Les tests sérologiques permettent de rechercher si une personne a développé une réaction immunitaire après avoir été en contact avec le virus.

Lire les conditions pour se faire tester sur Gouvernement.fr

Depuis le début de l’épidémie et au 25 juin 2020, 41 tests RT-PCR et 80 tests sérologiques​ ont été évalués par le centre national de référence (CNR Institut Pasteur et CNR laboratoire associé des Hospices Civils de Lyon). Les rapports des évaluations réalisées par le CNR ont été communiqués aux autorités de santé françaises qui sont en charge de définir une méthodologie de validation de ces tests et d’établir une première liste des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro validés, sur le fondement des évaluations du CNR et du cahier des charges de la Haute Autorité de Santé.

Lire « Les tests pour le diagnostic des infections par les SARS-CoV-2 ».

Précautions / Prévention

Les gestes barrières sont efficaces :

  • Se laver les mains régulièrement (eau + savon) ou utilisez une solution hydroalcoolique.
  • Tousser ou éternuer dans votre coude, ou dans un mouchoir.
  • Eviter de se toucher le visage.
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique (et les jeter à la poubelle après le premier usage).
  • Saluer sans serrer la main, sans embrassades.
  • Conserver une distance d'au moins 1,5 mètre avec tout interlocuteur.

En l’absence de traitement, la meilleure des protections pour vous et pour vos proches est, en permanence, le respect des mesures barrières et de la distanciation physique. En complément, portez un masque quand la distance d’un mètre ne peut pas être respectée.

Source : Gouvernement.fr

Prise en charge et traitement

Il n’y a actuellement pas de traitement spécifique d'efficacité démontrée vis-à-vis de Covid-19. Différents médicaments sont en cours d'évaluation dans le cadre d'essais cliniques auxquels les malades atteints de Covid-19 sont invités à participer. Le Haut Conseil de la Santé Publique a rendu le 23 mars 2020 un avis relatif aux recommandations thérapeutiques dans la prise en charge de la Covid-19 (cet avis devrait être actualisé prochainement).

J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser à la maladie Covid-19 : je reste à domicile, j’évite les contacts. Je prends contact avec mon médecin traitant qui pourra me proposer une consultation et un test de diagnostic en fonction des symptômes que je présente. 

Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU-Centre 15, qui décidera de la conduite à tenir. (source Gouvernement.fr)

Eviter tout contact avec l'entourage. Ne pas se rendre chez son médecin traitant ou aux urgences, pour éviter toute potentielle contamination. Limiter les déplacements au strict nécessaire.

Besoin d'informations par téléphone sur le nouveau coronavirus ?

Un numéro vert répond aux questions des Français sur le nouveau coronavirus de 9h à 19h, sept jours sur sept : 0 800 130 000.

Attention, la plateforme téléphonique n’est pas habilitée à dispenser des conseils médicaux, en cas de signes d’infections respiratoires dans les 14 jours suivant votre retour d'une zone à risque, il faut contacter le 15.

Toutes les réponses aux questions que vous vous posez sur le Coronavirus COVID-19

Quelques questions fréquentes (mises à jour le 25 juin 2020) 

  • Quel est le réservoir animal ?

Un virus à 96% identique au SARS-CoV-2 a été identifié chez des chauves-souris capturées en Chine.La chauve-souris est donc très vraisemblablement le réservoir du virus.

  • Comment s’est effectué le passage de l’animal à l’homme ?

Il est très vraisemblable qu'un mammifère ait servi d’hôte intermédiaire entre la chauve-souris et l’homme. Cet animal intermédiaire n'est pas identifié avec certitude, mais le pangolin est suspecté.

  • Le virus peut-il persister dans l’environnement? Et le cas échant, pendant combien de temps ?

Au vu des données disponibles, la survie des coronavirus dans le milieu extérieur n’est que quelques heures sur des surfaces inertes sèches. Les mesures d’hygiène standard (lavage des mains, nettoyage de surfaces) sont efficaces. (Lire aussi le paragraphe transmission, plus haut)

De nouvelles études* font état d’un risque de transmission du virus par voie aéroportée, à travers des microgouttelettes émises lors de la parole ou des bio-aérosols de particules virales en suspension, pouvant être majorés dans les espaces confinés.
*Source : K. A. Prather et al., Science 10.1126/science.abc6197 (2020)

  • Quelle est la durée de l'incubation ?

La durée de l’incubation est en moyenne de 5 à 6 jours, avec des extrêmes de 2 à 12 jours, ce qui justifie la période de quarantaine de 14 jours.

  • Quelle est la période de contagiosité ?

La contagiosité débute en moyenne 2 jours avant l’apparition des symptômes et jusqu'à 7 à 10 jours après le début des symptômes.

 

A l’Institut Pasteur

Dans le cadre de sa mission de surveillance des virus grippaux et respiratoires sur le territoire français, l’Institut Pasteur a mobilisé ses équipes, via le Centre national de référence Virus des infections respiratoires (dont la grippe) et la Cellule d’intervention biologique d’urgence (Cibu), pour identifier et confirmer les suspicions d’infection respiratoires aiguës liées au nouveau coronavirus (SARS-CoV-2). 

Le vendredi 24 janvier 2020 le Centre national de référence Virus des infections respiratoires (dont la grippe) a confirmé les trois premiers cas de patients touchés par le coronavirus SARS-CoV-2 sur le territoire français. A partir de ces échantillons, les chercheurs ont pu démarrer le séquençage du génome viral et disposer de la séquence complète dès le mercredi 29 janvier permettant ainsi de la comparer avec la vingtaine d’autres séquences présentes dans le monde.
 
Pour en savoir plus sur le séquençage du génome complet du coronavirus SARS-CoV-2 (alors appelé 2019-nCov).

Parallèlement, le CNR a poursuivi son travail sur les échantillons afin d’isoler rapidement le virus et le mettre à la disposition des chercheurs. La mise en culture cellulaire est une étape capitale pour permettre la poursuite des travaux de recherche.
 
Pour en savoir plus sur l’isolement de Coronavirus SARS-CoV-2 (alors appelé 2019-nCov) par les chercheurs de l'Institut Pasteur.

 
Enfin, une Task Force a été mise en place à l’Institut Pasteur pour répondre à l’urgence de cette crise sanitaire. Ce groupe d’action et de recherche mobilise les experts de l’Institut Pasteur sur différents domaines de recherche :

  • La connaissance du virus et de sa pathogenèse ;
  • Le développement de nouveaux outils diagnostiques et la recherche d’anticorps pouvant avoir une application thérapeutique ;
  • Le développement de vaccins ;
  • L’épidémiologie et la modélisation pour mettre en place des stratégies de contrôle de l’épidémie.
Coronavirus : toute l’actualité de l’Institut Pasteur sur COVID-19 - Institut Pasteur

Toute l'actualité de l'Institut Pasteur sur Covid-19

 

 


* Pour suivre les évolutions de l'actualité sur le coronavirus SARS-CoV-2, consulter le site de l'Organisation mondiale de la santé.

** Pour suivre l'évolution de l'actualité en France et pour la conduite à tenir, consulter le site de Santé publique France, et pour des datas sur l'évolution de l'épidémie le site OpenSource https://dashboard.covid19.data.gouv.fr/vue-d-ensemble?location=FRA

Mis en place samedi 1er février, le numéro vert d'informations sur le coronavirus (0800 130 000)

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