Programmes internationaux

Pour répondre aux défis actuels de la santé mondiale l’Institut Pasteur développe et coordonne de grands projets internationaux menés principalement en coopération avec les établissements membres du Pasteur Network. En même temps qu’ils font avancer la connaissance, ces programmes permettent de former des compétences locales, de renforcer les équipements, d’accompagner les autorités sanitaires dans l’élaboration de recommandations pour améliorer de manière durable
la prise en charge des populations.

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Projet Alliance SHS Afrique : Améliorer la capacité de réponse aux crises épidémiques grâce aux sciences humaines et sociales

Les récentes épidémies ont démontré l'importance de la prise en compte des dimensions sociales et culturelles des maladies pour assurer une réponse efficace des systèmes de santé. Les sciences humaines et sociales (SHS) appliquées à la santé se penchent sur ces aspects. Elles fournissent des connaissances essentielles pour soutenir les autorités sanitaires dans l'élaboration de réponses adaptées aux besoins et aux particularités des populations et des contextes locaux.

 

 

PerMediNA : un projet structurant pour la médecine de précision au Maghreb

Grâce aux avancées de la recherche en génomique et en biologie moléculaire, ainsi que de l’évolution technologique, informatique et thérapeutique, la médecine de précision offre de nouvelles perspectives de prise en charge thérapeutique particulièrement dans le traitement des cancers. Elle permet de guider le traitement et la prévention d’éventuelles complications pour un malade en fonction de ses caractéristiques génétiques et moléculaires, tout en tenant compte de son style de vie et de son environnement.

 

 

Projet AFROSCREEN : renforcer la surveillance des variants du SARS-CoV-2

L’Agence française de développement (AFD) et l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes, en partenariat avec l’Institut Pasteur, l’IRD et des laboratoires de 13 pays d’Afrique lancent conjointement le projet AFROSCREEN. Ce projet répond à un besoin urgent de surveillance de l’évolution des variants du SARS-CoV-2 et d’autres pathogènes émergents en renforçant les capacités de séquençage génomique des laboratoires.

 

 

Projet ATun-DIP’s : Mieux détecter les déficits immunitaires primitifs pour mieux les soigner

Les Déficits Immunitaires Primitifs (DIPs) sont un groupe hétérogène de plus de 300 maladies dans lesquelles un défaut génétique du système immunitaire est responsable d’une susceptibilité accrue aux infections, mettant parfois en jeu le pronostic vital. La méconnaissance par la communauté médicale de ces maladies a pour conséquence qu’elles restent largement sous-diagnostiquées que ce soit chez l’enfant ou dans les formes modérées chez l’adulte. C’est particulièrement le cas en Tunisie, où l’Institut Pasteur de Tunis, en collaboration avec la plateforme Biomics de l’Institut Pasteur à Paris, mène depuis 2015 un projet dans le but de renforcer le diagnostic et la prise en charge des patients.

 

 

Projet SARA : surveillance de l’antibiorésistance en Afrique

Selon l’OMS, la résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale et le développement. Le mauvais usage de ces médicaments chez l’homme et l’animal accélère ce processus. L’Institut Pasteur, à travers ce projet coordonné avec l’Institut Pasteur de Madagascar, en collaboration avec cinq membres du Pasteur Network et un de ses partenaires privilégié au Bénin, vise à définir les stratégies de lutte contre l’antibiorésistance par la création d’un réseau de surveillance et de recherche dédié dans 6 pays africains. 

 

 

Programme en Asie du Sud-Est sur le syndrome pied-main-bouche

L’infection dite « pied-main-bouche » (HFMD) est une maladie virale qui affecte essentiellement les enfants de moins de 5 ans. Elle se transmet par contact direct entre enfants infectés et se caractérise par de la fièvre, des éruptions de boutons au niveau de la bouche, des mains, des pieds et du fessier. A ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique de cette maladie. Une approche globale est développée en Asie du Sud-Est pour définir des stratégies de prévention, de diagnostic et de traitement des formes sévères de la maladie pied-main-bouche.

 

 

Projet NeoVac : protéger les nourrissons de l’hépatite B 

Le projet NeoVac cherche à identifier les stratégies ou pratiques, localement adaptées et durables, qui permettraient d’améliorer la couverture vaccinale contre l’hépatite B à la naissance.
L’infection par le virus de l’hépatite B (VHB) est une cause importante de décès chez l’adulte en Afrique subsaharienne. Chaque année, 61000 personnes meurent de carcinome hépatocellulaire (cancer du foie) ou de cirrhose, liés à une infection chronique par le VHB. 

 

 

Projet Afribiota : Malnutrition infantile 

La malnutrition est une des principales causes de mortalité et de morbidité infantiles dans les pays à faibles revenus. Or cet état de malnutrition est entretenu par une inflammation chronique de l’intestin observée chez une large proportion des enfants vivant dans des conditions insalubres. Ce syndrome appelé entéropathie environnementale pédiatrique a pourtant été jusqu’ici peu étudié. Le projet Afribiota a pour ambition de mieux caractériser ce syndrome pour mettre au point des outils de diagnostic et in fine des traitements.

 

 

Projet Perilic : étudier la protection de la vaccination contre la coqueluche

Une étude unique de la coqueluche, dans trois régions du monde, pour estimer la durée de protection des différentes vaccinations coquelucheuses. 
La coqueluche est une maladie respiratoire, hautement contagieuse, causée par la bactérie Bordetella pertussis et qui peut s’avérer mortelle pour les nourrissons. Dans de nombreux pays africains, le pourcentage d’enfants qui reçoivent à temps les 3 doses du vaccin Diphterie-Tetanos-Coqueluche (DTC) est très variable (OMS). Cette couverture vaccinale faible, incomplète ou retardée devrait générer une augmentation de l’incidence de la maladie.

 

 

Projet ASIDE : surveillance et alertes sanitaires

Dans un contexte de mondialisation croissante des échanges, l’augmentation des flux internationaux de voyageurs et de marchandises favorise la propagation des maladies infectieuses. La révision en 2005 du Règlement sanitaire international (RSI), a mis en évidence la nécessité de bénéficier, au niveau mondial, d’un réseau d’alerte et de réponse performant, couvrant les maladies infectieuses mais également tout événement pouvant constituer une urgence de santé publique de portée internationale. Coordonné par l'Institut Pasteur, le projet ASIDE vise à renforcer les capacités en santé publique de 6 pays partenaires d'Afrique sub-saharienne et d'Asie du sud-est afin de mieux prévenir, détecter, signaler et répondre aux urgences sanitaires de portée internationale.

 

 

Projet SEAe : mieux comprendre et combattre l’encéphalite infectieuse de l’enfant 

Une approche intégrative pour mieux comprendre et combattre l’encéphalite infectieuse de l’enfant. Son objectif : réduire la morbidité associée à l’encéphalite en améliorant la prévention, le diagnostic et le traitement des patients.

 

 

Projet ECOMORE : Environnement et santé

Mieux comprendre l’impact environnemental des activités économiques humaines et leur lien possible avec l’émergence de maladies infectieuses en Asie du Sud-Est.
L’Asie du Sud-Est a connu ces dernières années un développement démographique et économique rapide, impliquant des transformations environnementales et d’importantes conséquences sanitaires. C’est dans ce contexte que l’Institut Pasteur a mis en œuvre entre 2013 et 2016, le projet ECOMORE (ECOsystem MOdification and emerging infectious diseases Risk Evaluation). 

 

 

Projet MediLabSecure : Préparation aux épidémies

Une approche "One Health" pour renforcer les capacités d'un réseau de laboratoires et améliorer la sécurité sanitaire face aux virus émergents dans 19 pays non communautaires du pourtour méditerranéen et de la mer Noire. 

 

 

Projet BIRDY : Infections néonatales et résistance aux antibiotiques

Documenter les infections néonatales et évaluer l’état de la résistance aux antibiotiques dans les pays à faibles revenus.
Le risque de décès par infection néo-natale est 10 fois plus important dans les pays à faibles revenus que dans les pays développés. Réduire cette mortalité fait partie des Objectifs du Développement Durable fixés par les Nations Unies. L’émergence de bactéries résistantes aux antibiotiques constitue une menace grandissante à la réalisation de cet objectif. A l’horizon 2050, la résistance aux antibiotiques pourrait entrainer jusqu’à 10 millions de décès supplémentaires par an, les enfants de moins de 5 ans étant en première ligne.

 
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