Ulcère de Buruli

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Une maladie tropicale négligée et un frein au développement

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Cause

L’agent infectieux responsable de l’ulcère de Buruli est la bactérie Mycobacterium ulcerans. Cette bactérie diffère des autres espèces du genre Mycobacterium par sa production d’un toxine appelée mycolactone. C’est cette toxine qui est à l’origine du pouvoir pathogène de la bactérie. Le mode de transmission de la maladie reste mal compris, mais on suppose que cette infection pourrait être transmise à la faveur de contacts entre peau lésée et eau contaminée, ou par piqûres d’insectes vecteurs.

Symptômes

L’ulcère de Buruli n’est pas une maladie mortelle. La bactérie se développe dans la peau, et la production de mycolactone entraine une ulcération des tissus environnants pouvant entrainer des lésions cutanées importantes et irréversibles. Ces ulcères sont indolores car la toxine possède des propriétés analgésiques et anti-inflammatoires.

Epidémiologie

On estime que quelques milliers de personnes sont touchés par an, mais ces chiffres sont vraisemblablement sous-estimés. La maladie sévit essentiellement en Afrique de l’Ouest, mais également en Amérique, Asie et dans le Pacifique occidental. Elle est considérée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une maladie tropicale négligée. L’OMS réalise des points tous les deux ans sur cette infection.

Le traitement

L’ulcère de Buruli se soigne par prise quotidienne d’une combinaison d’antibiotiques pendant 8 semaines, parfois accompagnée de greffe de peau pour les lésions étendues. Le traitement antibiotique est difficile à contrôler, et la chirurgie difficile à pratiquer dans les conditions de terrain. Les recherches pour améliorer le contrôle de l’Ulcère de Buruli se concentrent sur la compréhension du mode de transmission, la mise au point de tests de diagnostic précoce, l’identification de traitements plus efficaces et donc plus courts, et de vaccins.

A l’Institut Pasteur

L’unité d’Immunobiologie de l’infection dirigée par Caroline Demangel s’est spécialisée dans l’étude du rôle de la mycolactone dans la pathogénèse de l’ulcère de Buruli, et a élucidé le mécanisme moléculaire par lequel la mycolactone a des effets anti-inflammatoires, analgésiques et cytotoxiques. Les travaux actuels de cette unité visent à identifier des moyens thérapeutiques de bloquer l’action de la mycolactone, qui pourraient accélérer la guérison clinique des patients traités.

 


Juin 2021

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