Méningocoques et haemophilus influenzae

Activités du CNR des Méningocoques et haemophilus influenzae

  1. Méningocoques et haemophilus influenzae
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Avant tout envoi, consulter la rubrique " Envoyer un échantillon/une souche"

Toute demande au CNR doit être accompagnée des renseignements notamment cliniques, à mentionner sur la fiche de renseignement (PDF - 17 Ko) fournie par le CNR et devant accompagner l’échantillon.

ANALYSES

L’isolement du méningocoque à partir des prélèvements biologiques reste délicat à cause de la fragilité de ces bactéries, de la nécessité de conditions de transport et de conservation contraignantes ainsi que de l’antibiothérapie précoce de plus en plus pratiquée en cas de suspicion de méningococcie. Les méthodes moléculaires (PCR) permettent désormais un diagnostic, même en cas d’échec de la culture, avec indication du sérogroupe indispensable aux mesures prophylactiques. Le CNR des Méningocoques et haemophilus influenzae a mis au point une technique de PCR en temps réel de diagnostic direct sur produit pathologique permettant d’établir l’étiologie lorsque la culture a échoué. Cette technique est utilisable par tout laboratoire disposant des compétences et installations pour le diagnostic par PCR. Cette technique permet de détecter la présence de l’ADN du méningocoque et de déterminer les groupes (A, B, C, Y, W et X).

Diagnostic par PCR effectué par le CNR à la disposition des centres hospitaliers

Technique

Type

Prélèvement

Volume minimal de prélè-vement (si applicable)

 Modalité d’envoi

Tempé-rature d’envoi au CNRM

Cadre et délais de transmission des résultats

PCR diagnostic

Avant antibio-thérapie si possible. Mais pas après 15h du début de l’antibio-thérapie

LCS

 

Sang

 

Autres liquides normalement stériles  (liq articulaire, péricardique..)

 

Biopsie cutanée

200µl

 

2ml (tube EDTA)

 

200µl

 

 

 

Tube sec

Selon la réglementation en matière de risques infectieux

4°C ou T°C ambiante

1j si non diagnostiqué

Téléphone, Fax, email, courrier

 

3j si confirmation

Téléphone, Fax, email, courrier

 

EXPERTISES

Le typage complet des souches et prélèvements primaires est réalisé par une approche moléculaire selon les recommandations de l’ECDC.

Techniques utilisées 
- Pour N. meningitidis :

  •    Détermination du sérogroupe : A, B, C, Y, W et sérogroupes rares
  •    Amplification génique (PCR) à partir des prélèvements primaires des sites normalement stériles (Sang, liquide cérébrospinal (LCS), liquide articulaire, liquide péricardique..) en cas d’échec de la culture
  • Antibiogramme standardisé, techniques spécifiques aux Neisseria +CMI (concentration minimale inhibitrice) pénicilline G, amoxicilline, céfotaxime, rifampicine, ciprofloxacine
  •    Typages génétiques: MLST (Multilocus sequence typing), séquençage des régions variables VR1 et VR2 du gène porA et de la région variable du gène fetA.

Expertises effectuées par le CNR à la disposition des centres hospitaliers

Techniques

Type

prélèvement

Volume minimal de prélèvement (si applicable)

 Modalité d’envoi

Tempé-rature d’envoi au CNRM

Cadre et délais de transmission des résultats

Identification bactériologique des Neisseria et groupage

Identification conventionnelle

Culture pure sur milieu de transport VDK

NA

Selon la régle-mentation en matière de risques infectieux

T°C ambiante

3 j par courrier

Antibiogramme et CMI de référence

Neisseria meningitidis

Culture pure sur milieu de transport VDK

NA

Selon la régle-mentation en matière de risques infectieux

T°C ambiante

3 j par courrier

Multilocus sequence typing MLST

typage moléculaire

sur souches et prélèvements positifs à méningocoque

Souches

 

 

Prélèvements 

NA

 

 

Voir plus haut

Selon la régle-mentation en matière de risques infectieux

T°C ambiante

 

 

4°C ou T°C ambiante

2 semaines

Courrier + envoi électronique à la SPF

ECHEC VACCINAL

On parle d’échec vaccinal lors de la survenue d’une infection invasive à méningocoque chez un sujet vacciné. Différentes causes pouvant en être responsables, ces échecs doivent être inventoriés et répertoriés pour un bénéfice à la fois individuel et collectif. Nous avons élaboré avec la SPF un algorithme d’explorations à réaliser. Ces explorations sont intégrées dans la nouvelle circulaire de la Direction Générale de la Santé (INSTRUCTION N° DGS/RI1/2011/33 du 27 janvier 2011 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque).

Fiche de renseignements en cas d'échec vaccinal

Pour Neisseria sp.

  • Identification bactériologique approfondie (caractères biochimiques)
  •  Antibiogramme standardisé, pour la détermination de la concentration minimale inhibitrice (CMI ) de la pénicilline G, l’amoxicilline, la céfotaxime et la rifampicine.

Volume d’activité moyen
Environ 500 souches, dont plus de 75% sont isolées à partir du liquide cérébrospinal (LCS) et du sang, sont analysée chaque année au CNR et environ 450 prélèvements primaires (en majorité LCS et sang) . Elles sont envoyées essentiellement par des laboratoires hospitaliers (Centres Hospitaliers Universitaires - Centres Hospitaliers Régionaux ou Généraux) et par des laboratoires de biologie médicale.

SURVEILLANCE

Grâce à l’expertise des souches/prélèvements adressés par ses principaux laboratoires correspondants, et aux informations cliniques et épidémiologiques les accompagnant, le CNRM peut en lien avec la SPFcontribuer à :
- documenter les tendances spatiales et temporelles des souches isolées en France.
- documenter la distribution des souches en fonction de leur phénotypes et génotypes
- documenter la fréquence des souches ayant des résistances aux antibiotiques.
- détecter précocement l’augmentation anormale du nombre de cas au niveau national ou international et en particulier de clones épidémiques de N. meningitidis.
- alerter les autorités sanitaires (DGS et SPF) sur la survenue de cas groupés (regroupement de cas de même infection, dues à la même souche sans liens identifiés) et d’épidémies (filiation évidente entre les cas).
Peuvent être également envoyés aux laboratoires correspondants sur simple demande :
- des renseignements concernant essentiellement l’identification bactériologique,
- des références bibliographiques.

COLLECTION DE SOUCHES

Le CNRM dispose d’une collection de plus de 27 000 souches de Neisseria.
 

FORMATION

Le CNRM participe régulièrement aux formations organisées par SPF pour les acteurs de terrain sur l'épidémiologie moléculaire appliquée à la surveillance et au contrôle des maladies infectieuses. Le CNR répond favorablement à toute sollicitation de formation par les agences régionales de la santé (ARS) pour répondre aux interrogations pratiques des professionnels de la santé pour la gestion des cas d'infection invasive à méningocoque. Nous répondons également à toute demande d’intervention sur le terrain, soit pour l’investigation de cas groupés ou supposés tels, soit pour toute demande de formation. Des recommandations techniques sont également disponibles sur le site du CNR.

Le CNRM reçoit régulièrement des stagiaires de santé publique et participe activement à leur formation. Les travaux de recherche et les synthèses de travaux et d’expertises sont régulièrement publiés dans la presse scientifique et médicale et communiqués dans des congrès à l’échelle nationale et internationale.

COLLABORATIONS ET RÉSEAUX

 Nationaux
- Avec la SPF, les ARS et la DGS
- Le réseau de correspondants nationaux comporte plus de 700 laboratoires hospitaliers ou privés qui adressent les souches/prélèvements primaires pour confirmation et typage complet.

Internationaux
- Le CNRM participe à des études épidémiologiques à l'étranger, notamment en Afrique, en collaboration avec certains Instituts Pasteur du Réseau International et avec les autres Centres Collaborateurs OMS de Référence sur les méningocoques. 
- Le CNRM fait également partie d’un réseau Européen " European Monitoring Group on Meningococci " ou (EMGM) de surveillance des infections méningococciques en Europe. 
Au sein de ce réseau le rôle du CNRM de l'Institut Pasteur concerne plus particulièrement :
. la mise au point de méthodes rapides de diagnostic et typages directement sur produits pathologiques : PCR et séquences d'ADN.
. la surveillance de l'antibiosensibilité et standardisations des antibiogrammes.

Mis à jour le 12/01/2018

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