Méningocoques et haemophilus influenzae

La maladie - Recommandations CNR Méningocoques et haemophilus influenzae

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LA MALADIE

Méningites à méningocoques

Neisseria meningitidis est un agent majeur d'infections systémiques incluant deux formes majeures : les méningites (environ 30% des méningites bactériennes aigües) et des méningococcémies (septicémies) dont la forme la plus grave est le Purpura fulminans extensif. De nombreuses autres formes cliniques existent : bronchopulmonaires (qui doivent être distinguées du simple portage rhinopharyngé), génitales, articulaires, etc..

La transmission du méningocoque d'homme à homme se fait par la salive, le baiser et les gouttelettes de Flügge. L'incubation dure généralement 3 à 10 jours. Dans sa forme typique, l'atteinte méningée provoque un syndrome associant des maux de tête violents, des vomissements, et une raideur de la nuque. D'autres tableaux cliniques peuvent apparaître : purpura (avec risque de Purpura fulminans létal), troubles de la conscience ou syndrome confusionnel survenant dans un contexte fébrile, parfois avec des signes abdominaux aigus, surtout chez le nouveau-né et le nourrisson.

Dans les pays d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord, les infections dues aux méningocoques demeurent graves avec un taux de mortalité de 7,6%. Les cas sporadiques et de rares épidémies à Neisseria meningitidis ont une incidence de 0,7 à 4 cas pour 100 000 habitants et une recrudescence hiverno-printanière.
Ces infections, soumises à déclaration obligatoire, touchent quelque 400 personnes chaque année en France depuis 10 ans, avec un taux d’incidence entre 0,90 et 1,60 cas pour 100 000, et un taux de mortalité entre 8-10%, concernant surtout des enfants et des adolescents.
Les souches de sensibilité diminuée à la pénicilline G sont apparues en France en 1995, elles restent encore à l’heure actuelle à un niveau autorisant l’emploi de cet antibiotique (0,12 mg/l<CMI<1mg/l) mais imposant une surveillance constante.

Des formes épidémiques à N. meningitidis sont régulièrement observées dans la "ceinture de la méningite" (Niger, Burkina Faso, Sénégal, Mali, Tchad,…) en Afrique, avec une mortalité > 10% selon les données de l'O.M.S.

RECOMMANDATIONS AU PUBLIC

Voir l’instruction de la DGS
INSTRUCTION N° DGS/RI1/2011/33 du 27 janvier 2011 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque).

RECOMMANDATIONS AUX PROFESSIONNELS DE SANTÉ

Voir l’instruction de la DGS
INSTRUCTION N° DGS/RI1/2011/33 du 27 janvier 2011 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque).

Mis à jour le 12/01/2018

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