Cours

Rôles multiples de l’ARN

Mécanismes du vivant
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Ce cours théorique et pratique de deux semaines est orienté sur les méthodes pour étudier la synthèse, maturation et la dégradation d’une large variété de molécules d’ARN dans les cellules eucaryotes.

Informations pratiques

Institut Pasteur
17-28 février 2020
13 septembre 2019
En Français

Diplômes

Unité d'enseignement de Master 2 Université de Paris
Unité d'enseignement de Master 2 Sorbonne Université
Diplôme de l'Institut Pasteur

Après la mise en évidence de l'importance des ARNm, des ARNt, de l’épissage et des ARN catalytiques dans l’expression des gènes, la découverte de nouvelles classes d’ARN (miRNA, piRNA, CRISPR,…) a mis en lumière de nouveaux rôles majeurs pour les ARN en biologie cellulaire et a entrainé un regain d’intérêt important pour le domaine.

Des avancées récentes on révélés un rôle crucial des ARN dans la régulation de l’expression des gènes, aussi bien chez les procaryotes que chez les eucaryotes.

L’avènement du séquençage à haut débit et des puces à haute densité ont également permis de révéler l’existence d’une population complexe de transcrits non codants et de mécanismes sophistiqués de surveillance nucléaire et cytoplasmique. Il est maintenant clair que les organismes ont développes plusieurs niveaux de surveillance pour éliminer les transcrits indésirables, tels que des ARNm aberrant  ou des transcrits instables.

Nous proposons dans ce cours pratique d’explorer en détail les substrats et mécanismes  d’une voie majeure de dégradation des ARNs, dépendante de la traduction, le Nonsense Mediated mRNA Decay (NMD). Le NMD élimine les transcrits possédant un codon stop prématuré par des mécanismes encore mal caractérisés qui sont conservés de la levure à l’homme.

Les conférences seront données par des experts dans des domaines variés qui vont présenter les multiples rôles des ARN et les technologies spécifiques à leur étude.

La partie expérimentale met en œuvre des techniques ARN classiques (Northern blot et qRT-PCR) et moderne (RNAseq) avec Saccharomyces cerevisiae.

L’analyse de ces ARN est réalisée à l'échelle génomique avec le séquençage à haut débit. Les cibles mises en évidence sont validées par des méthodes classiques telles que la qRT-PCR et l'hybridation par la technique de Northern blot. Nous comparons des transcrits d’une souche sauvage et issus d’un mutant d’UPF1 qui est l'hélicase majeure dans le NMD, ou encore d'un mutant d'XRN1. L’analyse génomique des résultats permettra d'illustrer la diversité des cibles du NMD.

Des informations détaillées sur l'organisation du cours sont disponibles dans le programme qui peut être téléchargé; certaines conférences et travaux pratiques sont amenés à évoluer chaque année.

Les candidats doivent avoir de bonnes connaissances en génétique, biologie moléculaire et biochimie du niveau de la fin de première année de Master, ainsi qu’un niveau minimum (B1-B2) en français ET en anglais. Les candidatures sont sélectionnées et évaluées par le Comité du cours.

Plus d'informations

Directeurs

Claire Torchet

Sorbonne Université

 

Gwenaël Badis-Bréard

Unité de Génétique des interactions macromoléculaires

Institut Pasteur

Chef de travaux

 

 

Participants
16
Durée
2 semaines
Membres du comité de cours

G. Badis-Bréard (Institut Pasteur),

H. Becker (Sorbonne Université) ,

M.-C. Daugeron* (Université Paris Saclay),

M. Fromont-Racine (Institut Pasteur),

A. Jacquier (Institut Pasteur),

M. Lucas-Hourani (Institut Pasteur),

S. Malot (Institut Pasteur),

V. Ponticelli (Institut Pasteur),

M. Sala (Institut Pasteur),

C. Torchet (Sorbonne Université),

H. Waxin (Institut Pasteur),

A. Zider (Université de Paris).

* Representants des Universités

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