Infection et épidémiologie

Etudier les maladies infectieuses et réagir face à l’émergence de nouveaux agents pathogènes. C’est le but que se fixe le département Infection et épidémiologie, dont les recherches sont pluridisciplinaires.

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Le département Infection et épidémiologie fait appel à plusieurs disciplines pour comprendre les maladies infectieuses et réagir face aux nouveaux agents pathogènes qui émergent. Il étudie :

  • les pathogènes (bactérie, virus et parasites), et leur mode de transmission ;
  • les « réservoirs », espèces animales porteuses de ces pathogènes, et les vecteurs tels que les moustiques, responsables de leur transmission d’un hôte à un autre et de leur dissémination ;
  • l’interaction des pathogènes avec leur hôte (en particulier l’homme), et les stratégies développées pour échapper à la réponse immunitaire.

Ces recherches sont réalisées avec l’objectif final de développer de nouveaux vaccins  et des approches thérapeutiques.

Une participation active aux missions de santé publique

Conformément à la mission de santé publique que se fixe l’Institut Pasteur, le département est mobilisé dès qu’un agent pathogène déclenche une nouvelle épidémie. Le Département abrite en effet six centres nationaux de référence (CNR) et trois centres collaborateurs de l’Organisation mondiale de la santé - CCOMS (lien vers page CNR- CCOMS), reconnus pour leur expertise dans la surveillance de maladies infectieuses à risque.

Un agent pathogène peut parfois être inconnu et nécessiter la mise au point de nouveaux tests de diagnostic pour pouvoir l’identifier puis le combattre. C’est une des missions de la Cellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU).

Des thèmes de recherche variés et complémentaires

Les chercheurs du département étudient dans leur globalité les interactions entre les pathogènes - vecteurs - hôtes, et leurs travaux sont à l’interface de l’immunologie, la génétique, l’épidémiologie et la microbiologie.

Les travaux d’épidémiologie s’appuient notamment sur l’activité des CNR et des CCOMS, mais aussi sur des approches de modélisation mathématique qui permettent d’identifier les facteurs contribuant à la transmission d’agents pathogènes, tels que le virus Ebola ou le virus Zika. Ces travaux visent à anticiper les futures flambées épidémiques, ou encore à identifier le lien entre certains agents pathogènes et maladies, tel que le virus Zika et le syndrome de Guillain-Barré, récemment démontré en analysant des données de l’épidémie ayant sévi en Polynésie Française).

Une recherche en réseau international

Ces travaux sont menés dans le cadre de collaborations étroites avec des institutions du monde entier, notamment avec le Réseau international des instituts Pasteur (au Brésil pour le virus Zika, en Guinée pour le virus Ebola), renforçant ainsi la pertinence des résultats obtenus d’un point de vue clinique et en termes de santé publique.

Un axe fort en formation et enseignement

Le département Infection et épidémiologie participe à la formation des futurs scientifiques aux disciplines liées aux maladies infectieuses, en lien avec le centre d’enseignement, et des actions sont particulièrement menées pour former des chercheurs du réseau international des Instituts Pasteur. Une collaboration étroite avec le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), au sein de l’École Pasteur-Cnam de santé publique, propose un mastère spécialisé en santé publique. En matière d’enseignements numériques, des MOOCs sont proposés (concepts et méthodes en épidémiologie ; In the footsteps of Zika… approaching the unknown​).


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Marie-Lise Gougeon - Institut Pasteur
 

Marie-Lise Gougeon

Directrice du département Infection et épidémiologie

Notre département développe une recherche pluridisciplinaire internationale sur un vaste champ de maladies infectieuses. Nous sommes particulièrement impliqués dans l’étude de certains pathogènes  responsables de maladies émergentes, leur détection et leur surveillance, l’identification de stratégies d’échappement à l’immunité de l’hôte, et le développement de nouvelles thérapies. Nous interagissons étroitement avec les autorités de santé publique et notre implication est forte dans la formation des chercheurs de demain.

 

 

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