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Alphonse Laveran (1845-1922)

Premier prix Nobel français de médecine en 1907« pour ses travaux sur le rôle des protozoaires comme agents de maladies », Alphonse Laveran découvre notamment le parasite responsable du paludisme.

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Alphonse Laveran
PALUDISME

Avec Félix Mesnil, Alphonse Laveran fut l’un des pionniers de la parasitologie à l’Institut Pasteur.

Avant de rejoindre l’Institut Pasteur, il avait découvert à l’hôpital de Constantine, en 1880, ce qu’il pensait être l’agent du paludisme, un protozoaire infectant les globules rouges des malades. Il le décrit dans diverses publications de 1880 à 1882. Alphonse Laveran avait suivi le cours de microbiologie de l’Institut Pasteur en 1889. Cinq ans plus tard, il le rejoint en tant que chercheur bénévole.

De 1900 à 1903, Alphonse Laveran s’intéresse au rapport éventuel entre les moustiques anophèles et le paludisme. Il se rend en Corse et en Camargue pour y étudier ces moustiques et examine ceux qui lui sont adressés du monde entier. Il a l’idée qu’il pourrait exister un lien entre ces moustiques et la propagation du paludisme. D’autres scientifiques le démontreront et montreront également que le parasite suit un cycle chez cet insecte.

LEISHMANIOSES

En 1900, Laveran et Mesnil étudient les trypanosomes, agents de diverses épizooties et de maladies humaines comme la maladie du sommeil. Quatre ans plus tard, ils publient un traité sur ce sujet, qu’ils compléteront en 1912.

En 1903, les deux pasteuriens démontrent que le parasite responsable d’une fièvre sévissant en Inde, le Kala-azar, déjà observé par Sir William Boog Leisham, est un protozoaire nouveau, indépendant des trypanosomes et de l’hématozoaire du paludisme. Ils le nomment provisoirement Piroplasma donovani, en référence à Charles Donovan qui travaillait lui aussi sur la leishmaniose.

Pour ce parasite, Ronald Ross a créé le genre Leishmania ; il sera baptisé ensuite Leishmania donovani. Laveran dut surmonter le scepticisme de nombreux collègues.

Le bien-fondé de ses travaux sera reconnu et couronné par le prix Nobel en 1907, décerné « pour ses travaux sur le rôle des protozoaires comme agents de maladies ». Il affectera la quasi-totalité du montant de son prix au développement de locaux consacrés à la parasitologie à l’Institut Pasteur.

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