Avertissement : LE CENTRE MÉDICAL DE L’INSTITUT PASTEUR EST FERMÉ LE JEUDI 26 MAI 2022

LE CENTRE MÉ​DICAL DE L’INSTITUT PASTEUR (Centre de Vaccinations Internationales, Centre Antirabique et les Consultations) EST FERMÉ LE JEUDI 26 MAI
(veuillez appeler la permanence du Centre Antirabique de l’HIA Bégin au 01 43 98 48 38)

LE SERVICE DES CONSULTATIONS DE PATHOLOGIES INFECTIEUSES ET TROPICALES ET LE SERVICE D’ALLERGOLOGIE SONT FERMÉS LE VENDREDI 27 MAI et LE SAMEDI 28 MAI,

EXCEPTÉ​ LE CENTRE ANTIRABIQUE, OUVERT LE MATIN (DE 09H00 A 12H00) ET LE CENTRE DE VACCINATIONS INTERNATIONALES, OUVERT LE VENDREDI 27 MAI (DE 09H00 A 17H)

Aspergillose

|

L'Aspergillose pulmonaire invasive est la troisième cause d’infection fongique invasive en France.

Aidez-nous à faire avancer la recherche

Faites un don !

Aspergillose broncho-pulmonaire allergique

Cette maladie se présente comme un asthme résistant aux traitements habituels. Elle touche également les personnes atteintes de mucoviscidose.

 Le traitement est basé sur l’emploi de corticostéroïdes parfois en association à un traitement antifongique administré oralement.

Aspergillome

Le champignon peut se développer dans une cavité préexistant dans le poumon et résultant d’une maladie antérieure, telle que la tuberculose ou la sarcoïdose. Les spores germent dans cette cavité pour former une boule « mycélienne ». La maladie peut passer inaperçue, surtout dans les phases précoces. Perte de poids, toux chronique, fatigue, expectorations sanglantes peuvent être présents. Le traitement dépend de la taille des lésions et de leur localisation. Les hémoptysies (crachats de sang) sont un signe d’alarme peuvent conduire à la résection chirurgicale, quand celle-ci est possible.

Sinusite aspergillaire

Le champignon peut se développer dans les sinus. Chez les patients ayant un système immunitaire efficace, l’infection se traduit par des maux de tête chroniques et une obstruction nasale ; le drainage des sinus suffit généralement. Si les sinus sphénoïdaux sont atteints une intervention chirurgicale et un traitement antifongique sont nécessaires. Chez les patients au système immunitaire déficient (leucémie, greffe de moelle…), la sinusite aspergillaire est beaucoup plus grave et représente volontiers une forme invasive. Elle impose un traitement antifongique immédiat.

Aspergillose invasive

C’est la troisième cause d’infection fongique invasive en France. Principalement due à l’espèce Aspergillus fumigatus, elle touche les sujets immunodéprimés, en particulier les patients qui ont subi une greffe de moelle, les patients soumis à un traitement anticancéreux et neutropéniques de manière prolongée, à un traitement immunosuppresseur à la suite d’une greffe d’organe, les patients hospitalisés en réanimation en particulier pour une grippe grave ou une infection par COVID-19. Les symptômes sont fièvre, toux, douleurs thoraciques, hémoptysies, difficultés respiratoires.

Les moyens de diagnostic sont la culture, la détection d’antigènes ou ADN fongique particuliers (l’antigène galactomannane ou PCR Aspergillus) dans le sérum ou les prélèvements respiratoires profonds et l’aspect des lésions thoraciques à l’examen scannographique. La mise en route du traitement antifongique doit être précoce.

Un traitement antifongique par voriconazole ou isavuconazole est débuté en urgence ; l’émergence d’Aspergillus résistants à ces molécules azolés est un problème émergent dans certains pays en rapport avec l’utilisation large d’azoles dans l’agriculture. Ce phénomène reste actuellement limité en France pour les infections invasives.

A l’Institut Pasteur

L'unité de Mycologie Moléculaire (dirigée par Françoise Dromer), également Centre National de Référence Mycologie et Antifongiques (CNR), dirigé par Françoise Dromer, a participé à de grandes études multicentriques internationales sur les critères de définitions des aspergilloses invasives et sur le traitement de ces infections. Il est chargé, au travers d’un réseau de laboratoires hospitaliers, de la surveillance des infections fongiques invasives dont les aspergilloses.

L'unité de Mycologie Moléculaire développe également des projets pour comprendre les moyens de défense immunitaire, en particulier les facteurs solubles présents dans les alvéoles pulmonaires permettant à l'homme de lutter contre le développement de ces champignons. Les chercheurs analysent ainsi la façon dont ces facteurs interagissent avec les sucres caractéristiques de la paroi des champignons pour développer de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques.

A.fumigatus se développe préférentiellement à des températures élevées qui correspondent à une forte fièvre chez l’Homme. Cette propriété participe à la pathogénécité de cet organisme. Le groupe G5 Epigénomique fongique  dirigée par Eugene Gladyshev cherche à comprendre les mécanismes moléculaires qui permettent à A. fumigatus de s’adapter aux hautes températures. Ainsi, cette équipe, en collaboration avec l’unité Régulation spatiale des génomes  de l’’Institut Pasteur, a observé que l’organisation tri-dimensionelle du génome d’A. fumigatus était plus ordonnée à des températures de comprises entre 37C et 55C qu’à 20C.


Juin 2021

Retour en haut