Virus des infections respiratoires (dont la grippe)

Missions du CNR des virus des infections respiratoires (dont la grippe)

  1. Virus des infections respiratoires (dont la grippe)
  2. Missions du CNR des virus des infections respiratoires (dont la grippe)

Dans le cadre des missions définies par l’arrêté du 7 mars 2017 (fixant les modalités de désignation et les missions des CNR), le CNR virus des infections respiratoires (dont la grippe) est désigné par le Ministère en charge de la Santé, et plus particulièrement par la Direction Générale de la Santé (DGS) et par Santé Publique France (SPF)​, pour apporter une expertise en priorité sur les virus de la grippe et sur le VRS, mais également sur les principaux virus respiratoires responsables de syndromes grippaux pouvant constituer des diagnostics différentiels de la grippe (virus parainfluenzae, métapneumovirus, adénovirus, rhinovirus, …).

Les missions spécifiques du CNR, telles que définies au cahier des charges de l’appel à candidature (Décret n° 2016-806  du 16 juin 2016 fixant le cahier des charges des centres nationaux de référence pour la lutte contre les maladies transmissibles) sont :

1.         Expertise :

  • en conservant et en développant la collection de souches de virus grippaux et de VRS ;
  • en développant et en diffusant les techniques de diagnostic et d’identification des virus influenzae, VRS et des principaux autres virus respiratoires ;
  • en caractérisant les souches de virus grippal et de VRS adressées au CNR ;
  • en contribuant à l’identification et à la surveillance des souches de virus grippaux et le cas échéant de VRS résistantes aux antiviraux ;
  • en maintenant les capacités de culture cellulaire sur différentes lignées ;
  • en développant ou en validant des techniques de diagnostic multiplex et en évaluant leur intérêt dans la surveillance ;
  • en diffusant, le cas échéant, les techniques de diagnostic multiplex au sein d’un réseau de laboratoires hospitaliers ;
  • en étudiant l’adéquation de la composition du vaccin contre la grippe  au regard des souches virales circulantes ;
  • en analysant et en sélectionnant les souches de virus grippal les plus pertinentes pour les envoyer vers les centres mondiaux de référence de l’OMS ;
  • en disposant d’un accès, en tant que de besoin, à un laboratoire de haute sécurité (BSL 3) ;
  • en acquérant ou en maintenant une expertise sur le coronavirus (technique diagnostique, caractérisation du virus, etc.) et en développant cette expertise sur les autres virus respiratoires émergents, le cas échéant.

2.   Conseil :

  • en apportant à l’agence nationale de santé publique et aux instances d’expertise public (HCSP, DGS, Anses, etc.) son expertise dans le domaine de la prévention et du contrôle de la grippe, du coronavirus, du VRS et plus largement des virus à tropisme respiratoire responsables de syndromes grippaux ;
  • en contribuant aux travaux de préparation à une pandémie de la Direction Générale de la Santé.

3.   Contribuer à la surveillance épidémiologique, en lien avec l’agence nationale de santé publique

  • en contribuant à la surveillance virologique du virus grippal et du VRS (détection des premiers virus sur le territoire et évolution hebdomadaire du nombre et des caractéristiques des souches circulantes) en lien avec les structures concernées (réseaux de médecins et d’établissements hospitaliers) ;
  • en animant un réseau de laboratoires hospitaliers capables de mettre en œuvre les techniques de sous-typage des virus de la grippe ;
  • en assurant la disponibilité de données de typage des virus responsables de cas graves ;
  • en réalisant des analyses génomiques des virus responsables de cas graves ;
  • en actualisant de façon pluri-hebdomadaire la base de données de la surveillance en médecine de ville avec les données virologiques concernant le virus grippal et le VRS ;
  • en fournissant chaque semaine en amont des réunions hebdomadaires de surveillance de la grippe, un bilan virologique issu de la surveillance en ville et à l’hôpital et intégrant, le cas échéant, des informations sur les principaux autres virus respiratoires circulants ;
  • en participant, durant la période de surveillance virologique de la grippe aux réunions hebdomadaires d’analyse de la situation ;
  • en contribuant aux surveillances européennes et internationales en fournissant les données virologiques françaises sur les virus grippaux et le cas échéant le VRS, selon les procédures en vigueur ;
  • en mettant en place une surveillance virologique adaptée en cas de menace pandémique grippale et en développant des outils de diagnostic adaptés (PCR, tests sérologiques…) ;
  • en contribuant à la surveillance des souches grippales chez l’animal, en particulier aviaires et en collaborant avec des laboratoires experts dans le domaine de la surveillance des virus grippaux aviaires (LNR) ;
  • en contribuant à la surveillance virologique du coronavirus, de la grippe aviaire ou autres émergences virales respiratoires (confirmation des cas possibles de coronavirus, de grippe aviaire ou d’autres émergences virales respiratoires, mise au point, validation et diffusion des techniques).  

4.   Contribution à l’alerte :

  • en signalant à l’agence nationale de santé publique tout événement inhabituel (mutation, émergence d’une nouvelle souche, apparition de résistance aux antiviraux, formes cliniques inhabituelles, etc.) ;
  • en répondant aux demandes d’informations complémentaires de l’agence nationale de santé publique concernant les caractéristiques virologiques des virus respiratoires circulant.

     

INTÉRÊT POUR LA SANTÉ PUBLIQUE

Dans le cadre de sa mission de santé publique, le CNR participe à la surveillance virologique de la circulation des virus grippaux et autres virus respiratoires responsables de syndromes grippaux ou d’Infections Respiratoires Aigües (IRA) en France dans la population et en milieu hospitalier. Ils assurent également le suivi en termes d’ampleur et d’impact des épidémies de grippe saisonnière ou liées à d’autres virus respiratoires tels que le Virus Respiratoire Syncytial (VRS) ou les rhinovirus humains. La détection des premiers virus grippaux en métropole permet de donner l’alerte auprès des autorités de santé (SPF et DGS).

Le CNR a également pour mission d’assurer l’identification et la caractérisation antigénique et génétique des virus grippaux responsables des épidémies annuelles afin notamment d’évaluer l’adéquation de la composition vaccinale avec les virus grippaux circulants ainsi que d’apprécier l’évolution de la résistance naturelle ou acquise post traitement aux antiviraux.

Par ailleurs, dans le contexte de risque pandémique lié à la survenue de cas d’infection zoonotique par des virus grippaux d’origine animale tels que les virus de grippe aviaire A(H5N1) ou A(H7N9), le CNR effectue l’analyse virologique des prélèvements en cas de suspicion d’infection zoonotique. Le cas échéant, en cas de diagnostic positif de virus de grippe animale, il a en charge d’en réaliser l’isolement et de caractériser la souche virale en cause.


Mis à jour le 17/10/2018

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