Biologie cellulaire et infection

Disséquer les rouages intimes des microbes et des cellules est au cœur des recherches menées dans le département Biologie cellulaire et infection. Les scientifiques de ce département de recherche veulent élucider le fonctionnement normal et pathologique des cellules et les interactions entre les agents infectieux et leurs hôtes (l’homme), à la fois en décryptant les mécanismes qui régissent mais aussi en comprenant les conséquences de ces interactions au niveau des tissus, des organes puis de l’organisme entier. La compréhension de ces phénomènes constitue un point clé pour combattre des pathologies.

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Le département Biologie cellulaire et infection décrypte les rouages intimes des microbes et des cellules. La compréhension de ces phénomènes constitue un point clé pour combattre de nombreuses pathologies. Les travaux de recherche du département touchent ainsi à des domaines de santé variés :

  • Les infections : Chlamydioses et d’autres maladies sexuellement transmissibles, chikungunya, méningites, shigelloses, salmonelloses, tuberculose, listériose etc. Certains travaux s’effectuent ainsi en lien avec les départements Virologie, Infection et épidémiologie.
  • Les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson et prions), souvent dues à une protéine « infectieuse » qui forme des agrégats sur des cellules du cerveau et entraine un dysfonctionnement voire une dégénérescence progressive des neurones.
  • Les cancers : il s’agit ici d’étudier les processus biologiques qui expliquent à la fois le processus normal de division cellulaire et de migration jusqu’à comprendre les mécanismes de prolifération cancéreuse, l’invasion des cancers au niveau cellulaire, et leur dissémination dans l’organisme. Ces travaux coïncident souvent avec l’étude de la sénescence cellulaire et des mécanismes du vieillissement.
  • Le microbiote, autrefois appelé flore bactérienne, en lien avec de nombreux problèmes de santé est également étudié.

De nombreuses études impliquent le concours du département Génomes et Génétique, pour creuser le volet génomique, ou celui du département Immunologie, lorsqu’il s’agit d’étudier la réponse immunitaire au niveau de la cellule.

Des technologies de pointe

L’étude de tous ces phénomènes biologiques au niveau cellulaire nécessite de bénéficier de technologies d’observation fines et des compétences humaines à la pointe de l’art pour en analyser les résultats. Le département développe ainsi :

  • des modèles in vitro pour étudier les maladies, notamment des modèles de cultures cellulaires et organes en microfluidique en lien avec le Centre d’innovation et recherche technologique (Citech).
  • des techniques d’imagerie, des instruments derniers cris pour observer l’infiniment petit (avec l’Ultrapole ou l’Imagopole, par exemple), et des moyens d’analyse de ces images via des algorithmes développés par les ingénieurs du département.
  • des outils de génomique et protéomique pour comprendre comment en quoi, en modifiant tel ou tel critère de la bactérie, on peut changer le « comportement » de la bactérie elle-même ou la réaction de l’organisme à l’infection.
  • enfin, des approches développés par des physiciens et des mathématiciens qui travaillent avec les biologistes du département et contribuent à donner une dimension quantitative aux processus biologiques étudiés en laboratoire.

 

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Chiara Zurzolo - Institut Pasteur
 

Chiara Zurzolo, Directrice du département Biologie cellulaire et infection

Nous avons tant à découvrir sur les cellules, leur fonctionnement et leur réponse aux pathologies dans l’ensemble de l’organisme… La force de notre département est d’avoir un vivier de talents, jeune et international. Grâce au travail de ces chercheurs et ingénieurs, les progrès technologiques nous offrent de nouveaux moyens pour répondre aux questions biologiques fondamentales soulevées par nos recherches. Ces progrès sont essentiels à la lutte contre les maladies.

 

 

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