Réparer le cerveau ?
Et si notre cerveau pouvait se réparer tout seul ?
Ce rêve est encore hors de portée pour l’humain… Mais chez un petit poisson tropical, le poisson‑zèbre, c’est déjà une réalité !
À l’Institut Pasteur, Nicolas Dray, chercheur dans l’unité Neurogénétique du poisson‑zèbre dirigée par Laure Bally‑Cuif, étudie ce phénomène fascinant : le cerveau du poisson‑zèbre est capable de se régénérer intégralement après une lésion, en seulement quelques semaines.
Chez ce poisson, les cellules souches neurales recouvrent tout le cerveau et produisent de nouveaux neurones en continu.
Chez l’humain, ces cellules existent aussi, mais uniquement dans une petite région appelée hippocampe – et elles s’endorment au fil du temps.
Grâce à la microscopie et à l’intelligence artificielle, l’équipe de Laure Bally‑Cuif déchiffre les mécanismes qui permettent aux cellules de rester actives chez le poisson, dans l’espoir d’apprendre à réveiller nos propres cellules souches pour réparer les cerveaux endommagés ou vieillissants.
Crédits microscopie : toute l’équipe de l’unité Neurogénétique du poisson‑zèbre
Crédit photo poisson‑zèbre : François Gardy / Institut Pasteur

