Paris, le 15 mai 2026. Les équipes de l’Institut Pasteur ont réalisé le séquençage complet de la souche de l’hantavirus détectée dans un prélèvement sanguin de la passagère française testée positive après son voyage à bord du navire MV Hondius.
Les analyses génomiques confirment que la séquence virale obtenue est identique aux souches du virus Andes détectées chez les autres cas positifs identifiés à bord du bateau. Ces séquences sont très proches des souches du virus Andes connues circulant dans le sud de l’Amérique latine. Aucun élément ne suggère à ce stade l’émergence d’un variant particulier présentant des caractéristiques nouvelles. Le travail d’analyse se poursuit.
« D'une manière générale, toutes les séquences du virus Andes en Amérique du Sud présentent une identité nucléotidique supérieure à 95%. Celles des patients du bateau sont identiques entre elles et très proches de certaines souches du virus Andes circulant en Amérique du Sud, et notamment identifiées chez les rongeurs, de l’ordre de 97%. Les 3% de variations correspondent au bruit des variations naturelles du virus qui circule depuis longtemps, et celles-ci ne semblent pas avoir d'impact sur les caractéristiques de la souche détectée parmi les voyageurs du bateau » confirme Jean-Claude Manuguerra, responsable de l’unité Environnement et Risque Infectieux (ERI), de la Cellule d’Intervention Biologique d’Urgence (CIBU) et responsable adjoint du Centre National de Référence (CNR) Hantavirus.
Les investigations virologiques menées conjointement par le CNR Hantavirus et la CIBU à l’Institut Pasteur permettent ainsi de confirmer qu’il s’agit bien d’un virus d’origine sud-américaine déjà répertorié.
L’Institut Pasteur reste en lien avec les autorités sanitaires françaises et ses partenaires internationaux afin de suivre l’évolution de la situation épidémiologique.


