Avertissement : LE CENTRE MÉDICAL DE L’INSTITUT PASTEUR SERA FERMÉ LES SAMEDI 11, LUNDI 13 ET MARDI 14 JUILLET 2020

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SRAS

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En 2003 plus de 8000 cas et près de 800 morts

L’OMS considère que le taux de létalité global est de 15 % ; il peut dépasser 50 % chez les personnes de plus de 65 ans

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Cause

Le SRAS est une maladie infectieuse causée par un virus appartenant à la famille des coronavirus, le Sars-CoV. Le réservoir animal du coronavirus du SRAS a été identifié comme étant une chauve-souris insectivore. L’hôte intermédiaire qui a permis le passage du virus à l’homme est la civette palmiste masquée, animal sauvage vendu sur les marchés et consommé au sud de la Chine.

Symptômes et épidémiologie

Le SRAS, au départ nommé pneumopathie atypique, est caractérisé par une fièvre élevée (>38°C), associée à un ou plusieurs symptômes respiratoires : toux sèche, essoufflement, difficultés respiratoires. D’autres symptômes peuvent être constatés comme des maux de tête, des douleurs musculaires, des diarrhées et un malaise général. La durée d’incubation ne dépasse généralement pas 10 jours. L’OMS considère que le taux de létalité global est de 15 % et peut dépasser 50 % chez les personnes de plus de 65 ans.

Une transmission principale par voie aérienne 

Le SRAS s’est vite avéré être transmis d’homme à homme par l’air, probablement par des gouttelettes de salive contaminées. Il s’est rapidement propagé au niveau mondial à la faveur des transports aériens, les flambées les plus importantes s’étant concentrées dans les plaques tournantes aéroportuaires ou dans des zones à fortes densités de population. L’épidémie survenue dans un groupe d’immeubles (Amoy Gardens) à Hong Kong, où 66 % des malades étaient atteints de diarrhées contre 2 à 7 % habituellement, a soulevé la possibilité d’une transmission locale par le système d’évacuation des égouts. D’autres modes de transmission sont probables, par des objets contaminés par exemple.

Un nouveau virus identifié

Le réseau international des laboratoires (dont le Centre Collaborateur de l’OMS pour la Recherche et la Référence sur les Virus Grippaux et les Autres Virus Respiratoires, au sein de l’Unité de Génétique Moléculaire des Virus Respiratoires à l’Institut Pasteur) chargés par l’OMS de rechercher l’agent causal du SRAS et de mettre au point un test diagnostique a découvert un virus totalement inconnu des scientifiques. Il s’agit d’un virus appartement à la famille des coronavirus dont les propriétés n’avaient jamais été observées auparavant. Habituellement, les coronavirus sont à l’origine chez l’homme de rhumes sans gravité.
En 2002, un premier coronavirus SARS-CoV-1 a émergé en Chine, responsable d’une épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS en français, SARS en anglais).

A l’Institut Pasteur 

Pour faire face à cette épidémie, les équipes de l’Institut Pasteur se sont mobilisées, en proposant plusieurs stratégies vaccinales, dont un candidat-vaccin basé sur la « plateforme du vaccin contre la rougeole » (le vaccin contre la rougeole peut être recombiné et utilisé comme un véhicule pour induire une réponse immunitaire contre d’autres agents pathogènes, ici SARS-CoV-1).
En 2004, ce candidat-vaccin contre SARS-CoV-1 a fait l’objet d’une déclaration d’invention (DI). Ce candidat-vaccin contre SARS-CoV-1 n’a pas été expérimenté chez l’homme car, quand il était prêt, l’épidémie était heureusement terminée, et il n’y avait plus de patients sur lesquels proposer de le tester.

Le savoir-faire développé en 2003 contre SARS-CoV-1, et le candidat-vaccin breveté en 2004, sont actuellement appliqués par les scientifiques concernés pour un projet en cours de vaccin potentiel contre SARS-CoV-2 (responsable de Covid-19), notamment en utilisant la plateforme rougeole.

Depuis 130 ans, L’Institut Pasteur, dont l’une des missions principales est la lutte contre les maladies infectieuses fait partie des acteurs principaux qui tente d’endiguer les épidémies qui continuent d’émerger.

 


Avril 2020

 

Les équipes à l’Institut Pasteur mobilisées sur le sujet

Entités de recherche

Cellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU)

dirigée par Jean-Claude Manuguerra

Unité de génétique moléculaire des virus ARN (PDF)

dirigée par Sylvie Van Der Werf

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