La Fondation Bettencourt Schueller et l’Institut Pasteur ont présenté les équipes de trois chercheuses exceptionnelles en sciences de la vie, lauréates du programme Impulscience® : Camille Berthelot, Elisa Gomez Perdiguero et Simonetta Gribaldo. Ces trois laboratoires au cœur de l’Institut Pasteur à Paris, renforcés et équipés grâce au soutien de la Fondation Bettencourt Schueller, permettent aux trois scientifiques et à leurs équipes de mener leurs travaux dans les meilleures conditions, chacune dans leur domaine : régénération des cellules utérines, développement embryonnaire et évolution génétique des bactéries. Les deux institutions réaffirment ainsi un engagement commun en faveur d’une recherche fondamentale libre, ambitieuse et inscrite dans le temps long afin de faire émerger les grandes avancées médicales de demain.
Des espaces dédiés au travail scientifique, symboles d’un engagement durable et partagé de la Fondation Bettencourt Schueller et de l’Institut Pasteur pour la recherche fondamentale
Le 6 mai dernier, la Fondation Bettencourt Schueller, représentée par sa directrice générale Sylvie Corréard, et Yasmine Belkaïd, directrice générale de l’Institut Pasteur, ont réaffirmé l’importance de leur collaboration en faveur de trois chercheuses en sciences de la vie particulièrement prometteuses, soutenues dans le cadre du programme Impulscience®.
« À travers ce soutien ambitieux, la Fondation permet à la recherche d’avancer là où les besoins sont immenses : santé des femmes, origines des maladies, résistance aux antimicrobiens. Autant de champs essentiels pour préparer les grandes avancées médicales de demain » affirme Yasmine Belkaïd, directrice générale de l’Institut Pasteur.
Cette rencontre s’inscrit dans une relation de longue date entre la Fondation Bettencourt Schueller et l’Institut Pasteur, nourrie de leur volonté commune de développer une recherche audacieuse, capable d’explorer des territoires scientifiques encore peu investis mais essentiels pour comprendre le vivant et améliorer durablement la santé humaine. Au fil des années, cette relation s’est concrétisée à travers plusieurs initiatives majeures, comme la création en 2017 de la chaire « Autisme et cerveau social », portée par le professeur Thomas Bourgeron, dont les travaux visent à mieux comprendre les causes génétiques des troubles du spectre autistique.
Trois chercheuses à l’avant-garde des grands défis scientifiques et médicaux de demain
Les trois laboratoires sont ceux de Camille Berthelot, Elisa Gomez Perdiguero et Simonetta Gribaldo, toutes trois lauréates du programme Impulscience® de la Fondation Bettencourt Schueller, qui soutient des chercheurs en France, porteurs de projets de recherche fondamentale particulièrement innovants. La dotation de 2,3 millions d’euros sur cinq ans, dont chacune bénéficie, a permis notamment de financer la rénovation et l’équipement de ces nouveaux espaces de travail. Grâce à ce soutien unique en son genre dans le paysage académique français, elles pourront poursuivre leurs recherches à l’Institut Pasteur dans les meilleures conditions humaines et matérielles pendant cinq ans.
Sylvie Corréard, directrice générale de la Fondation Bettencourt Schueller déclare : « C’est une fierté d’inaugurer ces laboratoires avec l’Institut Pasteur et d’accompagner trois chercheuses exceptionnelles. Le programme Impulscience® soutient des talents qui explorent des questions scientifiques novatrices, en lien direct avec des enjeux de santé majeurs. La Fondation croit profondément que le temps long, la liberté et la confiance sont des conditions essentielles pour ouvrir de nouvelles voies de connaissance et d’innovation. »
Toutes trois expérimentées, à la tête d’une équipe de recherche, elles reçoivent le soutien de la Fondation à un moment charnière dans la carrière, où leurs choix scientifiques peuvent durablement orienter des trajectoires de recherche et ouvrir de nouveaux champs d’investigation. En intervenant en milieu de carrière et en offrant un engagement dans le temps long, le programme Impulscience® répond à un enjeu stratégique pour la recherche : sécuriser des projets ambitieux souvent difficilement compatibles avec les temporalités des financements traditionnels.

De gauche à droite : Simonetta Gribaldo, Sylvie Corréard, DG de la Fondation Bettencourt Schueller, Camille Berthelot et Elisa Gomez Perdiguero lors de la visite de leurs laboratoires à l’Institut Pasteur le mercredi 6 mai.

Camille Berthelot étudie un phénomène encore peu exploré : la capacité du tissu utérin à se régénérer tout au long de la vie reproductive et les variations de ce mécanisme selon les espèces. En comparant les processus cellulaires et génétiques à l’œuvre chez différents mammifères, son équipe cherche à comprendre comment l’utérus a évolué pour concilier reproduction, régénération et santé. Ces travaux pourraient notamment permettre de mieux comprendre certaines pathologies féminines comme l’endométriose.
Lauréate Impulscience® 2025, son projet a débuté le 1er avril 2026. Le financement permettra notamment de renforcer son équipe avec l’arrivée prochaine d’une personne recrutée dans le cadre du programme.
Photo © Alexandre Darmon / Art in Research

Les recherches d’Elisa Gomez Perdiguero portent sur l’hématopoïèse embryonnaire, le système à l’origine de la production des cellules sanguines et immunitaires durant la vie fœtale. Son équipe cherche à comprendre comment certaines perturbations de ce système au cours du développement embryonnaire peuvent être associées à des maladies pédiatriques.
Grâce au soutien d’Impulscience®, son laboratoire dispose désormais d’un espace entièrement dédié à la culture cellulaire, équipé notamment de hottes, d’incubateurs et d’un microscope. Ces nouvelles installations permettront d’étudier les cellules progénitrices des macrophages dans différentes conditions, notamment en environnement faiblement oxygéné.
Photo © Alexandre Darmon / Art in Research

Simonetta Gribaldo s’intéresse à l’évolution de l’enveloppe bactérienne, cette barrière qui permet aux bactéries de survivre et d’interagir avec leur environnement. Ses travaux montrent que les premières bactéries possédaient deux membranes et que certaines ont évolué en n’en conservant qu’une. Son équipe cherche aujourd’hui à comprendre les mécanismes génétiques à l’origine de cette transition évolutive.
Le programme Impulscience® a permis à son laboratoire de franchir plusieurs défis techniques majeurs. Son équipe peut désormais manipuler des bactéries anaérobies (vivant en absence d’oxygène) grâce à l’acquisition d’équipements spécialisés. Un microscope a également été adapté afin d’observer ces bactéries en temps réel sur plusieurs heures. Les premiers tests d’imagerie obtenus sont prometteurs et ouvrent la voie aux volets les plus ambitieux du projet de recherche.
Photo © Alexandre Darmon / Art in Research


