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Combattre les maladies infectieuses et la résistance aux médicaments anti-infectieux (antibiotiques, antiviraux, antifongiques, antiparasitaires).
Les maladies infectieuses et l’antibiorésistance constituent l’une des plus grandes menaces sanitaires mondiales.
Les maladies infectieuses restent parmi les principales causes de décès dans le monde : elles sont responsables d’environ 15 millions de victimes chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
1 milliard d’infections de maladies négligées provoquées chaque année.
Malgré des progrès remarquables, le VIH/sida (630 000 décès, 39 millions de personnes infectées), la tuberculose (1,3 million de décès, 10 millions de nouveaux cas en 2022) et le paludisme (619 000 décès, 247 millions de cas en 2022) continuent de frapper durement l’humanité.
Dans le même temps, les maladies négligées provoquent 1 milliard d’infections chaque année. Par maladies négligées, on entend les affections qui sévissent principalement dans les zones tropicales, au sein des communautés pauvres, dues à différents agents pathogènes (virus, bactéries, parasites, champignons ou toxines) et ayant des conséquences sanitaires, sociales et économiques lourdes : ulcère de Buruli, maladie de Chagas, dengue et chikungunya, trypanosomiase humaine africaine, leishmaniose, lèpre, rage, etc.
Situation tout aussi alarmante, l’antibiorésistance cause déjà 1,27 million de décès par an et pourrait en causer 39 millions d’ici à 2050.
Notre objectif, à l’Institut Pasteur, est d’identifier, de comprendre et de surveiller les pathogènes responsables de ces maladies, tout en contribuant au développement de traitements et de vaccins innovants susceptibles de les enrayer.
Comprendre et répondre à l’impact des changements climatiques et des transitions écologiques sur la santé et les maladies.
L'OMS estime qu'entre 2030 et 2050, le changement climatique pourrait entraîner 250 000 décès supplémentaires par an liés à la malnutrition, au paludisme, à la diarrhée et au stress thermique, avec des coûts économiques estimés à 24 milliards d'euros par an.
700 000 décès par an provoqués par les maladies à transmission vectorielle.
Les maladies à transmission vectorielle – transmises par les vecteurs comme les moustiques, les tiques ou les mouches – causent déjà plus de 700 000 décès par an, et environ 80 % de la population mondiale est actuellement exposée au risque de contracter une ou plusieurs de ces maladies. Le moustique tigre (Aedes albopictus), autrefois confiné aux régions tropicales, a migré vers les climats tempérés, augmentant le risque de transmission de maladies en Europe et en Amérique du Nord. Son taux de reproduction a augmenté de 40 % depuis les années 1950-1960.
Le dérèglement climatique exacerbe également la perturbation des écosystèmes, facilitant la transmission à l’humain de maladies jusqu’alors limitées aux animaux ; d’ici à 2070, au moins 4 000 nouveaux franchissements de barrières entre espèces sont prévus dans le monde, ce qui provoquera nécessairement de futures épidémies.
Face aux impacts du dérèglement climatique et aux risques induits par les bouleversements écologiques, nous avons pour objectif de comprendre et d’atténuer les effets de ces deux phénomènes sur la santé humaine.
Étudier et agir sur les mécanismes sous-jacents des maladies chroniques graves et de l’inflammation.
Les maladies inflammatoires chroniques et les maladies non transmissibles se multiplient à un rythme alarmant au sein de nos sociétés (cancers, maladies neurodégénératives, diabète, hypertension, etc.).
35 millions de nouveaux cas de cancers seront diagnostiqués d'ici à 2030.
Selon l'OMS, d’ici à 2050, 50 % de la population mondiale pourrait souffrir d'asthme ou d'allergies. Le fardeau du cancer continue de s’alourdir à l’échelle mondiale ; il est déjà la deuxième cause de décès dans le monde, avec près de 10 millions de décès en 2020 (un décès sur six). Et son incidence va exploser dans les prochaines années. On estime ainsi que 35 millions de nouveaux cas de cancers seront diagnostiqués d'ici à 2030, soit une augmentation de 77% par rapport à 2022. Et, selon The Lancet, presque deux fois plus de personnes devraient décéder d’un cancer d'ici à 2050.
Ces maladies sont en partie liées à des facteurs environnementaux, nutritionnels ou infectieux qui perturbent durablement l'homéostasie de l'organisme, créant des « cicatrices tissulaires » qui augmentent la vulnérabilité à des pathologies graves. L’Institut Pasteur étudie les mécanismes sous-jacents des maladies non transmissibles et de l’inflammation. Notre volonté est de comprendre l’origine de ces maladies pour mieux les prévenir et mieux les soigner.
Explorer la physiologie et les réponses immunitaires aux stades clés de la vie.
Nos scientifiques explorent la physiologie et les réponses immunitaires aux stades clés de la vie : le développement précoce (en se concentrant sur la relation mère-enfant), ainsi que le vieillissement. Toute perturbation de la relation mère-enfant et du microbiome est associée à une augmentation des cas d’asthme, d’eczéma, d’obésité, de diabète et de troubles cognitifs.
À l’autre extrémité de la pyramide des âges, l’OMS prévoit que la population âgée de 60 ans et plus va presque doubler entre 2000 et 2050. Comprendre comment le système immunitaire évolue avec l’âge (en devenant moins réactif aux vaccins, plus sujet à l’inflammation chronique, moins capable de lutter contre les infections) est essentiel pour élaborer des traitements adaptés aux populations âgées.
Notre volonté est de développer des approches préventives et thérapeutiques adaptées à ces stades particulièrement vulnérables de la vie.
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