Department of Global Health
The department develops multidisciplinary approaches aimed at meeting the world's public health challenges for infectious diseases and antimicrobial resistance. Activities focus on epidemic, pathogen and emerging disease surveillance. The scientists work closely with teams from the Global South (including the Pasteur Network) and other international partners on every continent. Many projects follow the One Health approach that recognizes the interconnectedness of human, animal and environmental health. The department’s areas of expertise lie at the interface of epidemiology, mathematical modeling, genomic and molecular analysis, pathophysiology, medical anthropology, health surveillance, and ecology. The department houses National Reference Centers, WHO Collaborating Centers and European reference laboratories for public health.
Our main recent publications
The impact of variants and circumstances of infection on the COVID-19 incubation period
The ComCor study investigates the circumstances of SARS-CoV-2 infection. Using data from 20,000 individuals who had a single encounter with an infected person, scientists discovered that the COVID-19 incubation period was one day shorter for Omicron than for the historical variant, and when the contact person was symptomatic, suggesting that a higher infectious dose of the virus could shorten the incubation period.
The Lancet Microbe, April 18, 2023.
Enteric viruses with similar genomes in humans and great apes
This study has revealed a high degree of convergence between the genomes of enteric eukaryotic viruses in humans and great apes in a Cameroonian forest. Fields were identified as a platform for viral sharing between humans and great apes in the central African forest. Observations made in the field in Cameroon were compared to a European zoo. This research was coordinated by Tamara Giles-Vernick in collaboration with the CNRS, the Pasteur Center in Cameroon and Saint-Louis Hospital.
Nature Communications, June 21, 2023.
The SARS-CoV-2 virus can migrate within neurons and infect the brain
Scientists at the Institut Pasteur and Université Paris Cité have demonstrated a characteristic common to several SARS-CoV-2 variants: the ability to infect the central nervous system. The study also confirms that SARS-CoV-2 is capable of infecting human neurons in vitro and migrating into nerve cell projections that carry information.
Nature Communications, July 26, 2023.
Hospital vulnerabilities to outbreaks caused by respiratory pathogens
Airborne transmission of viruses such as SARS-CoV-2 and influenza occurs very frequently in hospitals. We studied close proximity interactions using portable transponders distributed to all the individuals in 15 clinical departments in Paris, Lyon and Bordeaux from April to June 2020 (>2,000 participants). The data were used to simulate epidemic risk, which varied by a factor of up to twenty between the departments when new infections were introduced. The study opens up new avenues for research on the risk of airborne transmission of hospital-acquired infections.
Scientific reports, February 14, 2024.
Using genomics to trace the evolution of Salmonella
Scientists used sequencing to study more than 500 strains of Salmonella Paratyphi B, the agent responsible for paratyphoid B fever, to trace its evolution since the first cases were identified in 1896. Paratyphoid B fever was common in Europe until the 1960s and remains present in some world regions. The study also led to the development of genomic tools to identify the pathogen more effectively and monitor its spread.
Nature communications, December 10, 2024.
Nos principaux travaux en 2025
Bactéries résistantes : faible transmission mère-enfant
À Madagascar et au Cambodge, 499 mères et nouveau nés ont été suivis pour comprendre la transmission de bactéries intestinales résistantes aux antibiotiques, souvent responsables d’infections graves difficiles à traiter chez le nourrisson. Seuls 16,5 % des cas viennent de la mère, d’autres sources jouent donc un rôle majeur dans cette colonisation.
Nature communications, 24 novembre 2025
Une bactérie animale liée à la diphtérie humaine
Les scientifiques ont comparé des centaines de souches de la bactérie C. ulcerans transmise parfois à l’humain par les animaux. Certaines produisent la toxine responsable de la diphtérie. L’étude aide à comprendre comment les infections animales et humaines sont apparentées, et fournit des solutions pour mieux surveiller la diphtérie zoonotique émergente.
Nature communications, 24 mai 2025
Éliminer le paludisme dormant du foie
Des scientifiques ont modélisé l’efficacité de traitements visant à tuer Plasmodium vivax, parasite du paludisme capable de rester caché dans le foie et de réapparaître. Les médicaments primaquine et tafénoquine réduiraient fortement la transmission s’ils sont bien utilisés et surveillés.
The Lancet Infectious Diseases, 13 janvier 2025
Nos principaux travaux précédents
En 2024
Vulnérabilité de l’hôpital aux épidémies de pathogènes respiratoires
La transmission de virus par voie aérienne (SARS-Cov2, grippe, etc) est très fréquente dans les hôpitaux. Nous avons étudié les interactions de proximité à l'aide de transpondeurs portables distribués à toutes les personnes dans 15 services cliniques (Paris, Lyon, Bordeaux) en avril-juin 2020 (>2 000 participants). Les données ont été utilisées pour simuler le risque épidémique, qui a varié de 20 fois entre les services suite à une nouvelle introduction. Cette étude ouvre de nouvelles voies de recherche sur le risque nosocomial aéroporté.
Scientific reports, 14 février 2024
La génomique pour retracer l’évolution de Salmonella
Des scientifiques ont étudié par séquençage plus de 500 souches de Salmonella Paratyphi B, l’agent de la fièvre paratyphoïde, pour retracer son évolution depuis les premiers cas identifiés en 1896. Fréquente en Europe jusque dans les années 1960, elle reste toujours présente dans certaines régions du monde. L’étude a aussi permis de développer des outils génomiques pour mieux identifier ce pathogène et surveiller sa propagation.
Nature communications, 10 décembre 2024
En 2023
L’importance des variants et des circonstances d’infection sur la durée d’incubation de la Covid-19
L’étude ComCor étudie les circonstances d’infection par le SARS-CoV-2. À partir des données de 20000 individus ayant eu un contact unique avec une personne malade, des scientifiques ont trouvé que la durée d’incubation de la COVID-19 était plus courte d’une journée entre le variant historique et Omicron, et quand le contact malade était symptomatique, ce qui suggère qu’une dose infectante de virus plus élevée pourrait la réduire.
The Lancet Microbe, 18 avril 2023
Des virus intestinaux aux génomes proches chez les humains et les grands singes
Cette étude montre une convergence des génomes des virus eucaryotes gastro-intestinaux entre les humains et les grands singes d’une forêt du Cameroun. Les champs ont été identifiés comme une plateforme de partage viral entre les humains et les grands singes dans la forêt d'Afrique centrale. L’observation sur le terrain, au Cameroun, a été comparée à un zoo européen. Ces recherches ont été coordonnées par T. Giles-Vernick en collaboration avec le CNRS, le Centre Pasteur du Cameroun et l’hôpital Saint-Louis.
Nature Communications, 21 juin 2023
Le virus SARS-CoV-2 est capable de se déplacer à l’intérieur des neurones et d’infecter le cerveau
Des scientifiques de l’Institut Pasteur et de l'Université Paris Cité ont mis en évidence une caractéristique commune à plusieurs variants du SARS-CoV-2 : la capacité à infecter le système nerveux central. L’étude confirme par ailleurs que le SARS-CoV-2 est capable d’infecter des neurones humains in vitro, et de se déplacer à l’intérieur des prolongements de la cellule nerveuse qui conduisent l’information.
Nature Communications, 26 juillet 2023