Disease Fact Sheet

Enterohemorrhagic Escherichia coli (EHEC)

Escherichia coli (E. coli) is a bacterium that lives in the digestive tract of humans and warm-blooded animals. Most strains of E. coli are harmless, but a small number can cause illness in humans. One such strain is enterohemorrhagic E. coli (EHEC). EHEC strains regularly cause food poisoning after consumption of undercooked or raw animal products (meat or dairy products). Fresh fruit and vegetables that have come into contact with EHEC may also become contaminated.
Fiches maladies - Escherichia Coli - Institut Pasteur
  • 160 infections sévères

    à Escherichia coli entérohémorragique, chaque année en France

  • Dans 1% des cas

    l'infection est mortelle

Mise à jour - Février 2024

Quelles sont les causes ? 

Escherichia coli (E. coli) est une bactérie présente dans le microbiote intestinal de l’humain et des animaux. Si la plupart des souches d’Escherichia coli sont inoffensives, certaines d’entre elles, comme les ECEH, ayant acquis des facteurs de virulence, sont pathogènes. Elles vont libérer des toxines induisant majoritairement une lésion de l’endothélium vasculaire (la couche de cellules tapissant les vaisseaux sanguins) intestinal et rénal.  

Comment se transmet la bactérie ? 

La transmission des pathogènes de type ECEH survient majoritairement lors de la consommation d’aliments contaminés. Le réservoir naturel des ECEH étant principalement le tube digestif des bovins, les produits alimentaires concernés sont généralement la viande crue ou insuffisamment cuite, les produits laitiers au lait cru, et plus rarement les produits végétaux crus. La contamination peut également survenir lors de la traite ou l’abattage de ces animaux. Les matières fécales des ruminants présents dans le sol, dans le fumier et dans l’eau (mares, ruisseaux) sont aussi une source possible de contamination. 

La transmission interhumaine de ECEH est également possible, mais elle survient plus rarement. Dans la majorité des cas, elle s’observe en milieu familial ou dans des collectivités (crèches par exemple). 

Quels sont les symptômes ? 

Les symptômes provoqués par ECEH (E. coli entérohémorragiques) apparaissent entre 3 et 4 jours après l’infection (source : Anses, 2019). Il s’agit de douleurs abdominales et de diarrhées, lesquelles peuvent évoluer vers des formes sanglantes (colites hémorragiques). Des vomissements et de la fièvre peuvent aussi survenir. Si dans la plupart des cas, la guérison est spontanée, l’infection peut parfois aboutir à une forme sévère nommée syndrome hémolytique et urémique (SHU) et peut être mortelle.


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Comment diagnostiquer l’infection ? 

Pour détecter la bactérie E.coli, le meilleur moyen est une analyse des selles du patient en laboratoire. Cet examen permet de détecter ou non la présence des Escherichia coli à l’origine de l’infection. 

Comme il y a de très nombreux Escherichia coli dans notre tube digestif, il faudra reconnaître en particulier les Escherichia coli entérohémorragiques, en détectant le gène codant la shigatoxine, ou bien la toxine elle-même, par des méthodes de laboratoire. 

Quels sont les traitements ? 

La plupart des antibiotiques sont déconseillés pour traiter les infections à ECEH. En détruisant les bactéries, ces derniers entraînent la libération de Shiga-toxines dans l’organisme, ce qui peut aggraver le SHU. Cependant, des traitements à base de certains antibiotiques, comme l’azithromycine, n’entraînant pas le relargage de ces toxines sont en cours d’évaluation. En attendant leurs résultats, la stratégie thérapeutique du SHU consiste à compenser les déficiences occasionnées par les Shiga-toxines (chute des globules rouges, des plaquettes, atteinte rénale) par transfusion, dialyse, et échanges plasmatiques. 

Les épisodes diarrhéiques sont, quant à eux, traités de manière symptomatique : les patients sont réhydratés, mais ne prennent pas d’anti-diarrhéiques, afin de permettre l’élimination de la bactérie et de ses toxines dans les selles. 

Comment prévenir l’infection ? 

Les connaissances actuelles ne permettent pas de réduire l’incidence de ECEH au sein des élevages bovins. En revanche, via des tests, il est possible de déterminer si un animal est porteur de la bactérie. Le cas échéant, la viande peut subir un traitement bactéricide qui consiste à la chauffer ou à l’irradier. Ces techniques, bien qu’étant efficaces, ne garantissent pas systématiquement l’absence de ECEH dans les aliments. Pour se prémunir efficacement de ces infections, il faut respecter l’application de pratiques d’hygiène strictes tout au long de la chaine alimentaire, du producteur au consommateur. 

Le personnel impliqué dans la production et la préparation de produits végétaux et animaux crus doit être formé aux bonnes pratiques d’hygiène. 

Concernant les consommateurs et les cuisiniers, il est possible d’éviter la plupart des infections par ECEH en respectant les recommandations suivantes : 

  • cuire à cœur la viande hachée de bœuf en particulier chez les enfants de moins de 5 ans ; 
  • les jeunes enfants doivent éviter de consommer des fromages au lait cru ; 
  • laver les fruits, les légumes et herbes aromatiques surtout s’ils sont consommés crus ; 
  • se laver les mains avant de préparer les repas et aussi souvent que nécessaire ; 
  • veiller à l’hygiène du matériel en cuisine, notamment lorsqu’il a été en contact avec de la viande crue, afin d’éviter les contaminations croisées ; 
  • séparer les aliments cuits des aliments crus ; 
  • éviter le contact de très jeunes enfants (moins de 5 ans) avec les animaux de ferme, notamment les bovins, ovins et leur environnement ; 
  • ne pas boire d’eau non contrôlée sur le plan microbiologique (puits, source). 

Combien de personnes touchées ? 

Chaque année en France on dénombre environ 160 infections sévères à Escherichia coli entérohémorragique.

En 2019, 71 % de ces cas de SHU pédiatriques étaient âgés de moins de trois ansEn France une surveillance nationale de ces infections a été initiée dès 1996. Elle est basée sur la surveillance des cas de SHU chez l’enfant de moins de 15 ans et repose sur une notification par les services hospitaliers pédiatriques à Santé publique France.

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Questions à François-Xavier Weill

Escherichia Coli : définition, causes, modes de transmission, symptômes, prévention...

 

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