Parasites and Insect Vectors
The department conducts research on three key eukaryotic parasites and their vectors that cause severe diseases, raise major public health challenges and impose a heavy economic burden on those living in poverty: Plasmodium – the causative agent of malaria, Leishmania – the agent of leishmaniasis, and Trypanosoma brucei – responsible for sleeping sickness. The Anopheles mosquito, the vector of various Plasmodium species and several viruses, is also studied together with the sandfly, the vector of Leishmania, and the tsetse fly, the vector of Trypanosoma. Within the department, we conduct fundamental research to unravel the biology of parasites and vectors, as well as their interactions with hosts. Our translational research aims to develop effective vaccines, drugs, and diagnostics to combat parasitic diseases.
Our main recent publications
How the Leishmania pathogen evolves inside the host insect
During insect infection, vector-borne pathogens show a reduction in population heterogeneity, which limits their adaptive potential. Conducting experimental sandfly infection with the protist pathogen Leishmania donovani, scientists provide the first evidence that these parasites regain genetic heterogeneity and thus evolvability inside their vector in response to DNA-damaging oxidants. These results may be applicable to other pathogens that infect insect hosts.
Proceedings of the National Academy of Sciences, February 27, 2023.
How protective antibodies eliminate malaria parasites
Monoclonal antibodies hold promise for malaria prevention. This study shows that protective antibodies mainly target malaria parasites in the skin and can directly kill parasites. Notably, the researchers developed a novel in vitro assay that mimics skin protection and strongly correlates with protection, emerging as a promising tool to identify new potent prophylactic antibodies.
Cell Reports, July 25, 2023.
Brain activity influences the vector competence of mosquitoes
The insect brain sodium channel, para, is a target of pyrethroid class insecticides. In this study, scientists show that normal para activity in the malaria mosquito vector, Anopheles coluzzii, limits development of the human malaria parasite, Plasmodium falciparum. These results pave the way for studying how the activity of the mosquito nervous system through its receptors could influence vector competence for Plasmodium or other microbes.
Scientific Reports, September 4, 2023.
A malaria vaccine that blocks blood stage infection
Plasmodium vivax remains a major public health problem in tropical countries. A vaccine for P. vivax based on the Duffy binding protein, PvDBPII, limits blood stage infection in a human challenge trial. The vaccine elicits strong inhibitory antibodies that block P. vivax interaction with the Duffy receptor on blood cells to prevent infection.
NPJ Vaccines, January 6, 2024.
Leishmania hybrids: an emerging EU public health risk
In collaboration with the Italian reference center of leishmaniasis, the ParSig Unit applied a comparative genomics approach on Italian Leishmania field isolates, revealing an unusual L. infantum/L. donovani hybrid. These parasites cause disease in immuno-competent humans but not dogs, thus posing a novel, emerging public health threat in the EU.
mBIO, July 17, 2024.
Nos principaux travaux en 2025
Expression différentielle de l’ARNr chez les parasites du paludisme
Comment l’expression des différents gènes d’ARN ribosomique est-elle régulée dans les différents environnements d’hôtes et de vecteurs rencontrés par le parasite responsable du paludisme ? Nous démontrons comment le passage d’une voie de production d’énergie à une autre au cours du développement du parasite influe directement sur l’activité d’une histone-désacétylase, ce qui entraîne des différences dans l’accessibilité de la chromatine de l’ADNr.
Nature communications, 19 décembre 2025
Surveillance sur le terrain des trypanosomes africains
Cette étude présente un outil diagnostique hautement sensible permettant de détecter les infections à trypanosomes africains chez les porcs domestiques d’Afrique de l’Ouest. Cette méthode permet une identification rapide, sensible et adaptable sur le terrain des espèces de trypanosomes, ce qui améliore la surveillance éco-épidémiologique et les efforts de lutte contre les maladies du bétail.
eLife, 22 septembre 2025
Les gènes du parasite du paludisme convergent dans le temps et l’espace
Au cours du cycle de vie complexe du parasite responsable de la forme la plus virulente du paludisme humain, les gènes nécessaires à un stade ou à une fonction spécifique du parasite se regroupent dans le temps et l’espace au sein du noyau. Les facteurs protéiques qui facilitent cette co-régulation et cette organisation contribuent à orchestrer le cycle de vie du parasite et l’infection chez l’être humain.
Nature Microbiology, 30 juin 2025
Nos principaux travaux précédents
En 2024
Un vaccin antipaludéen qui bloque l’infection au stade sanguin
Plasmodium vivax demeure un problème majeur de santé publique dans les pays tropicaux. Un vaccin contre P. vivax reposant sur la protéine de liaison Duffy PvDBPII limite l’infection au stade sanguin, lors d’un essai de provocation chez l’être humain. Ce vaccin induit de puissants anticorps inhibiteurs qui bloquent l’interaction de P. vivax avec le récepteur Duffy sur les cellules sanguines afin de prévenir l’infection.
NPJ Vaccines, 6 janvier 2024
Hybrides de Leishmania : un risque émergent pour la santé publique en UE
En collaboration avec le centre de référence italien des leishmanioses, l’unité ParSig a appliqué une approche de génomique comparative à des isolats italiens de Leishmania sur le terrain, révélant un hybride de L. infantum / L. donovani inhabituel. Ces parasites provoquent des maladies chez les humains immunocompétents, mais pas chez les chiens, ce qui constitue une menace émergente pour la santé publique en UE.
mBIO, 17 juillet 2024
En 2023
Comment le pathogène Leishmania évolue à l’intérieur de l’insecte hôte
Au cours de l’infection des insectes, les pathogènes à transmission vectorielle montrent une réduction de l’hétérogénéité de leur population, ce qui limite leur potentiel adaptatif. En procédant à une infection expérimentale du phlébotome par le pathogène protiste Leishmania donovani , des scientifiques apportent pour la première fois la preuve que ces parasites retrouvent une hétérogénéité génétique et donc une évolutivité à l’intérieur de leur vecteur en réponse à des oxydants endommageant l’ADN. Ces résultats pourraient s’appliquer à d’autres pathogènes qui infectent l’insecte hôte.
Proceedings of the National Academy of Sciences, 27 février 2023
Comment les anticorps protecteurs peuvent éliminer les parasites du paludisme
Les anticorps monoclonaux semblent prometteurs dans la prévention du paludisme. Cette étude montre que les anticorps protecteurs ciblent principalement les parasites du paludisme dans la peau et sont capables de les tuer sur place. Les scientifiques ont développé un nouveau test in vitro mimant la protection cutanée et fortement corrélé à la protection, qui constitue un outil prometteur pour l’identification de nouveaux anticorps prophylactiques puissants.
Cell Reports, 25 juillet 2023
Une activité cérébrale agit sur la compétence vectorielle d’un moustique
Le canal sodique du cerveau des insectes, para, est une cible des insecticides de la classe des pyréthrinoïdes. Dans cette étude, les scientifiques montrent que l’activité normale du para du moustique vecteur du paludisme, Anopheles coluzzii, limite le développement du parasite du paludisme humain Plasmodium falciparum. Ces résultats ouvrent la voie à l’étude de la manière dont l’activité du système nerveux des moustiques, via ses récepteurs, pourrait influencer leur compétence vectorielle pour Plasmodium ou d’autres microbes.
Scientific Reports, 4 septembre 2023