Création du Centre national de référence des papillomavirus humains à l'Institut Pasteur

Nouvellement créé, le Centre national de référence (CNR) des papillomavirus humains (HPV) a été attribué par le ministre de la santé sur proposition de l'Institut de veille sanitaire à l'unité de Génétique, Papillomavirus et Cancer Humain de l'Institut Pasteur à Paris. Dans le contexte de la récente arrivée des premiers vaccins contre l'infection par les papillomavirus et le cancer du col de l'utérus, ce CNR contribuera sous l'égide de l'Institut de veille sanitaire à la surveillance des HPV en France.

 

 

Institut Pasteur
Paris, le 21 janvier 2009

 

 

Plus de quarante types de HPV sont susceptibles d’infecter les muqueuses génitales. Le Centre national de référence des papillomavirus (CNR HPV) a pour mission de développer un réseau de laboratoires d’analyses virologiques pour surveiller la distribution des papillomavirus chez les femmes vaccinées et non vaccinées. Après la récente mise sur le marché des premiers vaccins préventifs contre le cancer du col de l’utérus, ces analyses doivent permettre de pister l’éventuelle émergence de nouveaux génotypes ou de variants des virus présents dans les vaccins. Des études épidémiologiques chez des femmes non vaccinées ou immunodéprimées (infectées par le VIH ou greffées, par exemple) doivent en outre permettre d’estimer la prévalence et la nature des HPV présents au niveau de la sphère génitale.

Le CNR HPV assurera des missions d’expertise, de surveillance, d’alerte des pouvoirs publics, de formation et d’assistance technique aux laboratoires. Il est notamment chargé d’évaluer les performances des différents tests de diagnostic susceptibles d’arriver sur le marché. Il devra développer de nouvelles techniques de génotypage des virus pour le diagnostic et de titrages des anticorps pour le suivi des personnes vaccinées. Ces travaux fourniront des données utiles à l’Institut de veille sanitaire pour l’évaluation de la politique vaccinale. Ils permettront également de définir les génotypes devant être inclus dans les vaccins de deuxième génération contre les papillomavirus.

Le CNR HPV est placé sous la co-responsabilité du Dr Michel Favre, responsable de l’unité de Génétique, Papillomavirus et Cancer Humain à l’Institut Pasteur, et du Dr Isabelle Heard, praticien hospitalier à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

Papillomavirus et cancer du col de l’utérus : ce qu’il faut retenir

Le cancer du col utérin, dû à des papillomavirus, est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde. Il est à l’origine de 230 000 décès par an. Il survient principalement dans les pays en développement.  En France, on dénombre environ 3000 cas par an, et plus de 1000 décès.

L’infection à papillomavirus humain est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes : on estime que 80 % des hommes et des femmes âgés de 50 ans ont été infectés par ces virus. Le plus souvent, cette infection est transitoire et inapparente. Elle peut dans certaines circonstances être à l’origine du cancer du col de l’utérus, celui-ci se développant environ 15 ans après l’infection.

Le dépistage de ce cancer repose sur le frottis cervical, recommandé tous les trois ans entre 25 et 65 ans. Les vaccins récemment commercialisés sont dirigés notamment contre les HPV de type 16 et 18, responsables de 70 % des cancers utérins. Ils sont très efficaces lorsqu’ils sont administrés avant les premiers contacts sexuels mais ne dispensent pas du dépistage par le frottis.

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Iconographie : Papillomavirus, en vert (image colorisée) © Institut Pasteur.
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