Campagne de communication 2006

L'Institut Pasteur lance, le 20 novembre, une campagne de communication visant à souligner son rôle majeur dans la recherche sur les maladies infectieuses et son statut de fondation privée.

« Si l'Institut Pasteur bénéficie d'une notoriété indéniable, il n'est toujours pas identifié comme une grande cause, son statut de fondation à but non lucratif étant méconnu.
Or, pour développer une démarche de collecte de dons, aujourd'hui cruciale pour poursuivre nos recherches, il nous apparaît indispensable de rappeler ce que nous sommes, nos champs d'actions et domaines d'interventions à travers le monde. »

 

 

Communiqué de presse
Paris, 16 novembre 2006

 

 

Sylvain Coudon, directeur délégué à la Communication.

Paris, le 16 novembre 2006 - Cette campagne marque un tournant dans la communication de l’Institut Pasteur. Son objectif : rappeler au public qu’il a besoin de son soutien pour poursuivre ses missions de recherche et de santé publique, à l’heure où la propagation des maladies infectieuses est l’un des sujets les plus préoccupants pour la planète. Ces maladies, dues à des virus, des bactéries, des parasites ou des champignons, tuent toujours 14 millions de personnes chaque année dans le monde. Des fléaux tels que le sida, la tuberculose et le paludisme sont responsables à eux seuls de plus de la moitié de ces décès. De nouvelles menaces apparaissent, comme la grippe aviaire qui fait craindre une pandémie meurtrière. Au-delà des tragédies humaines qu’elles provoquent, ces maladies déstabilisent, voire aggravent, la situation économique des pays touchés, en particulier les pays à faible revenu. Face à tous ces défis, l’Institut Pasteur doit pouvoir intensifier ses recherches pour trouver de nouvelles armes. C’est pourquoi la direction de l’Institut Pasteur a décidé de mobiliser fortement tous ceux qui se sentent concernés ou menacés par ces nouveaux fléaux, à commencer par le monde économique et les grands voyageurs. Du 20 au 22 novembre 2006, les équipes de l’Institut Pasteur iront à la rencontre du grand public à La Défense et des salariés de grandes entreprises pour répondre à leurs questions en matière de santé en voyage et sur la lutte contre les maladies infectieuses. Une manière, tout en apportant des réponses aux inquiétudes croissantes du public, et plus particulièrement des personnes qui voyagent (tourisme ou déplacements professionnels), de rappeler que les programmes de recherche des équipes de l’Institut Pasteur sont en grande partie financés grâce aux dons des particuliers et des entreprises.

Un  « Compagnon de voyage », véritable kit-prévention santé du voyageur, permettra au public de participer à cette campagne de mobilisation. Il est vendu 10 euros sur le site www.pasteur.fr. Tous les bénéfices seront reversés à l’Institut Pasteur.

Pratique et astucieux, le « Compagnon de voyage » offre aux globe-trotters toutes les informations utiles pour voyager en toute sérénité et la possibilité de rassembler les documents de voyage dans une pochette très résistante.

Du 20 novembre au 8 décembre, une campagne à la télévision et dans la presse rappellera, sur un mode non anxiogène et résolument positif, que c’est une chance pour notre époque et une chance pour notre monde de savoir que les équipes de recherches de l’Institut Pasteur sont mobilisées pour parer aux menaces infectieuses. Enfin, un mini site de campagne permettra aux internautes de trouver les données essentielles sur l’Institut Pasteur, son rôle et ses contributions dans la lutte contre les maladies infectieuses, ainsi qu’une présentation claire et synthétique des programmes menés contre quatre d’entre elles, et les moyens pour le voyageur de s’en prémunir : l’hépatite B, le paludisme, la dengue et le sida.

Outre la vente du « Compagnon de voyage », ce site relaie aussi l’appel aux dons de l’Institut Pasteur.

Depuis 120 ans, l’Institut Pasteur contribue à la prévention et au traitement des maladies infectieuses par la recherche, l’enseignement et des actions de santé publique. C’est une fondation privée à but non lucratif, reconnue d’utilité publique, créée en 1887 grâce à une souscription internationale lancée après le succès du vaccin contre la rage. Aujourd’hui, une grande partie de ses ressources repose toujours sur la générosité du public.

Contact presse

Institut Pasteur, Service de presse
Sylvain Coudon, directeur délégué à la communication. tél. 01 44 38 94 81 / scoudon@pasteur.fr
Nadine Peyrolo, tél : 01 45 68 81 47 /presse@pasteur.fr

Profile Presse : tél. 01 46 05 12 67

Presse écrite
Leslie Boutin / Jean-Philippe Lecocq
lboutin@profilepresse.com ; jplecocq@profilepresse.com
Tv / radios : Juliette Bonnot jbonnot@profilepresse.com

IMPACTS HUMAIN ET ECONOMIQUE
DES MALADIES INFECTIEUSES

La mondialisation des maladies infectieuses…

La multiplication des échanges internationaux, les modifications de l’environnement par l’homme (déforestation, barrages, etc.), l’urbanisation mal planifiée (absence de systèmes d’assainissement notamment), l’expansion démographique, les déplacements de population lors de conflits, les famines, l’absence d’infrastructures de santé pérennes dans de nombreux pays, favorisent l’expansion des maladies infectieuses.

Les maladies infectieuses sont responsables de 43 % des décès dans les pays en développement et de  1 % dans les pays industrialisés.

Au-delà des drames humains qu’elles provoquent, les maladies infectieuses ont un impact économique certain. L’Afrique est sur ce plan le continent le plus dévasté. Mais les pays occidentaux ne sont pas en reste et la menace d’une pandémie, en particulier grippale, bien que plus inquiétante pour les pays défavorisés, ne les épargnerait pas.

L’impact humain et économique des maladies infectieuses : quelques exemples

Le sida provoque 3 millions de morts par an, ce qui condamne de nombreux enfants à l’orphelinat, et le VIH infecte près de 5 millions de personnes chaque année. Par ailleurs, 30 % des séropositifs pour le VIH sont également atteints par une ou plusieurs hépatites (B ou C). Nombre d’entre eux souffrent également de tuberculose. En termes d’impact économique, un pays comptant plus de 20 % de séropositifs dans sa population subit une baisse annuelle de 1 % de son PIB, selon l’OMS, un chiffre évalué à 2,6 % par l’Onusida.

Le paludisme est quant à lui responsable de 500 millions de cas par an dans le monde et de 1 à 3 millions de décès annuels. Toutes les 30 secondes, un enfant meurt de cette infection en Afrique, qui reste le continent le plus touché. Cette maladie infectieuse aggrave sa situation économique. En effet, le paludisme accroît la pauvreté par une baisse de la productivité et détériore la stabilité sociale de manière importante. Ainsi, son coût annuel sur ce continent serait de 12 milliards de dollars par an d’après le Fond mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Quel serait l’impact d’une pandémie de grippe aviaire si elle survenait ? Au niveau mondial, d’après la Banque Mondiale, une pandémie de niveau léger réduirait la production de moins de 1 % du PIB, une poussée modérée de plus de 2 % et une pandémie grave de près de 5 %, ce qui entraînerait une grave récession dans le monde.

Les maladies infectieuses ont également un impact économique dans les pays industrialisés. En France par exemple, la grippe provoque chaque année – d’après le Groupe d’étude et d’information sur la grippe - un surcoût annuel de 230 à 840 millions d’euros, selon l’intensité de l’épidémie, en terme de dépenses d’Assurance Maladie (consultations, médicaments, arrêts maladie, hospitalisations). Sans compter le coût des pertes de production liées à l’absentéisme au sein des entreprises….

FICHE D’IDENTITE
DE L’INSTITUT PASTEUR

L’Institut Pasteur a été créé en 1887 grâce à une souscription internationale lancée après le succès du vaccin contre la rage. Aujourd’hui, une grande partie de ses ressources repose toujours sur la générosité du public. L’Institut Pasteur est une fondation privée à but non lucratif, reconnue d’utilité publique.

L’Institut Pasteur en quelques mots…

Depuis 120 ans, l’Institut Pasteur contribue à la prévention et au traitement des maladies infectieuses par la recherche, l’enseignement et des actions de santé publique.

Les milliers de chercheurs formés à l’Institut Pasteur partagent tous, à travers la planète, une démarche scientifique originale, la volonté de soigner les hommes quel que soit leur pays d’origine, de partager les connaissances et les savoirs…

L’Institut Pasteur réunit, au cœur de Paris, des laboratoires de recherche, des plates-formes technologiques, un centre d’enseignement et un centre médical, et anime un réseau international comprenant 30 instituts répartis sur les 5 continents.

Traitement de la diphtérie, vaccination contre la tuberculose, prévention de la peste… Les chercheurs de l’institut ont déjà permis de préserver des millions de vie dans le monde.

Ils redoublent d’efforts aujourd’hui contre les fléaux de notre époque. Sont ainsi menés des programmes de recherches d’envergure, à travers les cinq continents, pour inventer des moyens de lutte efficaces contre le sida, le paludisme, les méningites, les hépatites virales, la grippe aviaire… Des programmes de plus en plus coûteux qui ne peuvent voir le jour sans la générosité du public et des entreprises.

L’Institut Pasteur en quelques chiffres…

8 Prix Nobel attribués à des chercheurs pasteuriens depuis la création de l’Institut Pasteur

132 unités de recherche à l’Institut Pasteur à Paris

20 centres nationaux de référence et 8 centres collaborateurs de l’OMS, observatoires des maladies infectieuses

454  familles de brevets en vigueur déposés par l’Institut Pasteur depuis sa création

2 650 personnes de plus de 60 nationalités (chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs)

86 867 vaccinations effectuées par le Centre médical de l’Institut Pasteur à Paris en 2005

215,5 millions d’euros : budget de l’Institut Pasteur à Paris en 2005

QUELQUES RECHERCHES EN COURS SUR LES
MALADIES INFECTIEUSES A L’INSTITUT PASTEUR

Sida

Après la découverte des virus VIH-1 et VIH-2 en 1983 et 1985 à l’Institut Pasteur, qui a permis la mise au point des tests diagnostiques indispensables au contrôle de l’infection, l’Institut est toujours fortement mobilisé. Dix pour cent de son budget est dédié aux recherches sur le VIH/Sida. Une quinzaine de laboratoires s’y consacrent, des travaux les plus fondamentaux à la recherche appliquée : prévention de la transmission mère-enfant, immunothérapie, développement de candidats-vaccins… Rappelons que le sida est la plus meurtrière des maladies infectieuses, avec 40 millions d’individus infectés et 3 millions de morts par an.

Grippe aviaire

De nouvelles stratégies vaccinales contre le virus H5N1 sont évaluées à travers un programme transversal de recherche réunissant plusieurs équipes de l’Institut Pasteur à Paris, lancé début 2006. Par ailleurs, le centre national de référence pour la Grippe (France-Nord), également centre collaborateur de l’OMS, et la Cellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU) situés à l’Institut Pasteur, sont très impliqués à l’échelon national et international dans la préparation contre une éventuelle pandémie grippale. Parallèlement, la surveillance et la recherche s’organisent sur les lieux de la menace, en Asie, à travers le réseau RESPARI qui regroupe les différents Instituts Pasteur du continent asiatique sur le thème des maladies respiratoires.

Paludisme

Un à trois millions de morts et 500 millions de cas par an dans le monde, le paludisme est dans le top 3 des maladies infectieuses les plus meurtrières avec la tuberculose et le sida. Sept laboratoires à l’Institut Pasteur, en liaison avec des instituts du Réseau international des Instituts Pasteur, notamment ceux de Dakar et de Madagascar, sont focalisés sur cette grave infection parasitaire. Un candidat-vaccin va bientôt faire l’objet d’essais chez l’homme. On cherche aussi par exemple, les moyens de prévenir les formes graves du paludisme, comme le neuropaludisme ou le paludisme gestationnel. Et à découvrir ce qui, dans la salive du moustique, facilite la transmission du parasite.

Tuberculose

L’OMS estime qu’entre 2000 et 2020, près d’un milliard de personnes seront nouvellement infectées et que 200 millions d’entre elles développeront la maladie, dont 35 millions mourront de tuberculose si aucune amélioration n’est apportée dans le contrôle de cette infection. En France aujourd’hui, 6000 nouveaux cas de tuberculose sont diagnostiqués chaque année. La maladie tue 2 millions de personnes annuellement dans le monde. Là encore, l’Institut Pasteur est fortement mobilisé. Un Grand programme horizontal de recherche sur la tuberculose réunit 14 laboratoires du campus, qui cherchent à améliorer le diagnostic de la maladie, à trouver de nouveaux antituberculeux et de nouveaux vaccins.

Dengue

Deuxième cause d’états fébriles chez les français au retour de voyage, la dengue touche entre 60 et 100 millions de personnes chaque année dans le monde. Cette fièvre virale transmise par des moustiques est en pleine émergence sous sa forme hémorragique, qui peut être mortelle. Les cas graves se développent en Amérique latine et en Asie. Il n’existe aujourd’hui ni traitement ni vaccin contre cette infection. Plusieurs laboratoires à l’Institut Pasteur à Paris, où un candidat-vaccin est à l’essai chez l’animal, et dans le Réseau international, de la Guyane au Cambodge, tentent de mieux comprendre la maladie. Des études de génétique humaine en cours sur des cohortes de patients en Thaïlande pourraient déboucher sur de nouvelles cibles thérapeutiques.

Méningites

Le centre national de référence des Méningocoques, bactéries responsables de méningites graves et pouvant provoquer des épidémies, est situé à l’Institut Pasteur à Paris. Chargé de la surveillance de la maladie en France, il est aussi très impliqué dans l’application de nouvelles stratégies vaccinales. Il a par exemple permis une opération menée actuellement en Normandie, où tout un département est actuellement vacciné contre une souche très spécifique qui émerge dans la région. Parallèlement, une plateforme technologique de l’Institut Pasteur à Paris vient de mettre au point des tests de diagnostic rapide sur bandelettes contre les souches de méningocoques qui sévissent dans la « ceinture de la méningite » en Afrique, régulièrement frappée par des épidémies meurtrières. Mis au point avec le CERMES au Niger, institut du Réseau international des Instituts Pasteur, ces tests utilisables sur le terrain vont faciliter la prise en charge des malades et la surveillance des risques épidémiques dans cette région du monde.

Hépatite B

300 000 personnes seraient des "porteurs chroniques" du virus en France : 49 % ne connaissent pas leur statut. On estime à 2 milliards le nombre de personnes ayant été infectées dans le monde, dont plus de 350 millions deviennent des porteurs chroniques et peuvent transmettre le virus pendant des années. Les porteurs chroniques sont exposés à un risque élevé de décès par cirrhose du foie ou cancer du foie, maladies qui font environ un million de morts chaque année. L’Institut Pasteur a mis au point un vaccin thérapeutique pour stabiliser la maladie chez ces porteurs chroniques, qui fait l’objet d’un essai de phase II chez l’homme.

PRINCIPALES MALADIES INFECTIEUSES ÉTUDIÉES A L’INSTITUT PASTEUR

Amibiases

Aspergillose

Botulisme

Cancer du col de l’utérus

Cancer de l’estomac

Candidoses

Charbon (anthrax)

Choléra

Coqueluche

Cryptococcose

Dengue

Diphtérie

Fièvre à virus du Nil occidental

Fièvre jaune

Fièvres hémorragiques virales

Fièvre typhoïde

Grippe humaine et aviaire

Hépatites B et C

Légionellose

Leucémie à virus HTLV

Leishmanioses

Lèpre

Leptospirose

Listériose

Maladie de Chagas

Maladie de Lyme

Maladie du sommeil

Méningites

Mycoses

Paludisme

Peste

Poliomyélite

Rage

Salmonelloses

Sarcome de Kaposi

Shigellose (dysenterie)

Sida

Sras

Staphylococcies

Toxoplasmose

Tuberculose

Ulcère de Buruli

Ulcères gastriques

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