Lecture 4 min

Virologie

Publié le Mis à jour le

Vaincre les infections virales qui affectent la santé humaine. C’est le combat du département de Virologie. Pour cela, ses équipes de recherche étudient comment les virus infectent leurs hôtes, causent les maladies et comment ils se propagent. La connaissance approfondie de la biologie des virus et des mécanismes de défense qu’ils déclenchent chez leur hôte leur permettent de proposer et mettre au point des stratégies (vaccins, antiviraux…) pour combattre les maladies ou s’en protéger.
  • #Virome
  • #Virus
Accumulation de particules de VIH à la surface d’une cellule infectée

Les travaux du département ont pour objectif de comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués au cours des différentes étapes du cycle viral, ainsi que les processus à l'origine des maladies associées. Un effort substantiel est consacré à l'identification et à l'analyse des déterminants biologiques et épidémiologiques de l'émergence des maladies infectieuses. Les recherches portent sur divers aspects, tels que la transmission, les réservoirs et vecteurs animaux, l'épidémiologie, l'évolution virale et la réponse immunitaire de l'hôte. Les virus émergents, respiratoires, arbovirus ou rétrovirus sont étudiés grâce à l'utilisation de technologies de pointe. Le département abrite plusieurs centres de référence nationaux et centres collaborateurs de l'OMS, contribuant ainsi à une surveillance épidémiologique essentielle des maladies infectieuses d'origine virale.

 

​Vous êtes scientifique ? En savoir plus sur notre département​

Nos principaux travaux en 2025

Femelles de la forme native (sombre) et de la forme invasive (claire) d'Aedes aegypti
Femelles de la forme native (sombre) et de la forme invasive (claire) d'Aedes aegypti Institut Pasteur/Greg Murray, Blaise Daures et Louis Lambrechts
Femelles de la forme native (sombre) et de la forme invasive (claire) d'Aedes aegypti

Cartographier l’abdomen du moustique Aedes

Les moustiques Aedes aegypti, vecteurs de la dengue, du Zika ou encore de la fièvre jaune, constituent une menace pour la santé mondiale. Après un repas de sang, leurs tube digestif et tissu adipeux orchestrent digestion, métabolisme, reproduction et défense immunitaire. Grâce au séquençage d’ARN sur cellule unique, cette étude dresse une carte détaillée de ces tissus et donne des pistes pour de nouvelles méthodes de lutte antivectorielle.

Cell Genomics,13 août 2025

Infection par le virus respiratoire syncytial (VRS)
Infection par le virus respiratoire syncytial (VRS) Institut Pasteur
Infection par le virus respiratoire syncytial (VRS)

Surveiller la résistance au virus respiratoire RSV

Le nirsévimab protège les nourrissons contre le virus respiratoire syncytial (RSV), mais certains cas d’infection surviennent malgré le traitement. En France, des scientifiques ont étudié ces cas en séquençant le génome du virus et en testant sa sensibilité au médicament. Si la plupart des souches restent sensibles, quelques rares mutations conférant une résistance ont été détectées, soulignant la nécessité d’une surveillance étroite au fil des saisons.

The Lancet Infectious Diseases, Mars 2025
 

Lire le communiqué de presse

Comprendre la résistance au traitement du mpox

Le virus du mpox, proche de la variole, fait l’objet d’un traitement par le tecovirimat. Grâce à la cristallographie et à des simulations de dynamique moléculaire, les scientifiques ont élucidé la structure de sa cible virale, la phospholipase F13, révélant comment certaines mutations de cette phospholipase permettent au virus d’y résister. Ces résultats ouvrent la voie à la conception d’antiviraux plus efficaces.

Nature Microbiology, 12 février 2025

Lire le communiqué de presse

Nos principaux travaux précédents

En 2024

Un traitement précoce du VIH favorise une rémission durable 

Commencer le traitement antirétroviral très tôt après une infection par le VIH favorise la rémission de l’infection durablement après l’arrêt du traitement. Une étude menée sur modèle primate révèle que cette rémission serait liée au développement précoce de cellules immunitaires T CD8 particulièrement efficaces pour éliminer le virus. Ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles stratégies d’immunothérapie de l’infection par le VIH. 

Nature Communications, 11 janvier 2024

 

Cibler des structures nucléaires pour neutraliser le VIH 

Le virus du VIH forme des structures dans le noyau des cellules infectées appelées condensats sans membrane (HIV-1-MLOs) qui le protègent du système immunitaire et lui permettent de rester en dormance. En bloquant ces structures, les chercheurs ont réussi à rendre le virus inoffensif. Cette découverte permet de mieux comprendre les mécanismes par lesquels le VIH échappe aux défenses de l’organisme et pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour le traitement de l’infection. 

EMBO Journal, 2 décembre 2024

 

En 2023

Mise au point d’un vaccin pentavalent contre les Arénavirus du Nouveau Monde

Les Arénavirus du Nouveau Monde causent des fièvres hémorragiques mortelles en Amérique du Sud. MOPEVAC NEW est un vaccin vivant atténué pentavalent dirigé contre les virus Junin, Machupo, Chapare, Guanarito et Sabia. Il induit une immunité stérilisante chez les singes cynomolgus contre les virus Machupo et Guanarito grâce à des titres élevés en anticorps, y compris neutralisant, démontrant l’efficacité de ce vaccin contre plusieurs de ces virus.

Nature Microbiology, 5 janvier 2023        

 

Le moustique-tigre capable de transmettre le virus du chikungunya à des températures tempérées

Les arbovirus tels que le chikungunya (CHIKV) ont émergé pour la première fois en Europe en 2007. En combinant trois approches (transcriptomique, métagénomique, et génomique), des scientifiques démontrent que la température modifie l'expression des gènes de l’immunité et le microbiote du moustique, ainsi que la diversité génétique du CHIKV, sans affecter l’efficacité de sa transmission.

Journal of Travel Medicine, 25 avril 2023

 

Nouvelle découverte sur les récepteurs d’entrée des coronavirus dans les cellules humaines

La porte d’entrée dans les cellules humaines d’un coronavirus saisonnier, le virus HKU1, a été identifiée. Le récepteur sur lequel se fixe le HKU1 est différent de celui utilisé par le SARS-CoV-2, ce qui pourrait expliquer en partie la différence de sévérité de ces deux coronavirus. Dans le cadre de la surveillance de l’évolution virale, les récepteurs sont des cibles d’intérêt pour comprendre la transmissibilité et la pathologie des coronavirus.

Nature, 25 octobre 2023