Comprendre l’impact des modifications génétiques sur le vieillissement du système immunitaire
- #Système immunitaire
Cet article fait partie d’une série présentant les projets de recherche des scientifiques sélectionnés en 2025 par l’Institut Pasteur pour démarrer leur groupe de recherche à 5 ans (G5). Vous pouvez retrouver les autres articles ici :
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Ce que je cherche
Je m’intéresse au vieillissement du système immunitaire, en particulier aux mécanismes qui conduisent au dysfonctionnement de cellules appelées macrophages et à leurs conséquences sur les tissus et les organes. Je m’intéresse plus précisément aux effets des mutations somatiques acquises avec l’âge, ainsi qu’au dérèglement de l’expression de virus endogènes, appelés rétroéléments.
Comment je m’y prends ?
À travers des modèles murins (des souris) et des cohortes de patients atteints de maladies inflammatoires, j’étudie les conséquences de certaines modifications génétiques sur le vieillissement du système immunitaire et sur le développement de maladies liées à l’âge, telles que la fibrose et les vascularites. Le cœur de mon approche réside dans un aller-retour constant entre le chevet du patient et le laboratoire, afin d’identifier les problématiques scientifiques les plus pertinentes pour améliorer la prise en charge des patients.
À quoi ça sert ?
La plupart des pathologies que nous traitons en tant que médecins sont liées à l’âge. Maladies cardiovasculaires et inflammatoires, fibrose et cancers sont des causes majeures de mortalité. Cette recherche pourrait nous permettre de proposer des moyens de rajeunir le système immunitaire et d’améliorer la prise en charge de ces pathologies de manière personnalisée, en ciblant précisément les causes de ce vieillissement chez chaque patient.
Pourquoi le faire à l’Institut Pasteur ?
J’ai un attachement personnel à l’Institut, où j’ai réalisé ma thèse, et aussi à l’histoire de cette institution. Louis Pasteur était un des pionniers à établir un lien entre fondamental et clinique, mais aussi entre académique et industriel. De plus, les macrophages, cellules au cœur de mes problématiques de recherche, ont été découverts par Élie Metchnikoff, figure historique de l’Institut Pasteur.
Un conseil pour des futurs scientifiques
Être médecin-chercheur ce n’est pas exercer les deux métiers en parallèle mais bien un troisième métier qui occupe un espace qui lui est propre. C’est un rôle qui doit en permanence conjuguer des contradictions : le temps long de la recherche et l’urgence du soin, la liberté intellectuelle et l’exigence clinique, le tâtonnement et la satisfaction immédiate. Cela ne peut se faire qu’avec beaucoup de soutien institutionnel ainsi que des mentors qui nous guident à chaque étape.