Une recherche fondamentale pluridisciplinaire
Comprendre le vivant dans toute sa complexité
Nos microbiologistes, immunologistes, généticiens, biologistes, neuroscientifiques, épidémiologistes, modélisateurs et spécialistes de l'intelligence artificielle travaillent de pair au sein de nos 143 entités de recherche (au 1er janvier 2026). Ces expertises collaborent, s'articulent et se combinent pour étudier plus de 50 maladies et appréhender le vivant à toutes les échelles – du gène à la cellule, du tissu à l'organe, jusqu'aux populations entières – afin de développer des solutions médicales concrètes.
La proximité physique des équipes favorise l’émergence de nouvelles idées, des collaborations inattendues, ainsi que des avancées scientifiques que chaque discipline, à elle seule, n'aurait pas pu atteindre.
Les principaux domaines de recherche de l’Institut Pasteur incluent notamment :
- Les maladies infectieuses :
- Étude des virus, bactéries, parasites et champignons responsables de nombreuses maladies humaines. Les chercheuses et chercheurs étudient leurs mécanismes d’infection, leur évolution, leurs voies de transmission, et développent des stratégies pour les combattre.
- L’immunologie :
- Comprendre comment le système immunitaire protège l’organisme contre les infections, régule l’équilibre de l’organisme, peut se dérégler et contribuer à certaines maladies, notamment pour développer de nouvelles approches thérapeutiques.
- La génétique, la biologie moléculaire et cellulaire :
- Étude des mécanismes fondamentaux du vivant, de l’expression des gènes aux interactions entre molécules et cellules, afin de mieux comprendre le fonctionnement des organismes.
- Le microbiote et ses interactions :
- Analyse du rôle des communautés de microbes qui vivent dans et sur le corps humain, et de leur influence sur l’immunité, le métabolisme et certaines maladies.
- Les cellules souches et la biologie du développement :
- Étude de la formation, du développement et de la régénération des organes afin de mieux comprendre la physiologie humaine, certaines maladies rares, les mécanismes du vieillissement et les processus de réparation.
- Les maladies non transmissibles :
- Recherche sur les mécanismes biologiques impliqués dans des pathologies telles que les cancers, les maladies inflammatoires, les allergies ou les maladies auto-immunes.
- Les neurosciences et les maladies neurodégénératives :
- Étude du fonctionnement du cerveau et du système nerveux, ainsi que des mécanismes impliqués dans des maladies comme Alzheimer, Parkinson ou certaines pathologies psychiatriques.
- L’évolution, la génétique des populations et la paléogénomique :
- Analyse de l’évolution des microbes et des populations humaines à travers le temps, grâce notamment à l’étude de l’ADN ancien, pour mieux comprendre l’histoire des maladies, des épidémies, de notre immunité et l’émergence des pathogènes.
- La biologie computationnelle et la modélisation :
- Utilisation d’algorithmes et d’outils d’intelligence artificielle pour analyser de grandes quantités de données biologiques, modéliser les systèmes vivants et mieux comprendre la dynamique des maladies.
- L’épidémiologie et la santé des populations :
- Étude de la propagation des maladies dans les populations afin d’anticiper les épidémies, comprendre les facteurs de risque et éclairer les politiques de santé publique.
Une approche pluridisciplinaire en héritage depuis plus de 130 ans
Cette culture de la pluridisciplinarité remonte aux origines mêmes de notre institution. Chimiste de formation, Louis Pasteur n'a pas hésité à s'aventurer bien au-delà de sa discipline pour s'attaquer aux grandes questions de son temps.
De l'étude des fermentations du vin et de la bière aux maladies des vers à soie et du bétail, il a posé les bases de l'hygiène moderne, inventé la pasteurisation et fait de la vaccination une démarche rationnelle fondée sur la microbiologie avec la mise au point du vaccin contre la rage. En faisant travailler de concert médecins, vétérinaires, industriels, et agriculteurs, Louis Pasteur a fondé une science résolument transversale, au service de la santé humaine et animale, soit de la société tout entière.
Croiser les disciplines pour mieux comprendre le vivant est l'une des marques de fabrique de la recherche pasteurienne.
Des découvertes contemporaines majeures reposent sur cette collaboration entre disciplines, de l’identification du VIH mobilisant virologues, immunologistes et cliniciens, à l’étude des liens entre microbiote et santé mentale, impliquant microbiologistes, neuroscientifiques et immunologistes.
Cette dynamique, au cœur de notre plan stratégique Pasteur 2030, reste plus pertinente que jamais pour faire face aux défis sanitaires de notre époque.
De tous horizons : des expertises variées pour mieux soigner
La pluridisciplinarité ne s'arrête pas aux portes du campus parisien. L’Institut Pasteur s’appuie sur un vaste réseau de collaborations scientifiques en France et dans le monde pour renforcer la synergie entre les expertises et les disciplines.
Le Pasteur Network, une alliance de plus de 30 instituts présents dans 25 pays sur cinq continents.
Le Pasteur Network rassemble une communauté internationale de chercheuses et chercheurs qui s’appuient sur une infrastructure mondiale unique comprenant plus de 50 laboratoires de référence nationaux ou régionaux et 17 centres collaborateurs de l’OMS afin de mener des recherches au plus près des zones d’émergence des maladies, renforcer la surveillance épidémiologique et partager rapidement les connaissances scientifiques.
Mais aussi… des partenariats scientifiques nationaux d'excellence unis pour innover
Nous entretenons des relations privilégiées avec des universités, hôpitaux et institutions de recherche françaises prestigieuses :
- Le CNRS et l’Inserm : grâce à des accords-cadres, une vingtaine d'unités mixtes de recherche (UMR) a vu le jour, permettant à des équipes pluridisciplinaires de collaborer au quotidien et de mettre en commun leur savoir-faire.
- L’Université Paris Cité : un continuum naturel entre recherche fondamentale, recherche clinique et formation, avec une expertise reconnue dans le domaine des maladies infectieuses.
- L’AP-HP : au cœur de la recherche clinique, cette collaboration permet de traduire les avancées scientifiques en solutions thérapeutiques concrètes pour les patients, notamment à travers les Instituts Hospitalo-Universitaires (IHU).
- D'autres grandes universités et organismes de recherche viennent enrichir cet écosystème : Sorbonne Université, l’Université Paris-Saclay, l’École Polytechnique, le CNAM, l'Inrae, l'Inria, l'Institut Curie, l'Institut Imagine ou encore l'IRD.