Actualités - rapports

Rapports d'activité

Rapports d’activité du CNR : 

- 2012
- 2006-2010

Rapports d’activié de Recherche: 

- 2011
- 2007
- 2006


Données épidémiologiques

Les infections à N. meningitidis se présentent sous deux formes majeures : les méningites et les méningococcémies. La forme la plus grave est le Purpura fulminans extensif.
De nombreuses autres formes cliniques existent : bronchopulmonaires qui doivent être distinguées du simple portage rhinopharyngé, génitales, articulaires, etc...

Dans les pays d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord, les infections dues aux méningocoques demeurent graves avec un taux de mortalité de 7,6%. Les cas sporadiques et de rares épidémies à Neisseria meningitidis ont une incidence de 1 à 5 cas pour 100 000 habitants et une recrudescence hiverno-printanière.

Ces infections, soumises à déclaration obligatoire, touchent quelque 400 personnes chaque année en France depuis 10 ans, avec un taux de mortalité de 4 à 8% concernant surtout des enfants et des adolescents.

Les souches de sensibilité diminuée à la pénicilline G sont apparues en France en 1995, elles restent encore à l’heure actuelle à un niveau autorisant l’emploi de cet antibiotique (0,12 mg/l<CMI<1mg/l) mais imposant une surveillance constante.

Des formes épidémiques à N. meningitidis sont régulièrement observées dans la "ceinture de la méningite" (Niger, Burkina Faso, Sénégal, Mali, Tchad,…) en Afrique, avec une mortalité de 10,2% selon les données de l'O.M.S.

Rappel sur les principales maladies surveillées par le CNR

Le méningocoque est un agent majeur d'infections systémiques incluant des méningites (environ 30% des méningites bactériennes aigües) et des méningococcémies (septicémies), ainsi que des arthrites et des péricardites.

La méningococcie associe un syndrome infectieux et un syndrome méningé. La transmission du méningocoque d'homme à homme se fait par la salive, le baiser et les gouttelettes de Flügge. L'incubation dure généralement 3 à 10 jours. Dans sa forme typique, l'atteinte méningée provoque un syndrome associant des maux de tête violents, des vomissements, et une raideur de la nuque. D'autres tableaux cliniques peuvent apparaître : purpura (avec risque de Purpura fulminans létal), troubles de la conscience ou syndrome confusionnel survenant dans un contexte fébrile, parfois avec des signes abdominaux aigus, surtout chez le nouveau-né et le nourrisson.

Voir aussi : Méningites à méningocoques

Mesures préventives, recommandations sanitaires

Recommandations de la Direction Générale de la Santé (DGS) et du Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF)

L'objectif de la prophylaxie autour d'un cas d'infection invasive à méningocoque est la prévention des cas secondaires. Elle repose sur la chimioprophylaxie des sujets contacts et sur la vaccination quand un vaccin existe pour le sérogroupe en cause.

- Arrêté du 16 février 2009 (Journal Officiel n° 0041 du 18/02/2009) relatif à la recommandation d'une vaccination en Seine Maritime et dans la Somme contre les infections invasives à méningocoque B :14:P1-7,16 et aux modalités d'organisation de cette vaccination

- Le point sur les infections invasives à méningocoque
 . Instruction n° DGS-RI 1 2011 33 du 27 janvier 2011 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque.
 . Circulaire DGS/5C/2006/458 du 23 octobre 2006 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque.
 . Circulaire DGS/DESUS/2006/248d u 8 juin 2006 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque B :14 :P1-7,16.

- Conduite immédiate à tenir en cas de suspicion clinique de Purpura fulminans (Avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France du 22 septembre 2006)

- Les infections invasives à méningocoque font partie des maladies à déclaration obligatoire 

Voir sur le site de l'Institut de Veille sanitaire : les infections invasives à méningocoque