Pour le public, l'Internet s'identifie souvent au Web. De fait, ce système d'information est l'application qui a permis l'ouverture de l'Internet à des millions de personnes, grâce à un mode d'emploi simple et indépendant du type d'ordinateur utilisé, ainsi qu'à sa grande versatilité.
Le serveur Web de l'Institut Pasteur a été créé en 1993. À l'époque, ce système d'information était encore tout nouveau et le nombre de sites présents sur le réseau Internet fort réduit (voir figure).
Le serveur Web fut tout d'abord créé par un étudiant qui effectuait un stage de DEA au sein du SIS. Il comportait alors moins d'une dizaine de pages, qui présentaient l'Institut et son équipement informatique. Lors de son arrivée dans le service, C. Wolfhugel y apporta quelques informations supplémentaires, notamment l'accès à l'annuaire. Depuis 1995, le serveur Web a commencé à se développer ; plusieurs membres du SIS et de la bibliothèque centrale y collaborent, certains chercheurs y participent. Le SIS supervise l'ensemble de la gestion du serveur.
Actuellement, le serveur présente plusieurs facettes, alimentées par des sources différentes.
Tout d'abord, c'est un support de diffusion officiel de l'Institut Pasteur vers l'extérieur comme vers l'intérieur, géré par le SIS avec des données collectées dans l'ensemble de l'Institut. Ainsi, depuis 1996 les rapports d'activités des unités et laboratoires de recherche y sont présentés. Les éléments-clés de l'information scientifique y sont disponibles, sous la rubrique « bibliothèque » : bases de données bibliographiques, revues complètes en ligne, commandes de documents en ligne, etc. On y trouve également : l'annuaire du personnel ; le programme des « Cours Pasteur » ; les annonces de conférences, thèses, colloques se tenant sur le campus ; les comptes et le bilan de l'Institut ; divers renseignements pratiques (une courte histoire de l'Institut Pasteur, les moyens de s'y rendre, le musée, le réseau international).
C'est également un outil de référence pour la communauté scientifique internationale dans le domaine biologie, grâce à deux points forts qui sont la présentation structurée des ressources en biologie moléculaire (logiciels et référence) - voir chapitre 4, et l'accès à de nombreuses bases de données (voir chapitre 2).
C'est aussi un outil de travail pour les chercheurs, venant aussi bien de l'extérieur que du campus, qui permet un accès direct et commode à de nombreux logiciels d'analyse de séquences et aux principales banques de données biologiques, permettant ainsi quotidiennement à des dizaines de chercheurs (20 à 30 par jour environ) de mener des études pour lesquelles ils ne disposent pas de moyens locaux.
Enfin, c'est un outil de diffusion d'information pour les chercheurs de l'Institut, qui ont la possibilité de mettre à la disposition du public des pages thématiques sur leur activité de recherche, moins formelles et d'accès plus facile que les rapports officiels. Actuellement, une vingtaine de chercheurs ont conçu de telles pages.
Le nombre d'unités de recherche ou de services qui souhaitent diffuser une information sur leurs activités est en continuelle augmentation, et une restructuration du serveur s'est récemment imposée. La classification que nous avons mis en place provient d'une première distinction entre les documents pour les scientifiques (biologistes de l'Institut ou du monde entier, qui ont déjà une certaine idée de ce qu'ils souhaitent obtenir) et ceux, d'un accès plus facile pour le « grand public ».
Pour les scientifiques, nous proposons :
Pour le public, nous proposons :
Il existe également une rubrique dont l'accès est réservé au campus, et qui présente des informations locales, en particulier l'annuaire, les conseils d'utilisation pour l'informatique, ainsi que divers services communs de l'Institut.
Depuis déjà plusieurs années, la Bibliothèque souhaite créer une base de données répertoriant toutes les publications scientifiques écrites par les pasteuriens. Cette base, qui sera gérée conjointement par le SIS et la Bibliothèque, possède trois modes d'accès : la gestion proprement dite se fera directement sur la machine serveur (Ptolémée) ; pour ce qui concerne la gestion par les unités, et la consultation libre, l'accès aux données se fera par le Web. L'information que nous y apporterons par rapport aux bases bibliographiques déjà répertoriées sera celle des unités de rattachement de chaque publication ; ainsi, chacun aura la possibilité de connaître via les publications scientifiques d'un laboratoire, les thèmes de recherche qui y sont développés. Ce projet, qui a vu son aboutissement très récemment, fournira un outil appréciable tant pour la bibliométrie, que pour les collaborations des chercheurs, et diffusera une image de marque claire et rigoureuse de l'Institut Pasteur (collaboration Bibliothèque centrale).
Autres projets :
Le Web possède de nombreux atouts qui favorisent son choix comme média
de communication privilégié : son extrême simplicité d'utilisation
comme de mise en
uvre (du point de vue de l'utilisateur), sa
souplesse - notamment grâce à son indépendance vis-à-vis du système
client qui le rend universel, et la diversité des informations qu'il
peut servir, atouts qui en font aujourd'hui son immense
popularité. Nous nous attendons donc à ce que de plus en plus de
services et de laboratoires souhaitent l'utiliser comme moyen de
diffusion majeur. La récente restructuration permettra à chacun d'y
mieux trouver sa place.
La gestion globale du serveur Web est assurée par Irène
Wang. Catherine Letondal s'occupe plus particulièrement de la partie «
logiciels biologiques » (chapitre 4), Louis Jones des bases de données
(chapitre 6), et Annick Thébault de la partie « Conférences et
colloques ». Stéphane Bortzmeyer et Christophe Wolfhugel assurent la
mise en
uvre technique du serveur.
| Domaine | Nombre de requêtes |
| (1997/98) | |
| France (.fr) | 8147069 |
| Indéterminé | 1222006 |
| Commercial (.com) | 933501 |
| Réseau (.net) | 359208 |
| Enseignement/Recherche (.edu) | 308018 |
| Grande-Bretagne (.uk) | 204431 |
| Allemagne (.de) | 166747 |
| Canada (.ca) | 122600 |
| Pays/continent | Nombre de requêtes (1997/98) |
| France | 8147069 |
| Thèmes (.com, .net, .edu, .org, .gov, etc.) | 1224337 |
| Indéterminé | 1222006 |
| Europe de l'ouest (hors France) | 807318 |
| Amérique du Nord | 146370 |
| Asie | 123089 |
| Amérique du Sud | 90952 |
2
Créé par Frédéric Chauveau en 1992, il était surtout destiné aux outils informatiques pour le réseaux et les systèmes. L'accroissement du nombre de logiciels et de bases de données pour la biologie a conduit a réorienter les archives du serveur.
Le serveur Ftp comprend principalement :
Cette archive, dénommée GenSoft (Genetic Software) est subdivisée tout d'abord en sections représentant le système informatique utilisé, puis par domaines d'application (alignements de séquences, bases de données, phylogénie, liaison et localisation génétique, modélisation moléculaire, acides nucléiques, reconnaissance et extraction de motifs, protéines, utilitaires pour les séquences, programmation, et enfin une rubrique divers). Cette classification aide le chercheur néophyte à trouver le logiciel qui lui convient le mieux, et fait aussi gagner du temps à ceux qui savent ce qu'ils recherchent. Une veille technologique poussée nous permet de proposer ainsi des ressources à peu près exhaustives pour ce qui concerne les logiciels non commerciaux de biologie (131 pour Unix, 317 pour Macintosh et 175 pour Windows au 24 septembre).
Devant l'expansion de Linux, nous allons créer des « paquetages » qui permettront à ceux qui possèdent ce système d'exploitation d'installer certains logiciels sur leur propre PC.
Annick Thébault assure la veille technologique de GenSoft, Christophe
Wolfhugel assure la mise en
uvre technique du serveur, et Stéphane
Bortzmeyer s'occupe de la création des « paquetages » pour Linux.