
Table des matières
Présentation de l'enquête
Le questionnaire a été établi avec la collaboration
d'ergonomes, à la suite d'une dizaine d'entretiens avec des
utilisateurs. Cette enquête correspond à plusieurs
objectifs :
- mieux connaître les utilisateurs : quels logiciels
utilisent-ils, quels sont leurs problèmes, exploitent-ils au
mieux les ressources informatiques ?
- évaluer les améliorations possibles : formation,
documentation, interface du système informatique.
Les questions portaient essentiellement sur l'informatique
scientifique, qui n'est pas toute l'informatique de l'Institut Pasteur,
bien évidemment.
Ce dépouillement a un caractère plutôt
descriptif : nous avons procédé à une enquête
exhaustive, sans le redressement d'échantillon nécessaire
à une analyse statistique.
Qui a répondu à l'enquête ?
Environ un millier de questionnaires ont été
envoyés à tous les utilisateurs enregistrés sur
Cléopâtre. Nous avons reçu 580 réponses,
provenant en majorité de chercheurs et de stagiaires, dont plus
de la moitié venaient de personnes de moins de 35 ans,
arrivées à l'Institut Pasteur dans les 10 dernières
années.
Tableau 1 : Catégorie professionnelle
| Catégorie | Nombre | Hommes | Femmes
|
|---|
| Technicien | 61 | 27.9% | 72.1%
|
| Ingénieur | 49 | 30.6% | 69.4%
|
| Chercheur | 238 | 58.8% | 41.2%
|
| Stagiaire | 189 | 46.6% | 53.4%
|
| Administratif | 22 | 4.5% | 95.5%
|
FIGURE 1. Âge des personnes ayant répondu à
l'enquête

Parmi les 318 femmes qui ont répondu, une sur trois est
chercheur, une sur trois stagiaire, le dernier tiers comprend des
techniciennes (14.8%), des ingénieurs (11.4%) ou des
administratives. Par contre, la moitié des hommes (262) sont des
chercheurs, et un tiers des stagiaires.
Comment l'informatique est-elle utilisée à
Pasteur ?
Si, parmi les personnes ayant répondu, la plupart utilisent
déjà l'informatique depuis plusieurs années
après leur entrée à l'Institut Pasteur, plus rares
sont celles qui l'avaient utilisée avant d'arriver.
FIGURE 2. Nombre d'années d'utilisation de l'informatique après l'entrée à l'Institut Pasteur

Presque tout le monde utilise un Macintosh, moins un PC, mais le
terminal X et la station de travail ont une place non négligeable
parmi les réponses. Presque tout le monde à un ordinateur
dans son bureau (486 personnes), mais pas toujours attitré (263).
Tableau 2 : Type de terminal utilisé.
| Macintosh | 557
|
| PC | 164
|
| terminal X | 149
|
| station de travail | 63
|
Quels sont les logiciels utilisés ?
Le traitement de texte et le courrier électronique sont
utilisés par la quasi-totalité des personnes : 323
personnes lisent leur mail au moins une fois par jour, et une centaine
dès qu'il arrive. Les heures passées aux logiciels
réseau (jusqu'à 2 heures pour la semaine
précédant l'enquête pour 355 personnes), ainsi que
l'accès au Web (346) et au News (196)(a)
montrent l'importance qu'a pris la communication électronique
avec l'extérieur pour les pasteuriens.
Parmi les autres
logiciels, la recherche bibliographique et l'analyse de séquences
sont les plus utilisés.
Tableau 3 : Logiciels utilisés.
| Analyse de séquences | 292
|
| Assemblage de séquences | 134
|
| Modélisation moléculaire | 40
|
| Phylogénie | 54
|
| Analyse génétique(b) | 66
|
| Recherche bibliographique | 438
|
| Statistiques | 71
|
| Outils Unix | 105
|
Les problèmes.
Nous connaissions déjà un peu la nature des
problèmes qui se posent aux utilisateurs :
- interface des logiciels difficile à utiliser ;
- manque de formation ;
- manque du temps nécessaire à l'apprentissage ;
- manque de ressources (performances, banques, ...) ;
- difficultés de communication avec les informaticiens ;
- difficulté d'accès à une documentation
utilisable (simple et complète).
FIGURE 3. Les problèmes

FIGURE 4. En cas d'échec

Bien que 381 personnes se déclarent au moins assez satisfaites du
système actuel (dont 149 qui le trouvent satisfaisant), 277
personnes disent en effet perdre souvent du temps avec un ordinateur,
331 ne pas maîtriser les paramètres des logiciels, 247
avoir du mal avec un éditeur de texte ou avec le réseau.
On peut être un peu plus précis : comment se
caractérisent les problèmes ? Une analyse factorielle et
une classification ont été réalisées sur les
questions portant sur l'utilisation (quels logiciels, avec quelle
fréquence), l'apprentissage (formation, documentation, aide) et
la maîtrise (niveau d'utilisation).
FIGURE 5. Les opinions

Deux tendances se dégagent : l'intensité d'utilisation
d'une informatique plutôt scientifique et le degré de
confort dans l'utilisation.
On constate que l'intensité
d'utilisation est liée :
- à la catégorie professionnelle : d'un
côté les techniciens et les administratifs, et de l'autre
les chercheurs, ingénieurs et stagiaires ;
- à l'âge : il y a un effet de génération
séparant les 25-35 ans (utilisateurs plus intensifs) et les 45-55
ans ;
- au sexe : les hommes sont plus techniques que les femmes ;
- à l'utilisation avant l'entrée à l'Institut
Pasteur (mais beaucoup moins à la durée d'utilisation
après l'entrée à l'Institut Pasteur) ;
- à l'utilisation de logiciels assez pointus : phylogénie,
modélisation moléculaire ou bien réseau.
Bref, si on est un homme, chercheur, de la génération
25-35 ans, on utilise beaucoup plus l'informatique scientifique que si
on est une femme, technicienne, et de la génération 45-55
ans.
FIGURE 6. Utilisation avant l'entrée à l'Institut
Pasteur

Le confort d'utilisation est bien décrit par les questions
portant sur la maîtrise et le niveau, mais aussi sur celles qui
ont trait à la manière d'apprendre. Là, s'opposent
les personnes autonomes, s'aidant de la documentation et de
l'exploration et celles qui ont besoin d'une formation. On peut
remarquer que la formation dispensée par le SIS concerne
essentiellement des personnes moins expérimentées, mais
ayant une utilisation assez importante, surtout dans le domaine de
l'analyse de séquences. La satisfaction par rapport au
système informatique se mesure évidemment par l'inconfort
ressenti, et n'est lié à l'intensité d'utilisation
que pour ceux qui utilisent très peu l'informatique : ils ne sont
pas satisfaits du tout.
FIGURE 7. Comment vous débrouillez-vous...

Typologie des utilisateurs.
I Les occasionnels (210 personnes).
C'est la classe la plus nombreuse. Elle regroupe les utilisateurs qui
sont essentiellement usagers de la bureautique, et qui n'ont ni le but,
ni le temps de s'investir dans l'informatique par la consultation de
documentation, par une formation ou par l'exploration des
possibilités des logiciels. D'ailleurs, 64% de ces personnes
n'ont pas de terminal attitré. D'où un certain nombre de
difficultés, notamment avec les fichiers ou avec le réseau
(pour 65%) ; le mail est consulté moins d'une fois par jour,
voire jamais. Les utilisateurs de cette classe, plutôt des femmes
(61%), ont l'impression de mal maîtriser les paramètres des
logiciels, et de ne connaître que 20% de leurs fonctions. Pour
s'aider, 100% d'entre eux font appel à leurs collègues et
75% considèrent que leur moyen d'apprentissage passe par la
consultation d'un gourou. Mais ce qui caractérise le plus cette
classe, c'est de ne jamais consulter de documentation en cas
d'échec (72%) et de ne pas s'investir dans une formation
personnelle (76%).
II Les non unixiens (90).
Ce type d'utilisateur est bien décrit par deux
caracté-ristiques : une grande autonomie avec l'informatique,
mais d'une informatique ni "biologique"ni
"Unix". Il utilise plutôt des logiciels de statistiques
(34%) ou de recherche bibliographique (91%), même si c'est assez
fréquent pour les autres classes, et 49% de ces personnes
considèrent les statistiques comme faisant partie de leur
métier. Inversement, 81% n'utilisent pas de logiciels d'analyse
de séquences ou d'assemblage de séquences (98%) et
considèrent que ces activités ne font pas partie de leur
métier (72%). Il s'agit de personnes utilisant l'informatique
depuis longtemps (plus de 6 ans après leur entrée à
l'Institut Pasteur pour 44%), connaissant bien les logiciels qu'ils
utilisent (la moitié estiment connaître 60% des fonctions
des logiciels). L'informatique utilisée est apparemment
très peu "unixienne": 42% d'entre eux sont
équipés de PC, et malgré un bon niveau technique,
90% n'utilisent pas d'outils Unix, ni ne programment de routines
(98%). Ils n'ont pas besoin de formation (91% n'en ont d'ailleurs pas
suivi), et, en cas de problèmes, consultent la documentation.
III Les plus jeunes (85).
Aussi autonomes que les personnes de la classe précédente,
ces utilisateurs sont plus jeunes (41% ont entre 25 et 30 ans, 53% sont
stagiaires). Ils tiennent leurs connaissances d'une pratique avant leur
entrée à l'Institut Pasteur (plus de 6 ans pour 25%),
d'une formation antérieure et d'un apprentissage personnel (98%
n'ont pas suivi les formations SIS, mais 60% connaissent les logiciels
par la documentation ou par l'exploration). A la différence de la
classe précédente, ces personnes font de l'analyse de
séquences (92%), de l'analyse génétique ou de la
phylogénie. Ils connaissent les joies des réseaux, du Web
par exemple, pour la recherche dans les banques (98%), la recherche de
documents (83%), l'analyse de séquences (66%) ou du courrier
électronique (33% le lisent dès qu'il arrive). Ils se
débrouillent bien avec les fichiers aussi, et même assez
bien avec un éditeur de texte. Enfin, 63% sont des hommes.
IV Les discrets (30).
Une trentaine de personnes ont eu l'amabilité de remplir le
questionnaire, mais ne se sentent pas très concernées par
les questions (plus de 20 non réponses), car très peu
utilisatrices, du moins de l'informatique scientifique.
V Les apprentis (90).
Une classe un peu à part rassemble ceux qui ont suivi les
formations du SIS (l'analyse factorielle regroupe les personnes qui ont
des points communs moins courants que par exemple le fait de
posséder un Macintosh). Mais on peut remarquer que ce n'est pas
le seul point commun dans ce groupe : plus informées des efforts
désespérés du SIS pour communiquer avec les
utilisateurs, ces personnes lisent le B6 (90% le gardent) et ont
répondu à la plupart des questions du questionnaire !
S'agit-il d'autres effets de la formation qu'ils ont suivie, les
personnes se débrouillent bien avec le réseau, explorent
par le Web, utilisent les outils Unix (40%), se débrouillent
assez bien avec un éditeur de texte (40%), lisent les News (50%),
utilisent un menu (58%), envoient un mail à help en cas de
problème (48%) et ont décroché la meilleure note
à la question Quizz sur le prix Internet (23%). Il se peut que la
possession d'un terminal X (56%) soit aussi un facteur favorable. Si 76%
d'entre eux sont une aide pour quelqu'un et 81% ont déjà
installé un logiciel, aucun d'entre eux ne programme. La
formation ne résoud pas tout : sur le plan factoriel (voir figure
page suivante), ces personnes sont tout de même du
côté de ceux qui ont encore des difficultés,
même si elles utilisent l'informatique depuis quelques
années.
VI Les gourous (35).
Dans cette classe ont trouve les quasi "informaticiens" (97%
d'hommes...). Leur différence est la pratique de la programmation
(61% considèrent la programmation comme faisant partie de leur
métier, 82% programment des routines, 20% des programmes plus
complexes - ce qui fait un palmarès de 7 programmeurs pour tout
l'Institut Pasteur hors SIS !). Ils se débrouillent bien avec
à peu près tout, ont une station de travail (73%), ou un
terminal X, utilisent beaucoup le réseau (45% ont
réalisé une page Web, 48% ont posté un message dans
les News), explorent souvent (42%) et pratiquaient l'informatique avant
d'entrer à l'Institut Pasteur (plus de 6 ans pour 55%). C'est
dans cette classe que les personnes ont signalé des
problèmes de performances ou demandé l'installation de
logiciels.
VII Les administratifs (22).
Signalons enfin les personnes qui ont un compte sur le serveur
Cléopâtre essentiellement pour l'accès au courrier
électronique, mais moins pour l'utilisation de logiciels
scientifiques.
VIII Les autres.
Tous ceux dont nous n'avons pas reçu de réponse, et dont
nous ne saurons jamais rien !
Figure centrale

Que faire ?
La formation.
Nous savons qu'il y a une très forte demande de formations
courtes, que nous essayons de satisfaire dans la mesure de nos
disponibilités. À ce jour, environ 150 personnes ont pu
assister aux formations dispensées par le service, et les
conseillent (85%). Ce qu'on constate évidemment, c'est que ces
formations sont plutôt demandées et suivies par ceux qui
sont moins à l'aise. Ce sont des formations de base, utiles
à ceux qui ont une utilisation déjà assez intensive
et souvent inévitable dans leur domaine (analyse de
séquences).
Quant à la formation avant Pasteur :
force est de constater qu'elle est peu significative quant au niveau
d'utilisation (voir la figure centrale).
Apprentissage personnel.
FIGURE 8. Moyens d'apprentissage.

Il n'y a pas de secret : l'acquisition de compétences suffisantes
pour une bonne maîtrise des outils est associée à la
fois à une longue pratique et à l'auto-formation, qui
passe par la consultation de la documentation que ce soit en cas
d'échec ou pour prendre connaissance des logiciels existants. La
formation est donc une étape nécessaire, mais certainement
pas suffisante. N'est-ce pas vrai dans tous les domaines ?
FIGURE 9. Utilisation de la documentation.

FIGURE 10. Le B6.

Améliorer l'environnement d'utilisation.
L'environnement actuel, l'interface ligne de commande d'Unix, est
très peu ergonomique. Nombreuses ont d'ailleurs été
les remarques à ce sujet dans les réponses. Les
manipulations de base sur les fichiers sont compliquées et il est
difficile de se représenter l'effet d'une commande, car le
résultat n'est pas automatiquement visualisé. Pour ne rien
arranger, les logiciels, mis à part GCG, ont tous une interface
de dialogue différente. Enfin, la documentation existe, oui, mais
elle est produite par les auteurs des logiciels que nous installons, qui
ne prennent pas toujours la peine de considérer que les
utilisateurs de leurs programmes n'ont pas ... écrit ces
programmes. Résultat : il faut apprendre des tas de syntaxes
différentes, et surtout, on a beaucoup de mal à explorer
et à découvrir les ressources proposées.
Toutes ces constatations nous ont amenés à envisager
le développement d'une interface utilisateur intuitive dont le
but serait pédagogique : favoriser l'apprentissage par
l'exploration et par l'auto-documentation, tout en évitant dans
la mesure du possible de masquer définitivement la
complexité de l'environnement informatique des
biologistes. Inutile de dire que ce n'est pas simple.
Catherine Letondal
(Foire aux questions)
(Frequently Asked Questions)
Cette FAQ a pour but de répondre aux questions les plus
fréquemment posées par les utilisateurs au service
d'informatique scientifique, et qui relèvent de sa
compétence.
"Je veux relier un nouveau
matériel informatique au réseau, comment dois-je
procéder ?"
Ce type de demande doit de préférence émaner
de la personne chargée du contact informatique de l'unité
ou du service.
Pour les demandes de connexion de Macintosh, envoyer une demande
à netadm@pasteur.fr, en précisant :
- le type exact du matériel à raccorder ;
- le numéro de la prise auquel ce matériel doit
être raccordé ;
- le numéro de l'ancienne prise s'il s'agit d'un
matériel déplacé ;
- l'inventaire des équipements déjà
raccordés sur la nouvelle prise, le cas échéant ;
- le nom de la zone "Appletalk";
- la longueur de câble nécessaire (standard : 1,5 m,
distance maximale : 5m) ;
- s'il vous faut un kit "Phonenet "(dans ce cas,
préparer un bon de cession interne).
Pour qu'une imprimante puisse être utilisée depuis un
système Unix (cleopatre, mendel, darwin, babel, ...), il
faut tout d'abord qu'elle soit connectée en Appletalk et utilise
le langage Postscript. Ensuite, il faut :
- l'identifier : nous communiquer sa zone et nom actuels. Ces
informations se trouvent avec le Sélecteur (sur un Mac
voisin). Bien sûr, il est inutile de changer ces informations de
votre côté, sinon, on risque de tourner en rond quelque
temps ;
- la nommer : lui trouver son futur nom propre, ni une marque comme
LaserWriter IIg, ni le nom de votre unité, ni le nom de son
heureux propriétaire (car elle peut en changer). Limitez-le
à moins de 16 caractères alphabétiques (pour vous
inspirer de l'existant, vous pouvez faire, sur l'un des systèmes
Unix : lpc status). Envoyez ces trois noms (zone Appletalk, nom actuel,
futur nom propre) à netadm@pasteur.fr.
- la laisser en état de marche : en effet, comme elle va
devenir un périphérique de sortie d'un (voire plusieurs)
système Unix, son arrêt peut rapidement provoquer un
encombrement important de l'espace disque. Il faudra donc, non
seulement, la laisser allumée en permanence, mais aussi s'assurer
qu'elle a toujours du papier. Il faudra aussi informer de cette
contrainte le contact informatique de votre unité, ainsi que la
personne responsable de son bon fonctionnement.
Pour les connexions Ethernet (terminaux X, stations), préciser :
- le type exact du matériel à raccorder ;
- le numéro de la prise auquel ce matériel doit
être raccordé ;
- le numéro de l'ancienne prise s'il s'agit d'un
matériel déplacé ;
- l'inventaire des équipements déjà
raccordés sur la nouvelle prise, le cas échéant ;
- le nom de l'unité ;
- la longueur de câble nécessaire (standard : 2 m,
distance maximale : 5 m) ;
- un nom de machine (mêmes recommandations que pour les
imprimantes).
Pour les demandes de connexion de PC, les cas se traitent
individuellement. Veuillez nous contacter directement pour un devis.
"Je me connecte sans
problème, pourtant mon mot de passe n'est pas accepté
lorsque je veux le changer"
Chaque mot de passe doit être changé au moins une fois par
an. Les mots de passe doivent avoir une longueur comprise entre 6 et 8
caractères, ne doivent pas contenir de caractères
accentués ou spéciaux, ni de caractères du
pavé numérique. Les lettres minuscules ou majuscules,
chiffres, ponctuation (. , ! ? ; : _ - + =) sont parfaitement admis.
Si dans ces conditions, le problème persiste, et que votre
mot de passe comporte plus de 8 caractères, n'entrez que les 8
premiers caractères du mot de passe.
N'oubliez pas :
votre mot de passe est personnel.
"L'imprimante ne <<marche>>
pas, que faut-il faire ?"
Vérifier :
- qu'elle est sous tension ;
- qu'il y a du papier ;
- qu'elle est "en ligne "(voyant online s'il est
disponible) ;
- qu'elle est branchée au réseau (vérifier le
branchement du kit) ;
- Si cela ne fonctionne toujours pas :
éteindre
l'imprimante, attendre une minute, rallumer
- si cela ne fonctionne toujours pas, envoyer un mail à
help@pasteur.fr, en indiquant le nom de l'imprimante, la zone et
le numéro de prise réseau.
"J'ai perdu mon courrier, comment
puis-je le récupérer ?"
Il est très difficile de perdre un fichier sur un système
Unix. Par conséquent, vous avez probablement remisé votre
courrier sans vous en rendre compte. Essayez de vérifier votre
fichier Mail/received (sous elm, taper c pour change
folder, et préciser ~/Mail/received).
"Je ne retrouve plus mes fichiers,
où sont-ils ?"
Les fichiers, contrairement à une idée fort
répandue, ne se déplacent jamais tous seuls (pas plus
qu'ils ne disparaissent sans intervention extérieure). Si vous ne
trouvez pas un fichier, vérifiez
- que vous êtes bien à l'endroit où ce fichier
est rangé ;
- que vous n'avez pas effectué une destruction sans vous en
rendre compte (la flèche vers le haut vous permet de rappeler les
commandes précédentes) ;
- que personne n'a pu entrer par effraction sur votre compte.
Si vous avez détruit des fichiers précieux, vous pouvez
à titre exceptionnel en demander la récupération en
envoyant un mail à root@pasteur.fr, en indiquant le nom et
l'emplacement exacts du fichier, et sa date de destruction. Cette
opération de récupération est possible - car nous
sauvegardons périodiquement l'ensemble des systèmes sur
bande magnétique -, mais elle est très coûteuse en
temps et en énergie. Il n'est pas question de
généraliser cette pratique.
"Les flèches de direction me
donnent des caractères bizarres, comment puis-je me déplacer
?"
Le mieux est d'installer NCSA Telnet correctement, c'est à
dire d'aller chercher (avec Fetch) sur notre serveur
ftp.pasteur.fr la version 2.7b4 (originale ou francisée)
dans le répertoire :
/pub/Mac/Networking/Telnet/Pour_Institut_Pasteur
Que vous ayez ou n'ayez pas eu ce courage, vous pouvez néanmoins
vous en sortir. Dans les menus de NCSA Telnet, voici ce que vous
pouvez faire (le détail peut varier selon les versions de ce
logiciel).
- sélectionner, dans la barre de menus, l'entrée
"Session" ;
- descendre jusqu'à "Touches fléchées
EMACS" ("EMACS arrow mapping") ;
- désactiver cette option.
Cela devrait aller mieux ensuite. Pour corriger ce défaut plus
durablement, aller dans l'entrée "Édition"
(Edit) de la barre de menus, choisir l'entrée
"Préférences", puis la sous-entrée
"Terminaux". Selon toute vraisemblance vous n'avez qu'une
définition, <Default>. Cliquer sur "Modifier"
(Change) et annulez "Touches fléchées
EMACS" (EMACS arrow mapping).
"Je ne peux pas sortir d'emacs avec
<ctrl X> <ctrl C>. Comment débloquer la
situation ?"
Vérifiez tout d'abord que vous entrez effectivement au clavier la
combinaison <ctrl X> <ctrl C>(en regardant
la ligne de commande d'emacs, qui doit indiquer "C-x C-c"). Il
s'agit alors également d'un problème de configuration de
NCSA Telnet. Vous pouvez donc, soit récupérer la
version configurée sur le serveur ftp, soit :
- sélectionner, dans la barre de menus, l'entrée
"Session" ;
- descendre jusqu'à "Touches programmées"
(Setup Keys) ;
- désactiver toutes les touches.
N'oubliez pas de changer le <Default>.
"Je n'arrive pas à
écrire des lettres accentuées, ou je n'arrive pas à
les lire correctement, que faut-il faire ?"
Il faut que toutes les applications que vous utilisez soient
correctement configurées pour émettre et recevoir de l'ISO
8859-1 (Latin1). L'ensemble des procédures est décrit dans
le numéro 7 du B6 (Communiquer électroniquement en
français correct, par Daniel Azuelos). Comment ça,
vous n'avez pas gardé cette excellente publication ?
"Mon PC/Macintosh/imprimante/terminal/... est en
panne, que dois-je faire ?"
Si le matériel en question est encore sous garantie,
adressez-vous à votre revendeur. Si la garantie est
dépassée, adressez-vous au service dépannage ou au
service après-vente de la société qui vous semble
la plus sérieuse (votre gestionnaire pourra peut-être vous
aider dans cette quête). Le service d'informatique scientifique ne
s'occupe que des problèmes de réseau, non de machines.
"Je veux me connecter depuis chez moi,
comment faire ?"
Lisez l'article "Accès par modem" de Daniel Azuelos dans ce
même numéro.
"Dupont est parti du laboratoire,
il faut fermer son compte, comment procéder ?"
Le contact informatique de l'unité doit de
préférence gérer ce type de demande. Il suffit
d'envoyer un mail à root@pasteur.fr en précisant le
nom d'utilisateur de la personne.
"Je vais partir en stage, puis-je
faire suivre mon courrier ?"
C'est parfaitement faisable. Pour le moment, il suffit d'envoyer un mail
à root@pasteur.fr en précisant l'adresse exacte et
complète, et la date à partir de laquelle le renvoi devra
s'effectuer.
"Je n'apparais pas dans l'annuaire
électronique, pourtant, j'existe !"
L'annuaire est bâti à partir des données que nous
fournit la Direction des Ressources Humaines. Si votre nom
n'apparaît pas, ou est mal orthographié, prenez contact
avec la DRH pour effectuer la correction. De la même
manière, veillez à fournir à la DRH et au service
informatique le même nom pour que votre adresse
électronique figure dans l'annuaire.
"J'ai oublié mon mot de passe,
que dois-je faire pour pouvoir me connecter à nouveau ?"
Envoyez un mail à root@pasteur.fr, qui vous donnera un mot
de passe "vierge" et un délai de grâce pour le changer.
"Je n'ai pas utilisé mon compte
depuis longtemps, mon mot de passe est refusé, que dois-je faire pour
pouvoir me connecter à nouveau ?"
Passez au service d'informatique scientifique (premier étage du
CIS) avec votre badge pour réactiver votre compte.
"Y a-t-il un émulateur graphique
utilisable sur Macintosh ?"
Oui, nous avons une licence site pour MacX (pour environ 50
exemplaires). Vous pouvez le charger directement sur votre Macintosh,
selon les instructions suivantes :
- ouvrez le Sélecteur ;
- cliquez sur "Appleshare";
- dans la zone "sis", choisissez le serveur
"Pouvoir";
- connectez-vous avec le nom "macx" et le mot de passe
"macx" ;
- glissez le dossier "MacX" sur votre disque dur ;
- glissez le contenu du dossier Ouvrez/glissez dossier
système vers votre Dossier Système ;
- éliminez le dossier inutile, gardez seulement
"MacXPCI" si vous avez un PowerMac 7200, 7500 ou 8500, et
"MacX" sinon.
C'est installé. Vous avez par défaut la configuration pour
lancer une fenêtre sur cleopatre, et pour lancer GCG.
"Je n'arrive pas à
détruire le fichier xxxx."
C'est probablement parce que le nom de ce fichier contient des
caractères interprétés par le shell, comme ` ~ ! #
$ % ^ & * ( ) [ ] { } ' " | \ / ? < > ; <espace>. Pour
manipuler un fichier contenant un tel signe, vous pouvez soit
"quoter" le nom entier, c'est-à-dire le mettre entre
guillemets, soit forcer le signe lui-même en le faisant
précéder de l'antislash (\). Par exemple : rm
"truc(old)" ou rm truc\(old\).
"J'ai entendu parler de ce logiciel génial,
"JeTravaillePourVous", mais je n'arrive pas à
l'installer."
Si cette application vous intéresse, il semble raisonnable de
penser que d'autres personnes à Pasteur pourraient
également être intéressées. Il vous suffit de
demander à root@pasteur.fr de réaliser
l'installation de cette application, en précisant où l'on
peut se la procurer.
En général, si vous rencontrez un problème, merci
de nous en faire part par mail en précisant :
- dans quel contexte vous travaillez (Mac, PC, terminal X, station)
;
- avec quel logiciel de connexion le cas échéant ;
- quelle est l'application qui vous a posé problème ;
- et surtout, la teneur exacte du message d'erreur fourni par la
machine.
En effet, un message du genre "Ça ne marche pas "ne
nous permet pas de savoir quelle difficulté vous avez
rencontrée, et par conséquent ne nous permet pas de vous
aider.
Sachez que nous recevons près de 30 messages électroniques
par jour nous demandant de résoudre les problèmes les plus
variés, et que si nous devions échanger plusieurs
courriers pour avoir la moindre idée de ce qu'il se passe, nous
ne ferions plus que cela. Les messages bien dirigés, clairs et
concis, reçoivent le meilleur accueil. Essayez également
de ne poser qu'une seule question par message.
FAQ réalisée par Irène Wang, avec l'aide de
Daniel Azuelos, Laurent Bloch, Louis Jones, Christophe Wolfhugel.
Beaucoup d'utilisateurs des ordinateurs ne se rendent pas compte des
traces qu'ils laissent en utilisant ces machines. Les ordinateurs ont
une grande capacité à se souvenir de tout, des heures
où on s'est connecté, des programmes que l'on a
lancé, etc.
Ceci est vrai à l'Institut Pasteur, ou dehors lorsque vous
utilisez votre Carte Bleue, comme l'a découvert le faux
témoin Jacques Mellick, dans l'affaire OM-Valenciennes, lorsque
l'heure de passage au péage de l'autoroute (il avait payé
par carte bleue) l'a "trahi".
Concernant spécifiquement l'Institut Pasteur, les ordinateurs
gérés par le SIS gardent en mémoire des
informations que certains considèrent peut-être comme
confidentielles comme : heures de connexion, serveurs Web
consultés, groupes de News lus, etc.
Ces informations ne sont pas forcément nominatives : si vous
lisez les News depuis central.pasteur.fr, le serveur de
News ne sait pas quel utilisateur, parmi les dizaines
connectés à ce moment, a demandé tel groupe. En
revanche, si vous travaillez depuis une machine individuelle,
l'information est presque nominative.
Naturellement, toutes ces informations ne sont pas accessibles à
quiconque. Les heures de connexion interactives peuvent être lues
par tout utilisateur de la machine (commandes `last' et
`finger') et le travail que vous faites à un moment
donné peut être vu par les autres personnes
connectées (commande `ps'). Ceci est une tradition Unix.
Les autres informations (origine et destination des messages
envoyés et reçus par le courrier électronique --
mais pas leur contenu --, lecture des News, heures de connexion
via le réseau téléphonique, etc) ne peuvent
être lues que par l'équipe système du SIS (pas la
totalité du service). Ces ingénieurs n'ont
évidemment pas le droit de les utiliser à d'autres fins
que professionnelles : surveillance des tentatives de piratage,
statistiques sur l'activité du système, etc. La morale
professionnelle de base (et le droit du travail) s'opposeraient à
tout autre usage. En revanche, ces informations sont nécessaires
au travail des administrateurs système, notamment à la
lutte contre le piratage et à l'optimisation des ressources
machine.
Il ne s'agit encore là que des informations
récoltées de manière routinière par les
systèmes informatiques. Mais des récoltes plus
indiscrètes sont possibles et parfois pratiquées par des
gens peu scrupuleux ou tout simplement par un administrateur
système enquêtant sur un problème ponctuel. Ainsi,
un "sniffer"(logiciel de surveillance du réseau qui
"capture"toute l'information qui passe) peut détecter
des problèmes subtils de réseau mais il peut aussi,
accidentellement ou volontairement, amasser de l'information
confidentielle. (La seule protection contre les "sniffers"est
l'utilisation des techniques de cryptographie, quasi-interdites en
France.)
À l'Institut Pasteur, la démarche suivie est de
réserver la lecture de l'information collectée
régulièrement aux administrateurs
habilités. Normalement, la mise en route de méthodes de
collecte exceptionnelles (comme l'installation d'un
"sniffer") fait toujours l'objet d'un avertissement
préalable.
Références :
Stéphane Bortzmeyer
La plupart d'entre vous ont probablement déjà
utilisé un système de recherches par mot-clé : un
de ces logiciels où on tape "Clinton" et où on
récupère la biographie du président
américain.
Ma lecture régulière des "logs" (enregistrement
des requêtes) d'un tel serveur m'a convaincu que la grande
majorité des utilisateurs ne se sert pas de façon efficace
de tels outils. Les erreurs vont de la surestimation de l'intelligence
du programme (je vois des requêtes en langage naturel) à
l'ignorance des règles de syntaxe spécifiques d'un
système donné (mot-clé ET quand le système
comprend AND par exemple).
Le but de ce court texte est simplement d'expliquer quelques concepts de
base en informatique documentaire, concepts qui seront illustrés
d'exemples pris surtout dans les moteurs de recherche du Web, et qui
pourront servir lors de toute interaction avec un système de
recherche par mots-clés. Je sais, je ne suis pas un
documentaliste professionnel, mais c'est justement parce que j'ai
souffert pour apprendre cela que je voudrais en faire profiter les
autres.
Les exemples sont empruntés aux grands systèmes de
recherche du Web (Lycos, AltaVista, Inktomi, etc), leurs URL figurant
à la fin. Le système Harvest dont je parle souvent n'est
pas un serveur mais un logiciel que vous pouvez utiliser pour faire vos
propres serveurs de recherche. Il est notamment utilisé à
Pasteur pour le serveur "Biology ", système de
recherche parmi les serveurs Web du monde de la biologie. Quant à
Glimpse, c'est un système d'indexation et de recherche qui peut
être utilisé dans Harvest ou seul.
1. Pourquoi les ordinateurs ne sont-ils pas plus intelligents ?
Un des pièges les plus fréquents en informatique
documentaire est la croyance en l'intelligence de l'ordinateur. Le
serveur "Biology "voit souvent passer ce genre de demandes
(l'orthographe a été respectée) :
"qu'est-ce qu'un nucleole "
"mecanismes de l'immunité "
Ce genre de questions semble indiquer que leur auteur croit le logiciel
capable de comprendre. Mais ce n'est pas le cas. Le programme est au
contraire troublé par ces apostrophes et ces mots
supplémentaires. Il aurait bien mieux valu taper :
nucléole
immunité
En effet, la compréhension du langage naturel, celui de tous les
jours, avec ses pièges et son importance du contexte reste un
sujet de recherche pointu. En dépit de promesses ridicules faites
depuis de nombreuses années, il n'existe toujours pas de logiciel
capable de comprendre la langue naturelle. C'est pour cela qu'on parle
de système de recherche par mots-clés. Le logiciel ne
comprend pas une phrase mais il peut se débrouiller avec des
mots-clés, des entités séparées (pas de
problème de contexte) qu'il recherchera par force brute (choses
que les logiciels savent faire nettement mieux).
Excite est apparemment le seul des grands moteurs de recherche sur le
Web qui se prétend capable de comprendre le langage naturel. En
pratique, "Ebola virus outside of Gabon "retourne pratiquement
les mêmes pages que "Ebola virus in Gabon "dont toutes
celles sur le Gabon... "Ebola virus NOT in Gabon "donne un
meilleur résultat, indiquant les limites de la
compréhension de cet outil.
Le nouvel annuaire électronique Télétel, accessible
par le 11, permet des requêtes "formulées librement
"dans le champ Activité. Cela marche parfois très
bien ("Mon hamster est malade "affiche bien les
vétérinaires) et parfois moins ("Je veux vendre ma
voiture "et "Je veux acheter une voiture "donnent le
même résultat). En fait, comme l'indique la documentation,
le serveur ne comprend pas réellement ce qu'on lui demande, il
repère des mots-clés dans la phrase et cherche ensuite ces
mots-clés.
2. La logique booléenne
Un seul mot-clé, c'est peu. Si on s'intéresse aux
Garifunas du Honduras, le seul mot "Garifuna "trouvera en plus
ceux du Belize et du Guatemala. Mais, pour pouvoir mettre plusieurs
mots-clés, la logique booléenne (de son inventeur Boole,
son nom dans Inktomi rapporte plusieurs cours de logique) est
nécessaire pour les combiner. Si je tape "Garifuna Honduras
", est-ce que je veux les pages Web sur le Honduras même si
elles ne mentionnent pas les Garifunas ?
La logique booléenne fournit plusieurs connecteurs de
mots-clés : ET (AND en anglais car le système de recherche
utilise en général cette langue), OU (OR) et parfois NON
(NOT) et même PRÈS (NEAR). Tous les systèmes de
recherche ne permettent pas de les utiliser. Mais surtout, ils ont en
général des connecteurs implicites lorsque vous indiquez
plusieurs mots. Il est recommandé de lire la documentation car on
ne peut pas deviner que Yahoo, Harvest et WebCrawler utilisent AND par
défaut alors que Lycos ou Inktomi utilisent OR.
On peut aussi indiquer comment doivent se grouper les mots en ajoutant
des parenthèses. Des grands moteurs de recherche, je ne connais
qu'AltaVista qui permette cela.
3. Attention à la casse
Certains outils de recherche très utilisés en informatique
comme l'outil Unix "grep "sont, par défaut, sensibles
à la casse. Cela ne veut pas dire qu'ils sont fragiles mais que,
pour eux, majuscules et minuscules sont deux choses différentes
et, lorsqu'on leur demande de trouver "poisson ", les notes
sur le peintre Poisson leur échappent.
La plupart des systèmes de recherche du Web sont insensibles
à la casse. Cela peut parfois être changé. AltaVista
a une règle complexe : si la requête est entièrement
en minuscules, AltaVista est insensible à la casse. Autrement, il
devient sensible.
Les recherches sensibles à la casse ne sont pas forcément
plus rapides. (Pour Glimpse, elles sont plus lentes, vu la structuration
de l'index.)
4. Attributs et champs
Les recherches par mots-clés ont souvent un défaut : on
trouve trop de choses. Pour le réduire, on souhaite souvent se
limiter à une partie du document. Si vous cherche la page Web de
Jacques Chirac, vous risquez d'être noyé sous les pages
parlant incidemment de Chirac (notamment celles de GreenPeace :-). Il
vaudrait mieux chercher uniquement celles où "Chirac
"apparaît dans le titre. Certains moteurs les classent en
tête (voir Classement) mais d'autres permettent tout simplement de
qualifier la requête, d'indiquer des attributs ou noms de
champs. Par exemple, dans AltaVista, vous demanderiez "title :Chirac" et
restreindriez ainsi les recherches.
Cette possibilité d'utiliser les attributs est rare. Harvest,
OpenText et AltaVista l'offrent. Cela permet des fonctions très
intéressantes comme de trouver tous les serveurs Web qui
référencent le vôtre ("url-references :
http://www.moi.domain/" sur Harvest).
5. Caractères composés
Vous le savez, le français, et toutes les langues
européennes sauf l'anglais, utilisent des caractères
composés comme è ou ç. Les logiciels étant
la plupart du temps écrits par des Nord-Américains, le
traitement de ces caractères est rarement complet. Souvent, ils
sont acceptés mais déclenchent des bogues
mystérieuses dès que la requête devient un peu
complexe.
AltaVista a une façon de les traiter qui ressemble à celle
qu'il utilise pour les majuscules. Si la requête n'utilise pas de
caractère composé, il estime qu'il doit faire la recherche
parmi toutes les versions possibles des mots, avec ou sans
caractères composés. C'est ainsi que "congres
"trouvera un congrès alors que "congrès "ne
trouvera pas le poisson.
Harvest respecte votre requête. Si vous cherchez dans des pages en
français et que vous voulez des informations sur un
congrès, il faudra taper le mot correctement, à condition
que les pages Web soient elles-mêmes correctement
orthographiées !
Lycos croit à tort voir des caractères spéciaux,
qu'il supprime.
La plupart des autres moteurs réduisent les caractères
composés de la requête et de l'index à leur
équivalent simple (è devient e). Ecila, qui prétend
être un système de recherche spécifique du Web
français, n'est même pas capable de restituer les
caractères composés des textes qu'il a indexé.
6. Pertinence et classement
La plupart des moteurs de recherche essaient de vous aider à
faire votre choix parmi les montagnes de pages trouvées en les
classant selon certains critères de pertinence. Le classement le
plus simple est le nombre d'occurrences d'un mot-clé. Quant il y
a plusieurs mots clés reliés par un OR, il est courant de
classer d'abord les pages ayant tous les mots.
Les différents systèmes de recherche ayant des
critères de classement différents, il n'est pas
étonnant que le mot-clé "python ", donné
à Inktomi, privilégie le langage de programmation Python
alors que Lycos préfère les humoristes de Monthy
Python. Les zoologistes seront déçus que le serpent se
retrouve loin dans le classement. Malheureusement, les critères
de classement sont rarement documentés. Glimpse résoud le
problème de façon radicale en ne faisant aucun classement.
7. Critères de sélection d'un moteur de recherche Web
- taille de la base (nombre d'URL indexés),
- puissance du langage de requête,
- performance de recherche (la vitesse d'accès au serveur est
souvent tellement faible que la vitesse du serveur compte peu),
- fréquence des mises à jour,
- "list based "contre "spider based ",
c'est-à-dire construits par des humains, comme Yahoo, où
un documentaliste récolte l'information ou par un robot
("spider") comme AltaVista ou Lycos, qui récolte tout
ce qu'il peut.
8. Plus de détails
Les systèmes de recherche en informatique documentaire
fonctionnent souvent par raffinements successifs. On dit qu'ils ont un
état et que cet état évolue à chaque
requête. Le caractère "sans état "du Web
(chaque requête est auto-suffisante et le serveur n'a pas la
mémoire des précédentes) fait que les moteurs de
recherche du Web ignorent cette possibilité. La documentation
d'AltaVista est la seule à préciser qu'il faut le faire
à la main.
Certains moteurs de recherche essaient d'être intelligents
à votre place. C'est ainsi qu'Infoseek estime que deux mots
capitalisés de suite (par exemple "Clara Zetkin ") sont
en fait un seul mot. Cela peut aider les requêtes insuffisamment
pensées à réussir. Mais cela peut aussi troubler.
9. URLs
Sélection de ressources en information-documentation
<http://www.cnam.fr/INTD/point.html>
Les moteurs de recherche qui indexent tout
(?) le Web :
Logiciels et techniques :
Serveurs sur des bases manuelles ou sur
une partie du Web :
Divers :
- Méta-index CUI <http://cuiwww.unige.ch/meta-index.html>
- Liste ADIT des moteurs de recherche
<http://www.adit.fr/Recherche/Rech.html>
Réalisé par Stéphane Bortzmeyer
<bortzmeyer@pasteur.fr>
<http://web.cnam.fr/personnes/bortzmeyer/home_page.dom>. Avril
1996. Si vous lisez ce texte en l'an 2000. il n'est plus à jour
:-)
Quatre ans après le renouvellement du Service d'Informatique
Scientifique il convient d'informer les pasteuriens de ce qu'il
coûte. Ces informations doivent être
appréciées en gardant à l'esprit les
évolutions récentes qui ont vu, en fait, un bouleversement
complet des pratiques des chercheurs dans ce domaine.
Pour 1996 les coûts salariaux du SIS (comptés en
année pleine) seront de 6 000 000 F, le budget de fonctionnement
de 2 460 000 F, le budget d'équipement de 2 440 000 F. Ceci
représente de l'ordre de 1% du budget de l'Institut Pasteur, ce
qui ne fait pas à l'informatique scientifique une part
démesurée, de loin pas.
Ces chiffres sont à rapporter aux données suivantes : 1200
utilisateurs sont enregistrés sur nos systèmes ; au cours
d'une journée, 500 utilisateurs différents se connectent
au moins une fois au système. 3 000 messages électroniques
sont échangés quotidiennement.
Dans le domaine de la formation dispensée aux utilisateurs,
près de 30 journées d'initiation ou de perfectionnement
ont pu être organisées au cours de l'année 1995,
sans compter le Cours Pasteur d'Informatique en Biologie.
Pour l'assistance technique aux utilisateurs il est impossible de
dénombrer les milliers de coups de téléphone et de
messages électroniques échangés dans
l'année.
Ces quelques exemples illustrent la transformation radicale que
l'informatique scientifique de l'Institut Pasteur a subie aux cours des
années récentes. Une petite analyse des dépenses ne
manquera pas d'éclairer cette transformation.
Les dépenses de fonctionnement
Il y a quelques années cette partie du budget était
largement dominée par la maintenance des ordinateurs centraux,
mais de 1995 à 1996 ce poste passe de plus de 600 000 F à
moins de 300 000 F. Cette baisse procède de contrats mieux
adaptés et de la diminution des coûts du matériel.
La maintenance du logiciel augmente légèrement (360 000
F), celle du réseau suit le développement du réseau
puisqu'elle est passée de 320 000 F en 1993 à 490 000 F en
1996.
Le prix de l'accès à l'Internet se décompose en
abonnement à RENATER (c'est à dire l'interconnexion avec
les régions et l'international), 360 000 F, et abonnement
à la plaque régionale RERIF (Île de France), 228 000
F. Les autres frais de télécommunications approchent les
200 000 F.
Le reste du fonctionnement concerne la formation, la documentation, le
tirage du B6, l'achat de petits logiciels, etc ..
Les coûts de réseau et télécommunications
dominent donc notre budget de fonctionnement (53%). C'est logique
puisque ce sont les services les plus prisés par les chercheurs
de l'Institut Pasteur.
Les dépenses d'équipement
Les projets d'investissement du SIS pour 1996 (dont certains sont
déjà réalisés) se répartissent
presque également entre les ordinateurs et le réseau.
Pour ce qui concerne les systèmes centraux il y aura surtout des
évolutions, comme des augmentations de capacité de
matériels déjà en place. De 1 600 000 F l'an
dernier, cette partie baisse à 1 180 000 F : le prix des
ordinateurs ne cesse de baisser.
Amélioration de la sauvegarde des
données
La principale innovation aura été l'installation d'un
robot de sauvegarde sur cartouches magnétiques des données
: cet appareil recopie toutes les nuits les fichiers qui ont
été créés ou modifiés dans la
journée. Chaque week-end il effectue un copie complète des
disques. La capacité totale des cartouches montables sans
intervention manuelle est de 1 téra-octets (1000 milliards de
caractères), ce qui représente plusieurs mois
d'activité.
Ce nouveau matériel permet la restauration immédiate des
fichiers détruits accidentellement et l'archivage de copies en
dehors du bâtiment du CIS, pour une reprise en cas de sinistre. Il
a coûté 400 000 F.
Extension du réseau
L'année 1996 verra des dépenses importantes
destinées à poursuivre l'extension du réseau et
à en améliorer les performances. La simple multiplication
des prises réseau coûtera plus de 100 000 F. La
multiplication des réseaux Ethernet dans les unités de
recherche coûtera 360 000 F. La cellule du réseau qui
dessert les machines centrales devra adopter une technique plus rapide,
pour 200 000 F. Il faut refaire le câblage, défectueux, du
CIS, pour 200 000 F. Les coupures périodiques d'alimentation
électrique obligent à protéger les
équipements actifs par des onduleurs, pour 100 000 F.
Le facteur humain
Le budget en est un indice, le facteur humain est ce qui compte le plus
pour la qualité du SIS. Le prix des matériels, si on le
compare à celui des produits utilisés par les laboratoires
de biologie moléculaire, n'est pas très
élevé, et l'informatique est tout compte fait une
technologie bon marché (c'est ce qui fait son
succès). Mais les compétences à posséder
pour en faire bon usage sont complexes, leur acquisition est longue, ce
qui leur confère un coût élevé.
L'équipe du SIS est petite si on la rapporte à l'effectif
d'utilisateurs, elle ne peut avoir pour mission de "faire
"à la place des chercheurs, mais plutôt de leur
apprendre à mettre en oeuvre eux-mêmes l'informatique.
Laurent Bloch
Une session de cours
=
8 à 10 journées d'enseignement
+
préparation des cours
+
organisation
371 fiches d'inscription ont été reçues pour les
sessions de formation que nous avons organisées en 1995. 143 ont
reçu une réponse favorable, parmi lesquelles cinq
donnèrent lieu à un désistement, et 21 personnes
ont suivi les cours sur plusieurs sessions. 228 ont reçu une
réponse négative, parmi lesquelles 3 personnes n'ayant pas
de compte. Seules 11 réponses négatives à des
deuxièmes demandes d'inscription ont été faites.

Pour une quantité de cours sensiblement équivalente, nous
avons reçu de 73 à 121 demandes d'inscription selon les
sessions, ce qui explique que pour certaines sessions les
sélections ont été plus faciles que pour d'autres.
Nous avons doublé les cours de la dernière session afin de
permettre à plus de personnes de participer.
Irène Wang
L'accès par modem au réseau informatique de l' Institut
Pasteur est en pleine croissance. Dans un même temps,
l'utilisation des ressources de l'Internet depuis l'un quelconque des
2000 micro-ordinateurs du réseau se généralise, et
évolue de façon irréversible vers une utilisation
d'outils graphiques.
Nous sommes donc en train de faire évoluer ce service selon 3
axes pour l'adapter à vos besoins futurs proches :
quantité des accès, sécurité de ceux-ci, et
qualité des services accessibles.
L'accroissement du nombre d'accès va être possible par
l'achat progressif de nouveaux équipements, entre autres des
modems plus rapides (conformes à la recommandation V34 voire
V34bis de l'UIT(1)). Cette évolution se fera
de façon aussi invisible que possible pour les utilisateurs.
Sécurité des accès
L'accès par modem au réseau informatique de l' Institut
Pasteur s'obtient en composant le numéro de notre groupement de
lignes et en utilisant ensuite l'un des deux types d'accès
offerts : l'accès de type terminal et l'accès de type
PPP(2).
L'accès de type terminal s'obtient avec une application (dite
"émulation de terminal") offrant les fonctions d'un
terminal classique comme Kermit ouVersaTerm. Cet accès ne permet
qu'une connexion directe sur central.pasteur.fr, avec votre
compte et mot de passe personnels. Quelqu'un disposant de notre
numéro de téléphone ne peut pas "essayer"
d'autres machines du réseau de l' Institut Pasteur.
L'accès de type PPP a subi un changement radical : plus simple,
plus sûr, plus de services utilisables. Jusqu'à
récemment(3), on se connectait avec une
application permettant d'utiliser TCP/IP entre un micro-ordinateur et le
réseau de l' Institut Pasteur, comme MacPPP. Cet
accès utilisait un compte partagé par tous les
utilisateurs : "ppp", tout comme son mot de passe,
donc dans de bien piètres conditions de
sécurité. Pour cette raison, cet accès était
strictement limité aux "machines publiques"(4) sur lesquelles vous pouviez utiliser des services
comme telnet, ftp, basés sur l'utilisation
d'un mot de passe personnel.
Maintenant, l'accès par modem se fait en passant par un serveur
d'authentification (une machine du SIS) responsable de la
vérification de l'identité des utilisateurs. Cette
vérification se fait sur la base de votre mot de passe personnel
(c'est à dire le même que celui que vous utilisez
régulièrement depuis votre laboratoire pour vous connecter
sur une "machine publique" du SIS comme
central.pasteur.fr). Cette amélioration de la
sécurité des accès permet de considérer un
micro-ordinateur connecté par modem au réseau de l'
Institut Pasteur comme en faisant partie au même titre que ceux
qui y sont raccordés en PhoneNet ou Ethernet.

Services offerts
Ce changement de classe de sécurité des micro-ordinateurs
connectés par modem a des conséquences
intéressantes dans le cas de connexions de type PPP. Le nombre de
services offerts n'est plus limité à ceux demandant un mot
de passe. L'ensemble des machines accessibles n'est plus restreint aux
" machines publiques ". Votre micro-ordinateur a maintenant
les mêmes possibilités que ceux du réseau. Il a une
adresse IP dynamique à l'intérieur du réseau. Vous
pouvez ainsi accéder directement à tout l'Internet dans
les mêmes conditions que depuis votre laboratoire. Et ceci avec
toutes les applications utilisant TCP/IP comme NCSA Telnet,
Fetch, mais aussi Eudora, Netscape, ....
À même enseigne que toute machine raccordée
directement au réseau, vous n'êtes cependant pas
largués au beau milieu de l'Internet sans un minimum de
précautions. En effet, peu de micro-ordinateurs survivraient bien
longtemps à une telle immersion. L'accès à votre
micro-ordinateur est protégé par une machine du SIS dite
" coupe-feu ". Cette machine a pour fonction de
contrôler le trafic IP qui peut franchir la frontière entre
le réseau de l' Institut Pasteur et l'Internet.

Configuration PPP
La configuration nécessaire à l'utilisation de PPP est la
plus simple possible. Elle passe par le paramètrage des 2 couches
de logiciel à utiliser conjointement : TCP/IP sur PPP. Par
exemple avec MacPPP, voici comment procéder :
- récupérer, avec Fetch en mode de transfert
binaire (" binary ") sur central.pasteur.fr, les
versions à jour de MacTCP et MacPPP :
- si vous avez une version du système antérieure
à la version 7.5.2, vous utiliserez le tableau de bord MacTCP
2.0.6, et MacPPP 2.0.1 :
/local/Mac/private/Networking/...(5)
MacTCP2.0.6
/local/Mac/pub/Networking/TCP/...
MacPPP_2.0.1.sit
- sinon, vous utiliserez OpenTransport 1.0.8 qui inclut
un tableau de bord TCP/IP, et FreePPP 1.0.5 :
/local/Mac/private/Networking/...
Open-Transport-F-1.0.8.sea
/local/Mac/pub/Networking/TCP/...
FreePPP_1.0.5_Folder.sit
- les installer dans les dossiers appropriés :
il suffit de déplacer l'extension PPP et les tableaux de
bord Config PPP et MacTCP au dessus de l'icône du
dossier système, pour que ce dernier se charge de les ranger au
bon endroit ;
- redémarrer le système ;
- configurer correctement TCP/IP, en
sélectionnant comme méthode d'accès MacPPP.
Avec MacTCP 2.0.6, préciser que la configuration d'adresse IP
est faite pr le serveur, que le nom de domaine de notre réseau
est pasteur.fr, et que notre serveur de nom a pour
adresse IP 157.99.64.100.
Avec OpenTransport 1.0.8, dans le tableau de bord TCP/IP,
il faut préciser que la connexion doit être établie
par MacPPP, que la configuration est faite manuellement, et fournir
comme précédemment nos nom de domaine et adresse IP du serveur
de nom.

- configurer PPP au moyen du tableau de bord Config PPP.

Sélectionner le bon type de port de communication ; préciser un temps
maximum d'inactivité de 30 minutes ; un intervalle de test de la ligne
de 20 secondes, afin de détecter au plus tôt les problèmes ; puis
cliquer sur le bouton Config...
Et recopier le contenu de la fenêtre suivante :

en prenant la précaution d'utiliser un numéro de
téléphone à jour que nous vous communiquerons
à toute demande.
Il est inutile d'ouvrir l'un des 4 sous-menus de configuration en bas
à gauche.
- Une fois toutes ces configurations réalisées, il ne
reste plus qu'a établir la connexion PPP soit en cliquant sur le
bouton Open du tableau de bord Config PPP, soit
en utilisant directement n'importe quelle application basée sur
TCP/IP.
Les modems vont négocier le protocole à utiliser. Le
déroulement de ce dialogue apparaît dans une fenêtre.
Puis l'extension MacPPP va vous présenter une
fenêtre de dialogue vous demandant votre compte et votre mot de
passe personnels. Il s'agit ici de ceux qui vous ont étés
attribués sur central.pasteur.fr. Avec MacPPP 2.0.1 :

Avec FreePPP 1.0.5 :

Ceux-ci sont transmis, avec le protocole PAP(6), de
façon inviolable au serveur d'authentification pour y être
vérifiés. S'ils sont corrects, une adresse IP dynamique
ainsi qu'un nom dans le réseau de l' Institut Pasteur, vous sont
attribués.
Bibliographie
Request For Comments :
1172 : The Point-to-Point Protocol (PPP) Initial
Configuration Options ;
1333 : PPP Link Quality Monitoring ;
1334 : PPP Authentication Protocols.
Ces documents sont disponibles par FTP sur ftp.pasteur.fr sous le
répertoire : /pub/Rfc/1[13]xx.
Daniel Azuelos
Pour arriver à une situation priviligiée de membre
à part entière de l'Internet avec un modem, encore faut-il
en avoir un et un bon. D'où la question qui nous est posée
de façon de plus en plus fréquente : "Quel modem me
conseillez-vous ?".
Il est clair qu'il n'y a pas une bonne réponse à une telle
question. Néanmoins quelques règles
élémentaires permettent de guider ce choix.
Comment choisir un bon modem
Modem externe
Un modem externe est encore aujourd'hui nettement
préférable à un modem interne et ceci pour deux
raisons : indépendance et visibilité. D'une part les
pannes du modem et du micro-ordinateur n'interfèrent pas, et le
modem est utilisable sur différents micro-ordinateurs. D'autre
part, l'absence d'interface accessible d'un modem interne peut aggraver
certains problèmes. L'absence d'affichage propre peut cacher le
fait que la ligne est toujours prise. L'absence de bouton de
réinitialisation indépendant peut amener à utiliser
celui du micro-ordinateur. Enfin on n'a guère la liberté
de choisir un câblage de raccordement correct.
Pour les mêmes raisons, les modems miniaturisés à
outrance sont à éviter, car ils ne sont pas le fruit d'une
révolution technologique récente, mais bien plutôt
d'un rabotage mercantile de la qualité des composants pour
céder à une mode.
Interface du modem
Un modem moderne est équipé d'une interface permettant
d'une part de savoir dans quel état il est, et d'agir
éventuellement sur celui-ci. Cette interface est constitué
de diodes lumineuses indiquant les signaux de réception,
transmission, la détection de la porteuse(7),
la prise de ligne, les erreurs éventuelles. Elle peut aussi
être constituée d'un panneau d'affichage à cristaux
liquides.
Toute économie sur ce point aura immanquablement un coût en
temps perdu à mettre au point la configuration correct d'un
modem.
Un modem peut aussi avantageusement être équipé d'un
bouton d'alimentation et d'un sélecteur voix ou
données. La présence de petits commutateurs (dip
switches) permettant de fixer une fois pour toute certains
paramètres de fonctionnement n'est pas indispensable(8).
Agrément : garantie ou réglementation ?
En France tout équipement à raccorder au réseau
téléphonique doit être agréé par un
organisme habilité en France ou dans l'Union Européenne,
comme France Télécom.
Néanmoins il faut considérer que cet agrément est
plus souvent un problème qu'une quelconque garantie. Le
distributeur de modems qui demande cet agrément va en
répercuter le coût. Cet agrément ajoute certaines
fonctions gênantes, comme le fait de mettre sur une liste noire
les numéros utilisés trois fois de suite sans
succès, ce qui rend ce numéro inutilisable pour un temps
plus ou moins long. Ce bloquage est certe utile pour éviter les
petits plaisantins, mais moins apprécié lorsque le
numéro est tout simplement temporairement innaccessible parce
qu'occupé.
Cet agrément nécessite souvent l'ajout d'un module externe
supplémentaire pour les modems internes, ce qui en réduit
l'intérêt.
Enfin, il limite souvent les possibilités de fonctionnement
à l'étranger.
Performance et interopérabilité
La performance d'un modem peut être caractérisée par
4 vitesses différentes. Néanmoins les distributeurs
honnêtes ne parleront que d'une vitesse de transmission : la
vitesse exprimée en bits/s(9) à
laquelle il est capable de transférer , sans compression, des
données avec un modem de la même classe.
Ces débits, ainsi que la façon de les obtenir sont
classifiés par l'UIT sous des noms de recommandations
commençant en V :
-----------------------------------
recommandation émission réception
UIT en bits/s
-----------------------------------
V21 300 300
V23 (minitel) 75 1 200
V22 1 200 1 200
V22bis 2 400 2 400
V32 9 600 9 600
V32bis 14 400 14 400
V34 28 800 28 800
V34bis 33 600 33 600
-----------------------------------
Cette recommandation, sans clause limitative, est une garantie de
performance et d'interopérabilité. Par exemple, un modem
V34 pourra communiquer correctement avec un modem V22bis, V32, V32bis
aussi bien que V34bis.
Une fois cette classe de vitesse indiquée, vous pouvez
bénificier d'un protocole de correction d'erreurs :
MNP2, MNP4, V42 ;
et d'un protocole de compression permettant de multiplier la
vitesse de transmission par un coefficient variant de 2 à 4 :
MNP5, MNP10, V42bis.
Les protocoles à choisir de préférence sont V42
& V42bis.
Coût : où sont les vraies économies ?
On trouve aujourd'hui des modems V34 de 1 000 F à 5 000 F
correspondant à peu près aux critères vus
ci-dessus. Ce qu'il ne faut pas oublier dans une recherche
d'économie, c'est que le coût en communications
téléphoniques peut lui aussi varier de 2 500 F à 5
000 F(10) par an, et ceci surtout fonction de la
qualité du modem choisi. Par exemple entre un modem V34 qui
marchera effectivement à 28 800 bits/s et un autre qui la plupart
du temps ne marchera qu'à 14 400 bits/s vous aurez une
différence chiffrable : coût de communications
téléphoniques multiplié par deux. Mais vous aurez
aussi un coût difficilement chiffrable : votre temps perdu. Aussi
avant d'envisager d'éconimiser une fois 1 000 F à l'achat
d'un modem, demandez-vous s'il vaut bien les quelques 2 500 F
supplémentaires qu'il vous coûtera par an, et le temps
perdu(11).
En résumé, aujourd'hui, un bon modem est un modem V34,
V42, V42bis externe, avec quelques diodes, non agréé, et
coûtant dans les 2 000 F.
Les marques de modems sont aujourd'hui foison. Par contre le nombre de
fabriquants réels est bien plus limité. C'est plutôt
chez ces derniers, Motorola, US Robotics, AT&T,
que l'on trouve les bons modems. On y trouve aussi un fabriquant qui
fait tous les autres modems du marché : Rockwell.
Un exemple carricatural de mauvais modem est un Tripo-Tech
(Rockwell) sur carte PCMCIA, donc interne et sans une diode,
vendu à 1 000 F et avec un abonnement à Tripo-Net gratuit
pendant 6 mois, dont l'étiquette annonce 230 000 bps(12).
Comment faire marcher un bon modem
Maintenant que vous êtes équipés d'un bon modem, il
ne vous reste plus qu'à l'utiliser, et au mieux de ses
possibilités. Voici quelques uns des problèmes les plus
fréquemment rencontrés dans l'utilisation correcte de
ceux-ci.
Le câble de raccordement entre un modem et un micro-ordinateur
doit permettre aux 2 équipements de communiquer, à une
vitesse élevée, sans perte ni déformation. Avec des
modems V34, ces vitesses(13) rendent deux points
cruciaux : la qualité du signal et le contrôle de flux.
La qualité du signal est liée à la capacité
du câble. Si celle-ci est trop élevée
(14) les hautes fréquences vont passer d'un
fil à l'autre et déformer le signal. Si votre logiciel de
communication se met à détecter des erreurs ou fonctionne
plutôt moins bien dès que vous poussez la vitesse au
maximum, c'est que vôtre câble est soit déterioré,
soit d'une capacité excessive. N'hésitez pas ! Plutôt
que de travailler au ralenti au mépris de votre temps, jetez-le !
Ce câble doit donc avoir un fil pour chaque sens de transmission,
un fil pour mettre au même niveau de référence
électrique les 2 extrémités, puis un fil pour
chaque canal de contrôle de transmission.
Contrôle de flux : pas si vite !
En effet aux vitesses élevées que permettent d'atteindre
les modems V34(15) du côté du
raccordement au micro-ordinateur(16), il est
indispensable que chacun puisse indiquer à l'autre, et
rapidement, de faire une pause dès qu'il n'arrive plus à
suivre le flux de données qui lui arrive. Cette
possibilité est ce qu'on appelle le contrôle de
flux, et il est rendu possible par ces 2 fils :
RTS : request to send, le micro-ordinateur indique que le modem
peut émettre,
CTS : clear to send, signal émis par le modem et indiquant
au micro-ordinateur "la voie est libre pour émettre".
Il est indispensable que le câble dont vous disposez permette ce
contrôle de flux dit matériel (c'est à dire au moyen
de ces 2 fils), car l'autre méthode dite contrôle de flux
logiciel ne marche tout simplement pas. Ce dernier, aussi appelé
"XON/XOFF" est basé sur l'utilisation des mêmes
fils de transmission pour en éviter la congestion, et on voit
aisément la limite d'une telle méthode.
Dans le cas d'un modem interne, si celui-ci est raccordé par le
bus interne du micro-ordinateur, il n'est pas nécessaire
d'activer un contrôle de flux. Ce bus en fournit
nécessairement un, sauf erreur grave de conception.
Mais comment savoir si l'on a un câble permettant le
contrôle de flux matériel ? C'est en fait assez simple :
avec l'un quelconque des logiciels de communication dont vous disposez,
il suffit de configurer la communication pour qu'elle utilise
"CTS & RTS" (voir par exemple la
fenêtre de configuration Config... de Config
PPP), puis d'ouvrir la connexion. Si cette opération
réussit, vous devriez voir simultanément s'allumer la
diode RTS qui indique que le modem a bien reçu ce signal,
émis par votre micro-ordinateur. Dans le cas contraire, c'est que
votre câble ne transmet pas le signal CTS venant du modem.
Liste noire : à tuer !
Si on vous a fait cadeau d'un modem agréé France
Telecom, ou que votre vendeur vous a forcé les neurones,
vous allez sans doute avoir à vous débarrasser de cette
fonction.
En général, la commande à passer à votre
modem n'est pas mentionnée dans la documentation. Néanmoins,
vous pouvez trouver ça assez rapidement en postant un message sur
le "newsgroup " comp.dcom.modems, indiquant le
modèle précis de modem que vous avez et que vous aimeriez
connaître la commande qui permet de se débarasser de la
liste noire (black list).
L'autre câblage
Le câble qui va de votre prise téléphonique à
votre modem peut aussi facilement vous causer des soucis. Ce câble
n'est quasiment jamais blindé. Il est donc particulièrement
sensible à tout ce qui peut générer des champs
électro-magnétiques qui se traduisent en bruits parasites,
et donc en erreurs de transmissions. Afin d'éviter ces
phénomènes d'induction nuisibles, il faut lui
éviter tout voisinage avec ce qui génère un champ
magnétique : cordons d'alimentation secteur, postes
téléphoniques (l'écouteur), enceintes accoustiques,
moteurs électriques, transformateur d'alimentation du modem, ....
Ensuite, au-delà de votre prise téléphonique, il se
peut que votre installation téléphonique ne soit plus de
toute jeunesse. Si lorsque vous utilisez votre téléphone
vous entendez vos voisins, ou des bruits de fonctionnement, vous pouvez
être assurés que votre modem aura bien du mal à
transmettre plus de 4800 bits/s sur votre ligne
téléphonique. Si tel est le cas, n'attendez pas. Signalez
ces présences inopportunes au 13 qui peut par quelques
tests vous confirmer vos craintes. En général, ce
problème peut se régler rapidement par une intervention
d'un technicien de France Telecom.
Langage de commande : AT
Tout bon modem dispose d'un langage qui permet de le programmer. La
plupart utilisent un jeu de commandes dit "compatible
Hayes" du nom de la marque l'ayant créé. Par
la suite, il a été enrichi de façon
indépendante, et pas très cohérente, par les divers
fabriquants de modem, et s'appelle plutôt jeu de commandes
AT. Néanmoins il reste un petit noyau de commandes qui marchent
à peu près de la même façon sur tous les
modems. Voici quelque règles communes :
2 commandes ont une syntaxe à part :
- +++ précédé et suivi d'une pause d'une
seconde, et sans retour à la ligne, permet d'interrompre la
connexion en cours pour passer en mode commande ;
- a/ sans retour à la ligne, ré-exécute
la dernière commande.
Les autres commandes sont constituées de chaîne de moins de
40 caractères, commençant par un préfixe :
"at", suivi de commandes élémentaires
sans séparateur, et terminée par un retour à la
ligne. Les commandes élémentaires communes sont :
- a answer, décrocher et
établir la connexion avec le modem appelant ;
- dt... dial, tone dial, suivi d'un
numéro de téléphone : numérote en
fréquences vocales le numéro indiqué et attend la
porteuse du modem distant ;
- dp... dial, pulse dial, suivi d'un
numéro, fait la même chose en numérotation par
impulsions ;
- e0 supprime l'écho des commandes
tapées ;
- e1 écho des commandes ;
- i... information, suivi d'un code
dépendant du constructeur, donne des informations variées
sur l'état du modem et de la ligne ; sur beaucoup de modems la
commande qui donne ce genre d'information est &v ;
- h0 hang up, raccroche ;
- h1 décroche ;
- o0 on line, retour en ligne ;
- o1 retour en ligne, et tenter de négocier
avec le modem distant une vitesse supérieure ;
- m0 haut parleur éteint ;
- m1 haut parleur allumé jusqu'à la
connexion ;
- m2 haut parleur constamment allumé ;
- q0 quiet, codes de retour des commandes
affichés ;
- q1 pas de codes de retour ;
- q2 codes de retours supprimés lorsque l'on
est le modem appelé ;
- v0 verbose, codes de retour
numériques ;
- v1 codes de retour sous forme de messages ;
- w wait, attend une tonalité,
indispensable pour numéroter
- z réinitialise le modem ;
- &d2 gestion correcte du DTR (Data Terminal
Ready) : lorsque celui-ci tombe, le modem raccroche ;
- &f factory, réinitialise la
mémoire non volatile du modem aux valeurs mises en usine, efface
tous les numéros mémorisés ;
- &w write, écrit en
mémoire non volatile la configuration courante ;
Configuration & mise au point
Quelques principes simples permettent d'arriver rapidement à la
bonne configuration d'un bon modem, équipé d'un bon
câble et n'ayant pas de "liste noire".
Utiliser pour toute cette phase une émulation de terminal
et la documentation à jour du modem.
Régler au moyen de ce logiciel le port de communication
pour utiliser le contrôle de flux matériel (hardware
flow control ou CTS & RTS), 8bits de
données et 1 bit stop, et la vitesse maximale ! En effet
c'est à cette vitesse que vous allez le faire marcher, et c'est
uniquement de cette façon que vous localiserez vite des
problèmes de matériel ou de configuration. Procéder
différemment relève de la même philosophie que celle
qui consiste à mettre la poussière sous le tapis pour
faire le ménage.
Ouvrir la connexion avec le modem. Si vous avez lu les paragraphes
précédents, ça marche. Sinon réglez
ça poliment avec votre vendeur.
Envoyez la commande at&f afin de le mettre
dans une configuration de base dont vous soyez sûr, et de
laquelle, quoi qu'il arrive, vous saurez repartir et vite. Votre modem
devrait vous répondre OK. Cette configuration,
dans le cas d'un bon modem, n'est jamais bien loin de la configuration
correcte. D'ailleurs, au moyen de la bonne commande
ati... affichez-là, et faites en une sortie sur
imprimante.
Au moyen de la documentation vérifiez un à un les
points suivants :
- activer le contrôle de flux matériel seul et dans les
2 sens de transmission : le modem doit tenir compte du RTS, et
gérer le CTS ; ajouter le contrôle de flot logiciel est
inutile et nuisible ;
- codes de résultats au maximum (modes de compression et de
correction indiqués) ;
- désactiver, si possible, les protocoles de la famille MNP,
pour n'utiliser que V42 & V42bis ;
- laisser les modems négocier librement leur vitesse de
communication, ce qui vous permettra de communiquer quelle que soit la
qualité du réseau téléphonique à
traverser ;
- vitesse DTE (du côté du micro-ordinateur) fixe, afin
de tirer parti de la compréssion faite par le modem.
Ne mettez dans votre chaîne d'initialisation que le strict
minimum constitué des paramètres vu
précédemment et qui ne seraient pas corrects dans la
configuration d'usine. Si vous savez que vous pouvez avoir à
traverser un central télphonique un peu fatigué, ajoutez
s7=90 pour attendre la détection de porteuse
90s, et s11=40 pour faire passer la séquence de
numérotation plus vite. Tapez la chaîne d'initialisation
ainsi obtenue, terminée par &w afin de la
mémoriser en mémoire non volatile (NVRAM).
Exemple d'une chaîne ainsi obtenue pour un USRobotics Sportster V32bis :
atx4&a3&b1&h1&k3&r2&w
Bibliographie
Daniel Azuelos
Le Service d'Informatique Scientifique (SIS) fournit une assistance aux
utilisateurs par messagerie électronique. Vous y avez
peut-être déjà fait appel en envoyant des messages
à l'une des trois adresses utilisées pour le support
technique :
- help@pasteur.fr : problèmes généraux
liés à l'utilisation des systèmes informatiques du
SIS, des logiciels et du réseau ;
- netadm@pasteur.fr : demandes d'intervention concernant le
réseau, notamment les demandes de branchements de nouveaux
équipements ;
- root@pasteur.fr : problèmes liés à
l'administration des systèmes du SIS.
Afin de faciliter le fonctionnement de l'assistance nous avons
apporté quelques aménagements au fonctionnement des
adresses électroniques ; seules subsistent les deux adresses
suivantes :
- netadm@pasteur. fr : pour demander le raccordement au
réseau de nouveaux équipements, tels que des Macintosh,
terminaux X, stations de travail ou bien imprimantes. Lors de vos
demandes vous voudrez bien nous préciser la description exacte du
ou des équipements à connecter, le numéro de la
prise, l'inventaire des équipements déjà
connectés et dans le cas de Macintosh ou d'imprimantes le nom de
la zone Appletalk. Ces informations nous sont indispensables afin de
pouvoir procéder aux branchements ;
- help@pasteur.fr : cette adresse devient le point de contact
pour tous les probèmes que vous rencontrerez et pour lesquels
nous pourrons peut-être vous assister. N'oubliez pas de nous
donner des éléments permettant de régler les
problèmes, et dans le cas de messages d'erreurs de nous les
retranscrire intégralement et sans les traduire. Dans le cas de
problèmes réseau, indiquez-nous toujours en plus le
numéro de prise où est raccordé l'équipement
à problème ainsi que sa zone Appletalk dans le cas de
Macintosh ou d'imprimantes.
Bien que ces adresses puissent paraître impersonnelles, elles sont
le meilleur moyen d'entrer en contact avec nous. Chacun des messages
envoyés à l'une ou l'autre adresse arrivera dans les
boîtes aux lettres de plusieurs personnes du service. Si vous
utilisez les adresses personnelles et que le destinataire est absent,
votre message ne sera, au mieux, lu qu'à son retour.
La gestion des messages envoyés à ces adresses
(netadm@pasteur.fr et help@pasteur.fr) sera prochainement
modifiée afin de faciliter le suivi des dossiers en cours et
d'améliorer la qualité du suivi des questions qui nous
sont posées ou des problèmes signalés. À
chaque fois que vous enverrez un message à l'une des deux
adresses indiquées ci-dessus, vous recevrez un accusé de
réception de votre message. Cet accusé de réception
comportera un numéro unique de dossier. Pour toute correspondance
ultérieure concernant la demande, vous voudrez bien inclure dans
le sujet de votre message le numéro de dossier. En cas d'oubli,
un nouveau dossier sera ouvert ce qui aura pour conséquence de
rendre le suivi de votre problème un peu plus
compliqué. Dans la plupart des cas, ce numéro de dossier
figurera dans le champ Subject: du message ; ainsi lorsque nous
échangerons des messages à ce sujet, il n'y aura aucune
manipulation à faire : les outils de gestion du courrier
conservent le champ Subject: du message original en le faisant
précéder de Re: pour indiquer qu'il s'agit d'une
réponse.
Les numéros de dossier se présentent sous la forme
suivante : [TYPE.AAMM-NNN], par exemple [HELP.9603-124] ou
[NETADM.9603-125]. Lors des échanges de courrier entre vos
correspondants au SIS et vous-même, tous les échanges
relatifs à votre question seront conservés dans le dossier
et pourront être consultés par les personnes du SIS
chargées de l'assistance aux utilisateurs. Cela nous permettra
d'avoir en un coup d'oeil l'historique des messages
échangés et un meilleur suivi des réponses qui sont
données. Les dossiers restent ouverts jusqu'à
résolution du problème. Dès que le problème
est réglé, nous fermons le dossier et celui-ci
n'apparaîtra plus dans notre liste des dossiers en cours.
Prenons un exemple, vous nous envoyez une demande de branchement d'un
Macintosh sur le réseau :
> elm netadm@pasteur.fr
Subject: Demande de branchement d'un Macintosh
Voudriez-vous brancher un Macintosh Quadra 800, pièce 1030 du
CIS, prise numéro 15-E1-28a, zone Appletalk Sis, au
réseau. Nous aurons besoin d'un kit Phonenet et d'une rallonge
d'environ 2 mètres.
Dès que ce message est reçu, il sera automatiquement mis
dans un dossier et vous recevrez un accusé de réception
indiquant le numéro de ce dossier. Celui-ci ressemblera à
ce message :
From: netadm@pasteur.fr
To: Christophe Wolfhugel <wolf@pasteur.fr>
Subject: Re: [NETADM.9604-003] Demande de branchement de Macintosh
Vous avez envoyé un message àl'adresse
<netadm@pasteur.fr> du support technique. Votre demande a
été enregistrée sous le numéro de dossier
[NETADM.9604-003]. Vous voudrez bien rappeler cette
référence COMPLÈTE dans toute communication
ultérieure concernant cette demande.
You have sent a message to <netadm@pasteur.fr>, the technical
support team. Your request has been registered under the number
[NETADM.9604-003] . For any further correspondance regarding this
message, please include this file number.
Votre demande / Your request :
From: Christophe Wolfhugel <wolf@pasteur.fr>
To: netadm@pasteur.fr
Subject: Demande de branchement de Macintosh
Status: R
Voudriez-vous brancher un Macintosh Quadra 800, pièce 1030 du
CIS, prise numéro 15-E1-28a, zone Appletalk Sis, au
réseau. Nous aurons besoin d'un kit Phonenet et d'une rallonge
d'environ 2 mètres.
À la lecture du message, vous constatez que le numéro de
dossier attribué à la demande est [NETADM.9604-003]. Afin
d'assurer un bon fonctionnement du système, il est important que
ce numéro figure dans vos réponses, ce qui est le cas
lorsque vous répondez au message sans en changer le sujet, avec
Elm ou Eudora par exemple.
Christophe Wolfhugel
Footnotes
- (a) Ce nombre (196 utilisateurs qui disent lire
les News) nous a quand même un peu surpris, peut-être y
a-t-il eu confusion sur le terme, car les journaux d'utilisation voient
au plus une trentaine de lecteurs.
- (b) on entendait par là "analyse de
linkage".
- (1) UIT: Union Internationale des
Télécommunications, organisme international de
normalisation des télécommunications.
- (2) Point to Point Protocol: protocole
permettant d'utiliser TCP/IP sur une liaison "point à
point" comme la liaison entre deux ordinateurs connectés
chacun au réseau téléphonique par un modem.
- (3) mais plus pour très longtemps.
- (4) Nous regroupons sous ce terme la classe des
machines du SIS offrant des ressources partagées à
l'ensemble du réseau, comme , ftp.pasteur.fr,
mailhost.pasteur.fr,....
- (5) Par convention les points de suspension
"..." à la fin d'une ligne indiquent qu'elle
n'est pas terminée. Ceux-ci ainsi que le retour à la ligne
qui suit sont à supprimer dans toute utilisation.
- (6) Password Authentication Protocol: protocole
d'authentification par mot de passe.
- (7) signal de base du côté
branchement téléphonique sur lequel est codée, par
déformation, l'information à transmettre.
- (8) Dans le cas où il y en a, il vaut
mieux en limiter la manipulation au minimum.
- (9) parfois écrit "bps" par
ceux qui ne connaissent pas la terminologie française.
- (10) Estimation sur un cas concret, et tout
à fait raisonnable de 20h, de connexion par mois.
- (11) Qu'on peut aussi estimer sur une base
arbitraire de 100F de l'heure à 12000F / an.
- (12) Toute ressemblance avec des noms existants
ou ayant existés ne serait que pure coïncidence. Ils ne sont
là que pour vous donner un exemple des pièges commerciaux
dans lesquels on peut éviter de tomber.
- (13) vitesse DTE (data terminal equipment)
pouvant aller jusqu'à 57600 bits/s sur n'importe quel Mac, et
à 230 kbits/s sur des modèles récents.
- (14) Pour atteindre 57600bits/s il faut un
câble d'une capacité totale 1nF (nanoFarad), pour atteindre
230kbits/s elle doit être 100pF (picoFarad). La capacité
d'un câble est proportionnelle à sa longueur.
- (15) C'est même vrai depuis le V22bis.
- (16) vitesse DTE.
- (17) ce nom de domaine est un attribut de toute
machine appartenant à l'Internet. C'est lui qui permet de la
localiser à l'intérieur de ce vaste inter-réseau.

Vous pouvez également consulter d'autres numéros du B6.