> Pathogénie microbienne moléculaire - INSERM U389
• Saga Shigella
• Objectifs
• Génétique
• Biologie Cellulaire
• Inflammation
• Immunologie
• Vaccins
RÉSUMÉ
Les chercheurs de l’Unité de Pathogénie Microbienne Moléculaire étudient les bases moléculaires, cellulaires et tissulaires de la rupture, de l’invasion et de la destruction inflammatoire de la barrière intestinale par les bactéries invasives et les mécanismes de défense innée et spécifique développés par l’hôte pour contrôler ces infections. Le modèle principal est la bactérie Shigella, un bacille à Gram négatif responsable de la dysenterie bacillaire, une recto-colite aiguë infectieuse responsable chaque année d’environ 160 millions de cas, dont 600 000 à 1 million de décès, essentiellement de jeunes enfants dans les régions pauvres de la planète. Nous appliquons à nos approches une combinaison de génétique moléculaire, de génomique, de biologie cellulaire, de médecine expérimentale et d’immunologie. Nous identifions les gènes bactériens, la régulation de leur expression et leurs produits qui modifient le comportement des cellules épithéliales ou phagocytaires de l’hôte. La signalisation ainsi induite conduit à l’internalisation du microorganisme, à son mouvement intracellulaire et à sa large dissémination dans l’épithélium. La présence du microorganisme au sein de la cellule épithéliale et son interaction avec les cellules phagocytaires induisent une cascade de signaux pro-inflammatoires causant une rupture de la barrière épithéliale intestinale et son éventuelle destruction. L’influence de cette réponse immunitaire innée, sur la qualité de la réponse immunitaire spécifique est aussi étudiée. Ces travaux fondamentaux sont appliqués au développement de candidats vaccins contre la dysenterie bacillaire. Des essais cliniques de phase 1 et 2 sont en cours.