UNITÉ DE VIROLOGIE MOLÉCULAIRE

Responsable
GIRARD Marc

e-mail : pas d'email


Département de Virologie
Institut Pasteur
25/28 Rue du Dr. Roux
75724 PARIS Cedex 15

Tél
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Fax
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Secrétariat

AVRAMEAS Claude, IP

Chercheurs permanents

ALTMEYER Ralf, IP
BORMAN Andy, IP
GIRARD Marc, IP
KEAN Katherine, CNRS
MARTIN Annette, IP
VIDAL Catherine, IP

Stagiaires de recherche

BISHOP David, Professor Oxford University, Chercheur Associé CNRS
COHEN Lisette, MC
GRANON Sylvie, Post-Doc
HABEL André, Thèse
MEUNIER Eric, DEA
MORDELET Elodie, Thése
VERRIER Florence, Thèse

Ingénieurs Techniciens Administratifs

ANSELME-VATIN Alex, IP
BENICHOU Danièle, CNRS
BLIN Josiane, IP
STAROPOLI Isabelle, IP

L'unité de Virologie Moléculaire s'intéresse depuis de nombreuses années aux problèmes de la réplication des Picornavirus. Ces petits virus à RNA sont responsables de nombreuses maladies chez l'homme (notamment la poliomyélite, dont l'agent est le poliovirus, le rhume, dû aux rhinovirus et l'hépatite A provoquée par le HAV) et chez l'animal (notamment des encéphalomyélites chez la souris et la fièvre aphteuse chez le bétail).



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(Responsable non identifié)

Deux caractéristiques de ces virus retiennent plus particulièrement notre attention. C'est tout d'abord le fait que leur information génétique est traduite sous forme d'une seule longue protéine précurseur, dite polyprotéine virale, qui donne naissance par clivages endopeptidiques aux 4 protéines des particules virales et aux enzymes nécessaires à la multiplication du virus. On trouve, parmi ces dernières, la réplicase, une hélicase et divers facteurs impliqués dans la réplication de l'ARN viral ainsi que deux protéases qui assurent le découpage de la polyprotéine. Nous avons étudié la spécificité de ces dernières, la nature de leur site actif, leurs signaux de reconnaissance et les étapes intermédiaires de la cascade protéolytique qu'elles génèrent. On commence à bien savoir comment cela marche pour les virus de la poliomyélite et de la fièvre aphteuse, mais il reste encore des points particuliers remarquables à résoudre pour le HAV.

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(Responsable non identifié)

Une deuxième caractéristique des picornavirus est l'existence dans la partie amont (5') de leur ARN d'une structure secondaire spéciale, qui permet aux ribosomes de la cellule hôte de se positionner directement à l'endroit du codon AUG initiateur de la polyprotéine sans avoir à rechercher cet AUG en cheminant le long de la séquence du messager qui précède. On a baptisé ce site d'entrée interne du ribosome "IRES". L'existence des IRES permet à la traduction des protéines des picornavirus d'échapper à l'inhibition de la traduction des protéines qu'entraîne l'infection virale. Le virus détourne ainsi à son profit la synthèse des protéines de la cellule hôte. Nous avons analysé les divers éléments de structure des IRES, comparé leurs efficacités respectives, montré qu'elles pouvaient varier d'un virus à l'autre et surtout d'un type cellulaire à l'autre et nous sommes en train d'analyser les facteurs de la machinerie cellulaire qui permettent aux ribosomes de reconnaitre les IRES et de s'y fixer. Nous avons montré par ailleurs que les IRES jouent aussi un rôle dans la réplication des génomes viraux, ce qui nous a conduit à proposer un modèle pour expliquer comment la même molécule d'ARN viral peut être d'abord traduite dans le sens 5' -> 3'puis répliquée dans le sens opposé (3' -> 5'). Nous nous attachons en ce moment à vérifier les prédictions de ce modèle.

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(Responsable non identifié)

Un autre virus étudié dans l'unité est celui du SIDA, le VIH. Un énorme pas en avant a été fait l'an dernier avec la découverte des co-récepteurs du virus: le virus utilise (outre le CD4) le récepteur CXCR4 s'il s'agit d'une souche adaptée aux lymphocytes T; ou le récepteur CCR5 (et CCR3) s'il s'agit d'une souche sauvage macrophages-monocytes-tropique. Nous avons montré que l'expression dans des cellules CD4+ CCR5+ de la gp160 d'une souche sauvage macrophage- tropique (BX08) entraine la formation de syncitia. Ce phénomène est bloqué par les chemokines RANTES et MIP 1b, qui empêchent la multiplication des souches sauvages de VIH. Il reflète donc fidèlement la première étape de la pénétration du virus dans la cellule hôte. Nous cherchons à identifier les anticorps éventuellement capables de le bloquer, car ce devraient être des anticorps potentiellement protecteurs. Nous tentons d'autre part d'exprimer à l'état natif, oligomérique, la glycoprotéine gp160 de BX08, afin d'en étudier par la suite l'immunogénicité chez l'animal. Cette gp160 est capable de former des complexes ternaires avec les récepteurs CD4 et CCR5. Nous nous attachons à identifier la région de la molécule impliquée dans cete interaction. En parallèle, plusieurs études sont en cours pour comparer des vaccins vivants recombinants et des vaccins génétiques à base de plasmides nus.

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(Responsable non identifié)

Nous avons enfin abordé l'étude de l'atteinte neurologique provoquée par le VIH chez les patients VIH-positifs, en tentant de reproduire chez le rat les lésions fonctionnelles observées chez l'homme dans le cas de neuro-SIDA. Nous nous proposons de greffer pour cela, dans le cerveau de l'animal, des cellules de microglie exprimant la gp160 ou les protéines Nef ou Tat du VIH. Si cette approche apporte les résultats espérés, on envisagera de l'élargir au domaine des protéines des prions et des maladies neurodégénératives humaines.