UNITÉ DE BIOLOGIE DES INTERACTIONS CELLULAIRES

Responsable
DAUTRY-VARSAT Alice

e-mail : adautry@pasteur.fr


CNRS URA 1960

Département de Physiopathologie
Institut Pasteur
25/28 Rue du Dr. Roux
75724 PARIS Cedex 15

Tél
01 4568 8574
Fax
01 4061 3238

Secrétariat

THEBAUD Kim, IP

Chercheurs permanents

ALCOVER Andrés, IP
OJCIUS David, IP
ROCCA Anna, CNRS

Stagiaires de recherche

BENMERAH Alexandre, Post-doc
BOLETI Haralabia, Post-doc
DEGANI Hadassa, Professeur sabbatique
LAMAZE Christophe, Post-doc
MORELON Emmanuel, Thèse
NIEDERGANG Florence, Thèse
ROUMIER Anne, Thèse

Ingénieurs Techniciens Administratifs

COLLIN Véronique, IP
IMBERTI Valérie, IP
SOUQUE Philippe, IP

Les cellules communiquent avec leur environnement par l'intermédiaire de récepteurs membranaires qui reconnaissent des composés à l'extérieur de la cellule. Ces interactions membranaires peuvent induire un signal intracellulaire et/ou permettre l'entrée de macromolécules et de particules. Les travaux de l'unité sont consacrés à l'étude des voies d'entrée dans les cellules eucaryotes aussi bien de molécules que de bactéries, les Chlamydias.



Internalisation des récepteurs

(Responsable non identifié)

Les récepteurs membranaires reconnaissent leur ligand à l'extérieur de la cellule et leur interaction est souvent suivie de la transmission d'un signal à la cellule et de l'endocytose du complexe ligand-récepteur. Les récepteurs sont alors soumis à des étapes de tri pour atteindre leur destination finale. Les processus d'endocytose conduisent à des modifications d'expression, de fonction et de localisation des composants membranaires.

Les voies d'endocytose : une nouvelle protéine Eps15

(A. Benmerah, C. Lamaze)

L'internalisation des complexes ligand-récepteur commence le plus souvent par leur localisation dans des puits recouverts de clathrine, régions particulières de la membrane plasmique. Nous avons décrit, en collaboration avec N. Bensussan, INSERM U 429, un nouveau composant de ces puits, la protéine Eps15. Celle-ci est nécessaire à l'endocytose et nous avons obtenu des mutants négatifs dominants de Eps15 qui inhibent l'endocytose par récepteurs. L'étude de sa fonction est en cours.

Les signaux gouvernent le tri des récepteurs internalisés

(A. Alcover, E. Morelon, F. Niedergang, A. Rocca)

Les récepteurs doivent porter des séquences permettant leur entrée et leur tri intracellulaire. De tels signaux ont été recherchés dans les récepteurs de la famille des cytokines, les récepteurs de l'IL2, et dans le récepteur à l'antigène des lymphocytes T. Nous avons ainsi décrit un signal de 8 acides aminés nécessaire et suffisant pour orienter un récepteur internalisé vers un compartiment où il sera dégradé.

Réponse des lymphocytes T aux superantigènes bactériens

(A. AlcoverF. Niedergang, A. Roumier)

Certaines toxines, appelées superantigènes, induisent une forte activation des lymphocytes T puis leur insensibilisation et peuvent être à l'origine de diverses pathologies. Nous étudions le mécanisme d'activation des lymphocytes T par ces superantigènes. Nous analysons également le mécanisme de désensibilisation qui est en partie dû à la disparition des récepteurs T de la surface cellulaire.

Invasion par des bactéries intracellulaires, les Chlamydias

(D. Ojcius, H. Boleti, H. Degani)

Les maladies dues aux Chlamydias chez l'homme sont des infections des voies urogénitales, des voies respiratoires et de l'oeil. Les infections primaires dues à des Chlamydias sont très souvent relativement mineures, voire asymptomatiques. Les séquelles, cécité, stérilité, grossesse extra-utérine, apparaissent longtemps après l'infection. Ces bactéries sont des pathogènes intracellulaires stricts qui se nichent dans des compartiments vésiculaires des cellules épithéliales des muqueuses. Tout leur cycle intracellulaire a lieu dans une vacuole fermée par une membrane dans laquelle elles se différencient et prolifèrent. A la fin de ce cycle, la cellule est lysée et des formes infectieuses des bactéries sont produites. Nous étudions les mécanismes par lesquels ces bactéries entrent dans les cellules, s'y développent et modifient les cellules hôtes. Les Chlamydias sont des pathogènes intracellulaires qui modifient le métabolisme de l'hôte. De façon tout à fait remarquable, dans les cellules infectées, la concentration d'ATP est double et la consommation de glucose augmente également au cours du cycle infectieux. Ceci est dû à l'expression accrue du transporteur cellulaire de glucose Glut1 suite à l'infection. On sait par ailleurs, que des cellules dendritiques sont présentes dans les épithéliums et qu'elles jouent un rôle essentiel dans la présentation des antigènes. Nous avons montré que les Chlamydias entrent dans les cellules dendritiques par macropinocytose, que les bactéries sont tuées et que les cellules dendritiques présentent les antigènes de Chlamydia.