UNITÉ DE LA RAGE

Responsable
TSIANG Henri

e-mail : htsiang@pasteur.fr


Département de Virologie
Institut Pasteur
25/28 Rue du Dr. Roux
75724 PARIS Cedex 15

Tél
01 4568 8757
Fax
01 4061 3015

Secrétariat

LE SCOUR Mireille, IP
MATUSZEWSKI Marie-Hélène, IP

Chercheurs permanents

BOURHY Hervé, IP
CECCALDI Pierre-Emmanuel, IP

Stagiaires de recherche

CREPIN Patrick, Stagiaire
DAW MOE MOE Hlaing, Stagiaire
ETESSAMI Reza, Stagiaire
FAYET Janick, Stagiaire
FOUQUET Isabelle, Stagiaire
GOURDOU Serge, Stagiaire
KARETZENIS Irène, Stagiaire
KASSIS Raïd, Stagiaire
MARQUETTE Christel, Stagiaire
MIXON Patrick, Stagiaire
SADKOWSKAYA-TODYS Malgorzata Anna, Stagiaire
TANG Qing, Stagiaire

Ingénieurs Techniciens Administratifs

AUDRY Laurent
DELIT Annie
GUILLEMER Simone
LAVENU Agnès
ROTIVEL Yolande
VACHET Nicole
WEBER Patrick
WIRTH Sophie

Les activités de recherche de l'Unité de la Rage perpétuent la tradition pastorienne. Elles s'exercent dans les domaines de la recherche fondamentale, en parallèle avec des études plus appliquées pour une amélioration des méthodes de diagnostic et de vaccination antirabique. En outre, des études épidémiologiques de terrain et des analyses moléculaires des souches variantes du virus sont entreprises. Cette Unité héberge le Centre Collaborateur OMS de Référence et de Recherche et le Centre National de Référence pour la Rage.



Étude de la variabilité génétique

(H. Bourhy)

L'étude du gène de la nucléoprotéine des virus rabiques provenant du monde entier permet d'identifier l'existence de nombreuses souches correspondant à des aires géographiques d'isolement bien définies. La potentialité du virus rabique à s'adapter à de nouveaux vecteurs est un avantage évolutif qui favorise l'émergence de nouveaux variants. L'étude des relations phylogéniques d'isolats provenant de chauves-souris européennes et africaines illustre cette évolution. Elle permet de montrer l'adaptation d'un virus à une espèce hôte et à une aire géographique. D'autre part, au sein d'un même génotype, l'évolution combine une dérive phylogénétique au niveau de la séquence nucléotidique avec des contraintes d'adaptation qui s'exercent au niveau de la séquence peptidique. Par ailleurs, l'étude cinétique de la réplication et de la transcription du virus rabique permet de relier la précocité de ces phases avec le pouvoir pathogène du virus.

Expression de gènes étrangers dans les neurones par utilisation de virus rabiques recombinants obtenus par génétique réverse

(P.E. Ceccaldi)

L'étude de mutants obtenus par génétique réverse permet d'évaluer le rôle des protéines virales dans la pathogénèse rabique. Nous avons étudié les caractéristiques de ces variants par infection de neurones en culture ou après inoculation intra-cérébrale par voie stéréotaxique. Nous avons montré que ni la délétion de la région du pseudogène y, ni l'insertion de gènes étrangers (séquence insérée codant pour une activité enzymatique bactérienne, choramphenicol acetyl transferase ou CAT) dans cette même région ne modifient les propriétés du virus (neurotropisme, transport axonal). En revanche les échanges de la protéine virale M (sous-membranaire) entre différentes souches induisent in vivo, chez la souris ou chez le rat, des modifications de la diffusion virale dans les différentes structures cérébrales et provoquent un retard dans l'infection. L'utilisation de la souche SAD XCAT par inoculation stéréotaxique dans le striatum permet de montrer une réplication virale associée à une expression de la CAT dans le striatum et dans les structures qui y sont anatomiquement reliées: cortex, substance noire et thalamus. La possibilité d'insérer un gène codant pour la CAT montre les potentialités d'utilisation de ce variant en tant que vecteur viral neurotrope pour faire exprimer un gène étranger à la suite d'un transport axonal rétrograde

Étude de la barrière hémato-encéphalique

(P.E. Ceccali)

Cette étude a été entreprise en utilisant une technique de mesure du bleu d'Evans comme marqueur de l'intégrité de la barrière, couplée à un programme d'analyse d'image. Chez la souris infectée, une destruction de la (BHE) est effectivement notée dans toutes les régions cérébrales étudiées. Cette altération permet d'expliquer la susceptibilité accrue des souris infectées à l'injection périphérique d'acides aminés excitateurs, ces derniers entraînant rapidement des modifications comportementales et électro-encéphalographiques chez les animaux infectés. Ces expériences suggèrent que l'altération de la BHE pourrait modifier l'évolution de la maladie en favorisant l'entrée de molécules neurotoxiques dans le compartiment neuronal du SNC. Les modifications fonctionnelles de la BHE pourraient ainsi participer aux processus pathogènes de l'infection du SNC par un virus neurotrope en les amplifiant.

Interactions virus-cytosquelette

(P.E. Ceccaldi)

L'étude des altérations cellulaires induites par l'infection rabique a porté sur plusieurs protéines spécifiques du SNC et l'expression de ces protéines in vivo et in vitro. Certaines de ces protéines sont spécifiques de la terminaison nerveuse (synapsine I et synaptophysine), des enzymes de la phosphorylation (CaM kinase II) et d'enzymes des voies de synthèse des neuromédiateurs (tyrosine hydroxylase et glutamate décarboxylase). Ces études montrent la sélectivité des effets de l'infection sur ces protéines.En outre, l'atteinte des différentes régions cérébrales altérées suggère une sélectivité dans les modifications des fonctions nerveuses représentées par ces régions.

Vaccins et vaccinations antirabiques

(Responsable non identifié)

Pour les activités de recherche et développement à vocation appliquée, nous mettons au point des souches vaccinales pour l'amélioration des vaccins antirabiques humains. Nous expérimentons des préparations galéniques retard pour diminuer le nombre d'inoculations au cours du traitement. L'Unité participe à des essais sur les améliorations de protocoles de vaccinations antirabiques et à des études de pharmacovigilance. Nous développons des procédés pour tenter de vacciner la faune sauvage, en particulier les chauves-souris en utilisant des ectoparasites comme vecteurs. Ces études sont réalisées en France chez des souris et au Brésil dans un élevage de chauves-souris hématophages en collaboration avec l'Université de Campos (Rio).

Centre National de Référence pour la Rage

L'Unité de la Rage héberge le Centre National de Référence pour la Rage, dont le Centre Antirabique est chargé de la consultation et de la vaccination des personnes ayant été mordues par des animaux suspects de rage. En moyenne, un millier de personnes sont vaccinées tous les ans à l'Institut Pasteur. Le Centre coordonne les activités des centres régionaux pour le traitement de la rage, participe à la formation des médecins ayant la responsabilité de ces Centres dans les hôpitaux en France et dans le monde. Le CNR réalise le diagnostic des animaux sauvages et domestiques suspects d'avoir été à l'origine d'une contamination humaine. Environ 2000 prélèvements par an sont soumis au diagnostic. Un patient d'origine malienne et contaminé dans son pays d'origine a été diagnostiqué positif pour la rage. Ces examens sont réalisés par immunofluorescence directe, isolement sur culture cellulaire et test immunoenzymatique (RREID). La vaccination antirabique pratiquée après une morsure avec un risque de contamination potentielle est en diminution au cours de ces dernières années. En effet, la vaccination orale des renards a donné des résultats satisfaisants. La France reste indemne de cas de rage humaine depuis 1924. Les rapports d'activité de tous les Centres de Traitement Antirabique en France sont centralisés et analysés. Un Bulletin annuel de la Surveillance Épidémiologique et de la Prophylaxie de la Rage Humaine en France a été édité et diffusé.

Centre Collaborateur OMS de Référence et de Recherche pour la Rage

Ce Centre a la responsabilité de fournir des souches de référence du virus rabique, de titrer le pouvoir antigénique des vaccins et de titrer les anticorps neutralisants pour les laboratoires et Instituts qui en font la demande auprès de l'OMS ou directement à l'Institut Pasteur. Les isolats en provenance de pays étrangers (Amérique, Afrique, Asie, Europe et Moyen-Orient) sont analysés et typés par séquençage du gène de la glycoprotéine. En outre, le Centre participe à des campagnes d'éradication de la rage et assiste les laboratoires étrangers pour des transferts de technologies dans le cadre de la prophylaxie antirabique.



The Rabies Unit research activities is the continuation of Pasteur's tradition. They are carried out in basic research and in applied studies for improvement of diagnostic methods and rabies vaccination schedules. In addition, epidemiological survey studies and molecular analysis of virus variants are also undertaken. The Rabies Unit hosts the WHO Collaborating Centre for Reference and Research in Rabies, and the National Reference Centre for Rabies


Sites d'intérêt

http://www.pasteur.fr/Bio/rage/index.html