UNITÉ DE BIOLOGIE DES RÉTROVIRUS

Responsable
BARRÉ-SINOUSSI Françoise

e-mail : cayre@pasteur.fr


INSTITUT PASTEUR

Département de Virologie
25/28 Rue du Dr. Roux
75724 PARIS Cedex 15

Tél
01 4568 8733
Fax
01 4568 8957

Secrétariat

GUESDON-CAYRE Sylviane, IP

Chercheurs permanents

CORBET Sylvie, IP
ISRAEL Nicole, IP
LAGAYE Sylvie, CNRS

Stagiaires de recherche

CHENE Laurent, Thèse
GUEYE Aïssatou, Thèse
MENU Élisabeth, Thèse
MOCQUERY Stéphany, DEA
MÜLLER-TRUTWIN Michaela, Post-doc
RAOUL Hervé, Post-doc
ROTHE Maurice, Thèse

Ingénieurs Techniciens Administratifs

AILLET Fabienne, IP
DAVID Annie, IP
DESLANDRES Agnès, IP
JACQUEMOT Catherine, IP
NUGEYRE Marie-Thérèse, IP
VERSMISSE Pierre, IP

L'Unité de Biologie des Rétrovirus se consacre à des recherches sur le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH). Ses travaux sont centrés sur l'étude des mécanismes qui régulent l'invasion de tissus par le VIH. Le rôle du virus lui-même et de son environnement chez l'hôte est abordé à l'aide de différents modèles.



La transmission du VIH-1 in utero : un modèle d'étude de la diffusion du virus au sein d'une barrière cellulaire

(Elisabeth Menu)

Le VIH est toujours détecté au niveau de la barrière trophoblastique qui pourtant protège le plus souvent l'enfant d'une infection in utero. Grâce à un modèle de reconstitution in vitro, nous montrons que seuls certains virus maternels franchissent le trophoblaste par un processus de transport rapide, appelé "transcytose", et par l'infection induite par une fusion entre cellules mononucléées et trophoblastiques. Ces deux processus sélectionnent des virus infectieux pour des cellules placentaires sous-jacentes, ce qui soulève la question des mécanismes de contrôle de la dissémination virale au sein de l'environnement placentaire.

La régulation de la réplication du VIH-1 au sein du Thymus : un modèle d'étude in vitro de la dissémination du virus au sein d'un environnement lymphoïde

(Nicole Israël)

Grâce à un système de cultures mixtes de thymocytes infectés en contact ou non avec des cellules épithéliales thymiques (CET), nous montrons que la réplication du VIH-1 dans les thymocytes est activée lors de l'interaction avec les CET. Cette réplication nécessite une association de cytokines (IL1, IL6, IL7, TNF et GMCSF) sécrétées lors du contact entre CET et thymocytes. Elle s'explique, en partie, par l'activation de la synthèse des ARN messagers viraux contrôlée par le facteur de transcription NFkB inductible par le TNF et l'IL-1. Le rôle précis des autres cytokines est à l'étude.

La dynamique de l'infection non pathogène du singe d'Afrique : un modèle d'étude de la résistance au SIDA

(Sylvie Corbet)

L'absence de pathologie lors de l'infection SIVagm chez le singe vert d'Afrique (AGM) est correlée à l'absence d'invasion virale des organes lymphoïdes. Pourtant, le niveau de la charge virale observé chez les AGM lors de la primo-infection est semblable à celui des primo-infections pathogènes, ce qui suggère un contrôle puissant de la dissémination du SIVagm chez son hôte. Le polymorphisme génétique important du récepteur CD4 et du co-récepteur CCR5 que nous observons chez les AGM et d'autres singes d'Afrique ne semble pas correlé à leur sensibilité à l'infection. La question du faible niveau d'expression des (co)récepteurs et de l'impact d'autres facteurs d'hôte sur la dissémination du SIVagm in vivo reste ouverte.

La dynamique des infections VIH-1 en Afrique Centrale et en Asie du Sud-Est.

(Françoise Barré-Sinoussi)

Le rôle du polymorphisme génétique du VIH-1 et de son hôte sur la dynamique de l'infection est abordé par l'étude de populations infectées par des sous-types génétiques distincts. En Asie du Sud-Est, des VIH-1 monocytotropes de sous-type E prédominent dans des populations à haut risque d'infection. En Afrique Centrale, ce sont des VIH-1 monocytotropes de sous-type A qui sont le plus fréquemment identifiés à présent chez des sujets de séroconversion récente. L'évolution du virus est étudiée en fonction de la rapidité de la progression de la maladie, du polymorphisme génétique des co-récepteurs du VIH et de leurs ligands naturels. Ces facteurs d'hôte sont également étudiés chez des populations d'Afrique et d'Asie hyperexposées au VIH et réfractaires à l'infection.



The Unit of Retrovirus Biology is conducting research on the etiological agent of AIDS, the Human Immunodeficiency Virus (HIV). The unit is concerned with mechanisms that govern the invasion and spreading of HIV-1 in tissues. The impact of the virus with regard to the host environment is studied using distinct in vitro and in vivo models.