Virulence parasitaire - CNRS URA2581, INSERM Avenir  


  RESPONSABLEDr SPAETH Gerald / gspaeth@pasteur.fr
  MEMBRESDr FORESTIER Claire / Dr MORALES Miguel

  Rapport d'activité

Notre laboratoire utilise des méthodes génétiques, protéomiques et immunologiques pour étudier la base moléculaire de la virulence et de la persistance de Leishmania, microbe pathogène humain important responsable de maladies graves dans le monde entier. Nos projets ont pour but d’identifier et de valider des molécules cibles pour le développement de nouvelles stratégies anti-parasitaires.

Les voies de signalisation impliquées dans la pathogénicité de Leishmania. Le cycle infectieux de Leishmania comprend plusieurs stades extra- et intracellulaires, adaptés à la survie dans l’insecte vecteur et l’hôte vertébré grâce à l’expression différentielle de facteurs de virulence. Nous employons une stratégie génétique qui combine des techniques de surexpression et de recombinaison homologue afin d’élucider le rôle des MAP kinases LmaMPK4, 7, et 10 de Leishmania dans la pathogénicité du parasite. Nous avons établi trois lignées transgéniques de L.major et de L.donovani, qui expriment les kinases MPK4, 7, et 10 couplées à la GFP. Ce système cellulaire nous a permis de démontrer la localisation cytoplasmique de ces kinases, leur interaction avec des HSPs et autres chaperones, et l’induction de leur activité phosphotransférase au stade pathogénique d’amastigote.

Nous avons établi une approche phospho-proteomique pour identifier des substrats des LmaMPKs et pour élucider des voies de signalisation amastigote-spécifiques impliquées dans le développement du parasite et de sa pathogenicité. Nous avons identifié 50 phosphoprotéines distinctes, dont plusieurs membres de la famille des helicases d'ARN ainsi que des chaperones. Ces phosphoprotéines peuvent être impliquées dans la régulation d’expression génétique spécifique au parasite qui est basé uniquement sur des mécanismes post-traductionnelles, dont la traduction poly-cistronique, l’épissage en trans, et la stabilité différentielle d'ARN et de protéine.

Interaction de facteurs de virulence glycolipidiques de Leishmania avec le système d’immunité innée. Nous avons récemment identifié une sous-population de lymphocytes NKT dans le foie, qui participent à la réponse inflammatoire précoce contre L.donovani. Nous avons pu démontrer que la réponse est stimulée par le lipophosphoglycane (LPG), glycoconjugé majoritaire exprimé à la surface du parasite. Nos efforts sont actuellement concentrés sur la caractérisation et l'isolement de ces cellules et sur l'analyse du trafic intracellulaire de LPG dans la cellule hôte infectée. Nous utilisons des mutants LPG-déficients qui expriment des formes tronquées de cette molécule pour identifier in situ les épitopes antigéniques dominants et pour tester le rôle du LPG dans l’immunoprotection.

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Analysis du phosphoproteome de Leishmania

2D analysis of the Leishmania promastigote phospho-proteome



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Rapports d'activité 2006 - Institut Pasteur
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