Retrovirologie Moléculaire


  RESPONSABLEProf. WAIN-HOBSON Simon / simon@pasteur.fr
  MEMBRESDr CERVANTES GONZALEZ Minerva / Dr CHENCINER Nicole / Dr GUÉTARD Denise
Dr LANGLADE-DEMOYEN Pierre / MICHEL Marie / PETIT Vincent
PUYRAIMOND-ZEMMOUR David / RENARD Myrtille / Dr SALA Monica
Dr VARTANIAN Jean-Pierre

  Rapport d'activité

La recherche se concentre autour de trois axes qui concernent tous des questions sur la biologie du VIH. La première partie cherche à explorer l’impact des polymorphismes des promoteurs du VIH-1 sur la réplication virale in vivo. De ceci, les chimères promoteurs SVIH ont déjà montré que le promoteur de sous-type C du VIH-1 est particulièrement bien adapté à la réplication dans l’intestin et peut dominer les virus de sous-types B et E in vivo. Ces études sont élargies aux chimères de sous-types A et F en raison de leur prédominance dans la pandémie VIH-1 (sous-type A) et de leur récente expansion en Amérique du Sud qui s’opère à l’encontre du sous-type B (sous-type F).

Le second axe de recherche concerne la vaccination anti-VIH. D’une part, le promoteur du VIS (homologue simien du VIH) a été substitué par le promoteur du cytomegolovirus précoce et immédiat. Nous avons pu ainsi atténuer le plus efficacement possible la souche du SIV. Le virus ainsi atténué est capable de contenir la souche sauvage par trois ordres de grandeur. Rien de comparable n’existe à ce jour. Les recherches actuelles ont pour objectif le développement d’un dérivé atténué non-intégrant. D’autre part, un polyépitope du VIH-1, restreint aux molécules du CMH de classe I, a été optimisé. En collaboration avec des équipes de biotechnologie végétale (INRA, Milan), nous avons généré des plantes transgéniques capables d’exprimer de multiples polyépitopes, classe I restreints, sous forme particulaire. La capacité de ce système vaccinal à induire une réponse immunitaire de type cellulaire anti-VIH au niveau mucosal et systémique, dans des souris doubles transgéniques, est actuellement en cours d’évaluation.

Le troisième axe de recherche concerne la mutagénèse des rétrovirus et des virus ARN par les déaminases des cellules hôtes. Les enzymes de la famille APOBEC3 peuvent inactiver le génome du VIH en absence de protéine Vif fonctionelle, via un mécanisme d’hypermutation. Nous avons développé une méthode simple et puissante basée sur la PCR, qui permet d’amplifier sélectivement ces génomes hypermutés. Il a ainsi pu être montré qu’une variété de rétrovirus sont vulnérables à la production de tels génomes, mais toutefois, dans une moindre mesure en comparaison au VIH. Nous avons également montré qu’in vivo, l’expression d’APOBEC3 dans le foie est induite par l’interferon α. Au vu de ces données, nous avons décidé de réorienter nos recherches vers l’étude de la déamination des adénosines de virus ARN par une autre enzyme induite par l’interferon α, ADAR-IL. Nous souhaitons désormais chercher à comprendre quels sont les mécanismes moléculaires de l’atténuation de virus ARN vaccinaux, tels que la rougeole, les oreillons et la rubéole.

wain-hobson.jpg

Tabac transgénique portant un polyepitope du VIH-1 classe I de forme particulaire.

Transgenic tobacco bearing a HIV-1 class I polyepitope in particulate form



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