Immunopathologie Virale - CNRS URA1930  


  RESPONSABLEDr RIVIÈRE Yves / riviere@pasteur.fr
  MEMBRESDr BUSEYNE Florence / DURRIEU Ludovic / GODON Ophélie

  Rapport d'activité

Notre activité est centrée sur le rôle des réponses des lymphocytes T spécifiques du virus, dans deux infections humaines (virus de l'immunodéficience humaine de type1 (VIH-1), et virus de l'hépatite C (VHC).

CTL et infection pédiatrique (coll. : S. Blanche, C. Rouzioux, D.Scott-Algara).

Notre étude de la réponse des lymphocytes T cytotoxiques (CTL) spécifiques du VIH-1 a établi que la réponse CTL était associée à un meilleur état clinique et à une charge virale inférieure chez les enfants non traités. Une première étude des interactions entre les cellules T CD8+ spécifiques du VIH-1 et des traitements antirétroviraux combinés(ART) a montré que l'activité des CTL mémoire spécifiques du VIH-1 au début du traitement était associée à une plus grande réduction de la virémie plasmatique en présence du traitement anti-rétroviral, au moins au début de l’ère des ART, quand la thérapie anti-rétrovirale combinée était sub-optimale pour les enfants infectés. Ces données sont en faveur d’une synergie entre les deux mécanismes antiviraux. Dans cette première étude, un nombre significatif d'enfants avait une suppression virologique partielle associée à une réponse CTL spécifique de Gag plus élévée que celles des enfants sans aucune suppression virale ou avec suppression virale complète. Ainsi, comme c’est le cas des patients adultes, la persistance d’une charge virale réduite a permis le rétablissement et l'amélioration des réponses immunes des lymphocytes T mémoire spécifiques du VIH-1. Chez les enfants traités par ART, la fréquence ex vivo des lymphocytes T spécifique du VIH-1 et produisant de l’ IFN-γ était associée positivement à la virémie plasmatique dans deux études transversales. Les fréquences des cellules de T CD8+ spécifiques du VIH-1 augmente avec l'âge chez les enfants non traités. Nous n'avons observé presque aucune réponse chez les enfants qui ont reçu les ART pendant leurs premiers mois de vie. Ces données sont en faveur de l’utilisation de la vaccination thérapeutique qui en augmentant le pool de cellules de T CD8+ spécifiques du VIH-1 pourrait être utile pour les enfants en bas âge avec une charge virale supprimée, qui ont une très faible réponse antivirale sous ART.

Modèle animal : immunisation par l'ADN hybride VHB /SHIV chez le macaque (coll. avec M.L. Michel).

L'immunisation avec de l’ADN codant pour l’antigène de surface du virus de l'hépatite B (VHB) fusionné à des domaines antigéniques du virus de l’immunodéficience simien/humain (SHIV 89.6P) active des lymphocytes T spécifiques détectables ex vivo et des lymphocytes T précurseurs. Une injection de rappel avec un virus vaccine Ankara recombinant exprimant les antigènes de SIV et de VIH, consécutive à une primo immunisation par de l’ADN hybride, conduit à une augmentation des réponses virus-spécifiques des lymphocytes T en termes de nombre de lymphocytes T- spécifiques sécrétant de l’ IFN-γ, et de lympho-prolifération. Après une inoculation d’épreuve intra-rectale avec SHIV 89.6P, les animaux immunisés contrôlent leur charge virale et le nombre de lymphocytes T CD4+circulants est maintenu. L’injection d’épreuve par SHIV conduit à un rappel des réponses des lymphocytes T- CD8+ spécifiques de l’antigène vaccinal pendant l'infection aiguë. La plupart des réponses T CD4+ spécifiques du SHIV sont indétectables dans les ganglions et le sang, même après stimulation in vitro par des peptides, tandis que nous avons constamment détecté des réponses de T- CD4+ spécifiques

d’antigènes de rappel chez les animaux infectés. Ces résultats prouvent que l’infection par SHIV89.6P a comme conséquence l'affaiblissement fonctionnel des cellules T CD4+ spécifiques du SHIV induites par la vaccination et suggèrent qu’une attention particulière devrait être portée aux réponses de cellules T CD4+ lors des essais de vaccins.

Rôle des réponses T spécifiques du VHC dans l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) (coll. : S. Pol et M.L. Chaix).

Nous avons caractérisé des réponses spécifiques de la protéine Core après stimulation in vitro de PBMC des sujets chroniquement infectés par le VHC. 45% de patients étudiés avaient une réponse Core-spécifique dirigée contre les parties N-terminale et centrale de la protéine. Il n'y avait aucune association entre les réponses de lymphocytaires T et les paramètres de l'évolution de la maladie (taux sérique d’alanine transaminase, et lésions histologiques du foie), mais une corrélation positive entre la présence des réponses spécifiques du Core et la virémie. Ceci suggère qu'une charge virale élevée est importante pour le maintien des activités lymphocytaires mémoire T spécifiques du Core.



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