Génétique Moléculaire des Levures - CNRS URA2171, Université P. M. Curie UFR927  


  RESPONSABLEProf. DUJON Bernard / bdujon@pasteur.fr
  MEMBRESDr FABRE Emmanuelle / Dr FAIRHEAD Cécile / Dr FISCHER Gilles / KERREST Alix
Dr LAFONTAINE Ingrid / Dr LLORENTE Bertrand / MULLER Héloïse
Dr OZIER-KALOGEROPOULOS Odile / PAYEN Célia / Dr RICHARD Guy-Franck
Dr SACERDOT Christine / TEKAIA Fredj / THERIZOLS Pierre / THIERRY Agnès

  Rapport d'activité

L’ Unité a contribué au programme historique de séquençage du génome de la levure de boulangerie Saccharomyces cerevisiae, terminé en 1996, et au développement considérable de la génomique fonctionnelle qui s’en est suivi en utilisant ce micro-organisme. Elle était aussi à l’origine des études de génomique comparative sur les levures hémiascomycètes (levures bourgeonnantes), réalisées en collaboration avec cinq autres laboratoires français (Consortium Génolevures), le CNS-Génoscope et la Génopole Pasteur-Ile de France. Les travaux récents de l’Unité comme ses projets impliquent donc un échange régulier entre les découvertes mécanistiques, issues essentiellement des expériences avec S. cerevisiae, et les hypothèses évolutives, issues essentiellement des comparaisons de séquences entre levures.

La génomique comparative des levures hémiascomycètes et les mécanismes d’évolution des génomes eucaryotes.

Leurs génomes nous indiquent que le spectre évolutif des levures hémiascomycètes est beaucoup plus étendu que ne le laisse supposer leurs similarités morphologiques et biologiques. Les génomes de quatre espèces, représentatives de branches différentes et distantes au sein de ce groupe eucaryote, ont été entièrement séquencés et annotés (http://cbi.labri.fr/Genolevures). L’une d’entre elles, Candida glabrata, est un pathogène humain. Les comparaisons multidimensionnelles de ces quatre espèces plus S. cerevisiae nous ont révélé l’importance des pertes de gènes et de mécanismes distincts de duplication qui expliquent les spécificités physiologiques des différentes levures. Nous avons étudié plus particulièrement les gènes impliqués dans la sexualité, le silencing, les mécanismes de réplication, recombinaison et réparation, de même que ceux codants des ARN de transferts, les régions subtélomériques et les génomes mitochondriaux.

La dynamique des chromosomes, l’ architecture nucléaire et leurs conséquences fonctionnelles et évolutives.

Le taux de réarrangement des génomes au cours de l’évolution varie entre les différentes branches de levures, les plus instables étant celles qui contiennent des pathogènes. C. glabrata montre des variations polymorphique entre isolats. Plusieurs types de grandes duplications segmentaires (similaires à celles du génome humain) ont été identifiés expérimentalement chez S. cerevisiae. Leur formation et leur stabilité sont analysés dans des souches sauvages ou affectées par mutation dans les mécanismes de réplication et/ou recombinaison. Toujours à l’aide des mutants de S. cerevisiae, nous étudions la stabilité des gènes contenant des répétitions monotones de courtes séquences, similaires à celles qui, chez l’homme, déterminent les sites de fragilité des chromosomes ou des anomalies génétiques. Finalement, nous avons étudié à l’aide de souches sauvages et mutantes de S. cerevisiae le rôle du complexe du pore nucléaire dans l’ancrage des régions subtélomériques des chromosomes à la périphérie nucléaire en combinant une stratégie de formation de cassures double-brin avec l’examen par microscopie à fluorescence de cellules vivantes.

dujon.jpg

Identification par CGH array d’un réarrangement génomique chez les levures.

A genome rearrangement in yeast monitored by CGH array.



  Publications de l'unité

Toutes les publications 2006 sur notre base de données




Rapports d'activité 2006 - Institut Pasteur
En cas de problèmes, de remarques, ou de questions concernant cette page Web écrire à rescom@pasteur.fr