Biologie cellulaire des Lymphocytes - CNRS URA1961  


  RESPONSABLEALCOVER Andrés / aalcover@pasteur.fr
  MEMBRESDr CHARRIN Stéphanie / Dr DI BARTOLO Vincenzo / Dr LASSERRE Rémi
PAIS-CORREIA Ana Monica / ROBBIATI Valentina / Dr THOULOUZE Maria Isabel

  Rapport d'activité

Une étape fondamentale de la réponse immune est la reconnaissance par les lymphocytes T des antigènes exposés à la surface de cellules présentatrices d'antigène. Suite à la reconnaissance antigénique, les lymphocytes T se polarisent vers les cellules présentatrices d’antigène, ce qui se traduit par des changements de morphologie du lymphocyte T et par la concentration à l’interface cellulaire des nombreuses molécules, dont le récepteur à l'antigène des lymphocytes T (récepteur T), des molécules d’adhérence, du cytosquelette et de signalisation cellulaire. Cette jonction cellulaire organisée, a été appelée synapse immune car elle assure la communication entre le lymphocyte T et la cellule présentatrice d’antigène.

Nous étudions les mécanismes de formation de cette synapse ainsi que son rôle dans l’activation des lymphocytes T. Nous analysons plus particulièrement le rôle du cytosquelette d'actine et du trafic vésiculaire intracellulaire dans ces processus. Enfin, nous étudions comment des rétrovirus qui infectent les lymphocytes T, tel le virus de l’immunodéficience humaine, détournent le mécanisme de polarisation des lymphocytes T pour moduler leur réponse et pour se transmettre de façon plus efficace d’une cellule à une autre.

Rôle du cytosquelette d’actine dans la formation de la synapse immune et dans l’activation des lymphocytes T.

Nous avons préalablement montré que l’ezrine, une protéine qui relie la membrane plasmique et le cytosquelette d'actine, se polarise transitoirement vers la synapse immune contrôlant ainsi des regroupements moléculaires à la synapse et l’activation cellulaire (Roumier et al. Immunity 2001, Charrin et al. Front. Biosci. 2006). Récemment, par une approche d’interférence d’ARN permettant d’éteindre spécifiquement l’expression de l’ezrine, nous avons mis en évidence un rôle important de cette protéine dans la régulation de l’activation des lymphocytes T.

Implication du trafic vésiculaire polarisé lors de la formation de la synapse immune : modulation par HIV-1.

Nous avons montré au préalable que le trafic endosomial polarisé est un mécanisme clé pour la formation de la synapse immune (Das et al, Immunity, 2004). Récemment, nous avons montré que le virus de l’immunodéficience humaine (HIV-1) cible ce transport par l’intermédiaire de la protéine virale Nef. Ainsi, les cellules infectées par HIV-1 présentent un trafic d’endocytose et recyclage du récepteur T significativement ralenti, ainsi qu’une forte rétention de la protéine tyrosine kinase Lck dans le compartiment endosomial (Fig 1). Ce trafic moléculaire perturbé au niveau des endosomes conduit à un défaut de structure et de fonction des synapses immunes formées par les lymphocytes T infectées. Nos données mettent en évidence un mécanisme nouveau par lequel HIV-1 module la capacité d’activation des lymphocytes T infectés. Elles soulignent également l’importance du trafic vésiculaire polarisé dans la formation de la synapse immune et dans l’activation précoce des lymphocytes T.

Mots-clés: récepteur à l’antigène des lymphocytes T, Lck, synapse immunologique, endosomes, HIV, polarisation, trafic intracellulaire, ezrine, activation de lymphocytes T, cytosquelette d’actine

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Lymphocyte T infecté par HIV-1 présentant une accumulation de la tyrosine kinase Lck (rouge) dans le compartiment endosomial marqué par le récepteur à la trasferrine (rouge)



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