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     Génétique fonctionnelle de la souris


  Responsable : PANTHIER Jean-Jacques (panthier@pasteur.fr)


  resume

 

L'issue clinique des maladies infectieuses de l'homme et des animaux domestiques est le résultat d'interactions complexes entre le génome du pathogène et le génome de l'hôte, sous l'influence de facteurs environnementaux et stochastiques. La découverte de mécanismes de défense de l'hôte impliqués dans des réponses efficaces et protectrices aux infections est un enjeu majeur en médecine humaine et animale. Nous développons des programmes de recherche dans le but de comprendre les mécanismes de sensibilité et de résistance à des infections virales et bactériennes. Nous utilisons la souris comme modèle expérimental.



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L'activité du laboratoire est organisée autour de trois thématiques :

Le développement de lignées congéniques recombinantes interspécifiques (IRSC) et consomiques (ICS)

[Gaëtan Burgio, Xavier Montagutelli, Marek Szatanik (collaboration avec Daniel Vaiman (INSERM)]

Nous avons développé un jeu de 55 lignées congéniques recombinantes interspécifiques dérivées des lignées consanguines parentales C57BL/6 (Mus musculus domesticus) et SEG (Mus spretus). Chacune de ces lignées contient de 1 à 4% d'ADN dérivé la lignée parentale SEG dans un fonds génétique d'ADN dérivé de la lignée parentale C57BL/6. Au total, 40% du génome Mus spretus ont été transférés dans des lignées IRCS indépendantes. Ces 55 lignées IRCS s'avèrent très utiles pour analyser des caractères quantitatifs. Plusieurs caractères à déterminisme complexe sont actuellement étudiés grâce à ces lignées.

Le déterminisme génétique de la sensibilité à l'infection par Yersinia pestis

[Charlne Blanchet, Jean Jaubert, Xavier Montagutelli, Jean-Jacques Panthier, Marek Szatanik (collaboration avec Elisabeth Carniel (IP), Jean-Marc Cavaillon (IP), Michel Huerre (IP), Genevive Milon (IP)]

La peste a laissé une marque indélébile dans la mémoire de l'humanité, bien qu'elle soit en tout premier lieu une maladie des rongeurs transmise par piqûre de puces. Nous avons découvert que l'issue clinique d'une infection expérimentale par Yersinia pestis, l'agent étiologique de la peste, varie selon le génotype de la souris inoculée, ce qui démontre l'existence de facteurs génétiques contrôlant la sensibilité de la Souris à la peste. Nous utilisons des approches génétiques pour identifier les régions chromosomiques critiques, ainsi que des gènes candidats responsables d'une résistance ou d'une sensibilité à une infection par Yersinia pestis.

Le déterminisme génétique de la sensibilité à l'infection par les arbovirus.

[Xavier Montagutelli, Jean-Jacques Panthier, Dominique Simon (collaboration avec Michèle Bouloy (IP), Yann Herault (Orléans), Philippe Desprès (IP),]

Le virus du Nil occidental (WN) a été isolé en 1937 à partir du sang d'un patient présentant un syndrome grippal. Le virus WN se maintient dans la nature grâce à un cycle faisant intervenir principalement les oiseaux comme réservoir et les moustiques hématophages du genre Culex comme vecteurs. Plusieurs épidémies ont récemment été signalées et la souche associée aux épidémies les plus récentes est caractérisée par une mortalité élevée chez les oiseaux et une neurovirulence accrue. La variabilité de l'issue clinique d'une infection par le virus WN chez l'Homme et la Souris suggère que des facteurs génétiques de l'hôte pourraient expliquer les différences de sévérité observées. En accord avec cette hypothèse, nous avons identifié le gène Oas1b qui code l'isoforme 2'-5'-oligo adénylate synthétase (OAS) comme un gène responsable de la sensibilité des souris consanguines classiques au virus WN. Nous souhaitons démontrer que le gène Oas1b est capable de conférer une résistance au virus WN à des souris sensibles. Dans ce but, nous fabriquons des souris portant des allèles variés au locus Oas1b. La protéine OAS1b est une enzyme induite par l'interféron α/β, impliquée dans la dégradation des molécules d'ARN simple brin, cellulaires ou viraux. Il est démontré qu'une résistance à une infection par le virus WN peut être médiée par d'autres voies de signalisation que la voie de l'interféron. Nous recherchons d'autres gènes de résistance à une infection par le virus WN. Nous étudions également la résistance de souris consanguines au virus de la fièvre de la Vallée du Rift.

Mots-clés: infection expérimentale, réponse innée, arbovirus, zoonose, Yersinia pestis, résistance/sensibilité



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  publications

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  personnel

  Secrétariat Chercheurs Stagiaires Autre personnel
  FLEURANCE Isabelle (ifleur@pasteur.fr) JAUBERT Jean, Institut Pasteur (Chargé de recherche, jjaubert@pasteur.fr)

MONTAGUTELLI Xavier, Institut Pasteur (Chef de laboratoire, xmonta@pasteur.fr)

PANTHIER Jean-Jacques, Université Pierre & Marie Curie-Paris VI (Professeur PR1, panthier@pasteur.fr)

AUBIN Isabelle, doctorante

BURGIO Gaëtan, doctorant

SOUEID Jihane, étudiante en Master 2

BLANCHET Charlène, étudiante en Master 2

SIMON Dominique (Ingénieur, simondo@pasteur.fr)

SZATANIK Marek (Technicien, szamar@pasteur.fr)


Rapports d'activité 2005 - Institut Pasteur
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