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     Listeria


  Responsable : Paul MARTIN (pmartin@pasteur.fr)


  resume

 

Le Laboratoire des Listeria héberge le Centre National de Référence des Listeria et le Centre Collaborateur de l'OMS pour la listériose d'origine alimentaire. Le CNR effectue la surveillance microbiologique, la détection des épidémies et participe aux investigations épidémiologiques de la listériose humaine en France. Le CCOMS participe à la formation de stagiaires et caractérise les souches de L. monocytogenes adressées par des laboratoires étrangers. Le Laboratoire développe la technique de puces à ADN pour l'étude épidémiologique et le typage de L. monocytogenes . Une nouvelle technique de groupage des souches par PCR sur gènes ciblés a été développée et validée en 2004.



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La listériose est une maladie grave survenant surtout chez les sujets dont le système immunitaire est perturbé : femmes enceintes et nouveau-nés, personnes âgées et sujets immunodéprimés, personnes atteintes de cancers, de cirrhoses, sous thérapie immunosuppressive, etc. Cette infection se traduit par des avortements ou la naissance d'un enfant infecté, des infections du système nerveux central ou des bactériémies/septicémies. Le diagnostic repose sur l'isolement de la bactérie à partir d'un site normalement stérile. Le CNR reçoit les souches isolées de cas cliniques et les caractérise avec des méthodes de typage phénotypique et moléculaire. Il participe à la déclaration obligatoire de la maladie (toute notification de cas au CNR étant transmise à l'Institut de Veille Sanitaire). Parallèlement, le CNR reçoit des souches isolées des aliments et de leur environnement, lors de contrôles effectués par les industries agroalimentaires, par les services de la Direction Générale de l'Alimentation ou par les services de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes.

La surveillance régulière des données permet, pour les souches d'origine humaine : d'évaluer des tendances concernant le nombre total de cas, la répartition des formes cliniques, les caractéristiques des souches, etc., de détecter les cas groupés, de suivre l'évolution de la listériose dans les populations à risque, d'évaluer l'impact des mesures de prévention sur l'incidence, de surveiller la sensibilité des souches aux antibiotiques. La caractérisation des souches isolées des aliments ou de leur environnement permet d'analyser la distribution des souches et de disposer d'une banque de données permettant, dans certains cas, d'orienter les investigations pour identifier l'origine alimentaire de cas groupés.

Lors d'épidémies, le rôle du CNR est le suivant : (1) détection des cas groupés, (2) identification des cas épidémiques, et (3) participation à l'identification du véhicule alimentaire par comparaison des souches isolées des aliments avec les souches isolées des cas épidémiques.

Le CNR participe étroitement, aux côtés de l'Institut de Veille Sanitaire, à deux systèmes supplémentaires d'investigation de la maladie en France : l'investigation autour des cas d'infection du système nerveux central à L. monocytogenes, et l'étude des souches de L. monocytogenes ayant provoqué le retrait d'un produit alimentaire déjà commercialisé.

Etat de la listériose humaine en 2003 selon les données du CNR (les données 2004 seront disponibles fin mars 2005). En 2003, 192 cas sporadiques ont été recensés en France métropolitaine à partir des souches reçues au CNR. La répartition des formes cliniques des cas sporadiques a été la suivante : 40 (21%) formes materno-néonatales et 152 (79%) formes non materno-néonatales. Une diminution importante du nombre des formes périnatales avait été observée entre 1994 et 1996, et depuis cette date le pourcentage de ces formes est stable. La distribution des formes non périnatales en bactériémies/septicémies : 88 cas (58%), infections du système nerveux central : 49 cas (32%) et autres formes : 9 cas (6%), montre une légère augmentation des formes neuro-méningées en comparaison avec les années antérieures. Entre 1996 et 2000, le nombre de cas de listériose a été compris entre 216 et 230 cas. L'année 2003 confirme la légère diminution, observée en 2001, des cas sporadiques de listériose, par rapport aux années précédentes. Cette baisse est à mettre en relation avec la prise en compte du risque Listeria par les professionnels de l'agroalimentaire et un meilleur respect des recommandations par les populations à risque.

Centre Collaborateur de l'OMS pour la listériose d'origine alimentaire (CCOMS).

Il participe à la formation de microbiologistes étrangers, à la surveillance de la listériose dans certains pays par le typage des souches, et développe des programmes de surveillance spécifiques dans certains pays (produits de la filière pêche au Maroc par exemple).

Recherche : 1 - Epidémiologie génomique de L. monocytogenes.

A partir des résultats du séquençage des génomes de 3 souches, L. monocytogenes de sérovar 4b et de sérovar 1/2a (souche EGDe), d'une souche de L. innocua, obtenus par le Laboratoire de Génomique des Microorganismes Pathogènes, une approche de génomique comparative a l'aide de filtres à haute densité (puces à ADN) a été entreprise en collaboration avec ce laboratoire, en utilisant les gènes " spécifiques " de l'une ou l'autre des souches séquencées. L'ADN génomique de chaque souche à tester est alors hybridé avec les produits PCR des gènes sélectionnés déposés sur une membrane. Après acquisition, quantification et normalisation des signaux d'hybridation, l'étude comparative est réalisée sur la base de la présence ou de l'absence de chacun des gènes testés.

Les résultats obtenus avec une centaine de souches d'origines et de caractéristiques différentes, provenant de la collection du Laboratoire des Listeria, montrent une parfaite différentiation des espèces de Listeria. Les souches de L. monocytogenes se distribuent en 5 groupes différents, à l'intérieur desquels se délimitent plusieurs sous-groupes. Toutes les souches testées appartenant au même sérovar se retrouvent dans un même groupe , lequel peut regrouper des souches de différents sérovars. Plusieurs gènes marqueurs associés à ces différents groupes ont été identifiés. Ceci a permis dans un premier temps de développer une nouvelle méthode de PCR pour la différentiation des sérovars majeurs de L. monocytogenes. La méthode est reproductible et rapide, constitue une alternative pratique à la sérotypie conventionnelle, en particulier pour les investigations épidémiologiques lors des épidémies. Une membrane de deuxième génération comprenant l'ensemble des gènes connus impliqués dans la biodiversité a été évaluée et validée, et constitue un outil performant pour l'étude de la structure génétique des populations de L. monocytogenes dans différents environnements de la chaîne alimentaire et aux différentes formes cliniques de l'infection humaine. Dans le cadre d'un programme réalisé en collaboration avec d'autres partenaires, les souches de L. monocytogenes isolées des cas humains et des aliments à l'étage distribution en 2000-2001 ont été analysés, ce qui a permis de mettre en évidence une population de souches très largement majoritaire dans la filière viande de porc, mais très peu représentée dans la population des souches d'origine humaine. Les gènes qui caractérisent cette population sont en cours d'étude.

2 - Méta analyse des épidémies de listériose.

Le Laboratoire a réalisé, en collaboration avec deux épidémiologistes, une méta analyse des épidémies de listériose qui ont fait l'objet de publications . Cette méta analyse comprend les 5 phases caractéristiques de toute méta-analyse : (1) la détermination et l'écriture des objectifs précis, (2) le rassemblement de la bibliographie, (3) l'élaboration et l'évaluation de la fiche de recueil des données, (4) la lecture et le recueil des données, et (5) le traitement des données. Le manuscrit est soumis.

Mots-clés: listériose, surveillance, Listeria, biodiversité, populations



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  personnel

  Secrétariat Chercheurs Stagiaires Autre personnel
  Pas de secrétaire permanente en 2004 listeria@pasteur.fr Tél 01 40 61 31 12 Fax 01 40 61 35 67 Paul MARTIN

Christine JACQUET

Michel DOUMITH (stagiaire de recherche)

Eva HONG (stagiaire de recherche)

  Laeticia BELLON

Anne MORVAN

Véronique CADET-DANIEL

Frédéric FICHENICK (temporaire)

Sandra MENIR (temporaire)


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