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  Rage


  Responsable : Henri Tsiang (htsiang@pasteur.fr)


  resume

 

L'Unité de la Rage a des activités de recherche en biologie fondamentale, en études épidémiologiques et cliniques ainsi que dans les mécanismes de pathogénie du virus rabique. Les recherches ont trait à la compréhension des mécanismes dans les relations hôtes-virus, principalement dans la notion d'adaptation virale, et des interactions de la nucléocapside virale et du réseau microtubulaire pour le transport du virus rabique dans le SNC.
L'Unité de la Rage héberge le Centre Collaborateur OMS de Référence et de Recherche et le Centre National de Référence pour la Rage.



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Evolution des lyssavirus et contraintes adaptatives : Chaque lyssavirus est étroitement adapté à une espèce animale qui lui sert de vecteur. Cependant, au cours de passages hétérologues, des lyssavirus variants peuvent avoir plus ou moins d'aptitudes à se transmettre en chaîne dans une nouvelle espèce. Nous avons montré que les gènes des protéines structurales majeures (glycoprotéine et nucléoprotéine) subissent une pression de sélection limitant le taux d'évolution des sites non synonymes. Ces contraintes, dont l'origine reste à trouver, favorisent les sauts d'espèces observés dans l'épidémiologie de la rage. Elles expliquent la relative fragilité de la barrière d'espèce chez les lyssavirus. (H. Bourhy)

Infection silencieuse et persistante par le lyssavirus de chauves souris européennes de sous-type 1 (EBL1) : Les lyssavirus de chauves-souris représentent aujourd'hui l'un des risques majeurs d'infection sur le territoire français et sur une grande partie du territoire européen qui s'est libéré de la rage des carnivores (chien et renard). L'étude de l'infection naturelle d'une colonie de chauves-souris frugivores (Roussetus aegyptiacus) dans un zoo ainsi que le suivi de colonies naturelles de chauves-souris insectivores en Espagne ont montré de faibles taux de morbidité et de mortalité malgré une séroprévalence élevée dans certaines colonies. L'ARN viral peut être retrouvé dans de nombreux tissus en l'absence de signes cliniques évidents. Ces travaux couplés à des études écologiques montrent aussi que de nombreuses espèces autres que la grande sérotine (Eptesicus serotinus) peuvent participer à l'épidémiologie de l'infection. En particulier l'espèce migratrice Miniopterus schreibersii pourrait être un des liens de transmission de l'infection entre les foyers du sud de l'Europe et l'Afrique. (H. Bourhy)

Pathogénie et épidémiologie des virus de chauves-souris au Cambodge: veille microbiologique : Des lyssavirus de chauves-souris ont été caractérisés depuis quelques années en Australie. Cependant, il n'existait pas de trace de circulation de lyssavirus chez les chauves-souris en Asie. En coopération avec des écologistes locaux, nous avons pu suivre des colonies de chauves-souris au Cambodge. Ceci nous a permis de mettre en évidence le passage de lyssavirus chez ces animaux par analyses sérologiques. L'identification du (des) lyssavirus circulant chez les chauves-souris au Cambodge est en cours. (H. Bourhy)

Apoptose précoce et immunité innée des neurones face à l'infection par les lyssavirus : Des études sur différents systèmes neuronaux expérimentaux mettent en évidence une relation inverse entre le pouvoir pathogène de la souche virale et la précocité du virus à induire une apoptose qui semblent être liée à la sécrétion de ligands de la famille des TNF. (H. Bourhy)

Etude du transport du virus rabique dans le système nerveux central : Dans le cadre de l'étude du transport axonal du virus rabique, les interactions entre la nucléocapside virale et le réseau microtubulaire (et les protéines associées aux microtubules) ont été étudiées par immunocytochimie sur cultures primaires de neurones de cortex cérébral de souris et sur coupes de cerveaux de souris infectées par le virus rabique. Il a été possible de visualiser l'association de la nucléocapside virale le long des microtubules ; en particulier, dans les cultures comme sur les coupes de cerveaux, les nucléocapsides virales co-localisent avec la chaîne légère de la dynéine (LC8) dont les interactions ont été démontrées précédemment et qui pourraient rendre compte du mécanisme du transport axonal rétrograde du virus rabique. (P.E. Ceccaldi)

Passage trans-synaptique du virus rabique : L'emploi de souches recombinantes obtenues par génétique inverse présentant une délétion du gène de la glycoprotéine a permis de montrer le rôle indispensable de cette protéine pour le passage transneuronal du virus rabique. L'infection reste ainsi localisée dans les neurones de premier ordre. Les mécanismes de clearance virale qui éliminent le virus rabique intra-cellulaire dans ces neurones restent inconnus et sont en cours d'étude. (P.E. Ceccaldi)

Transport du Virus West Nile dans le SNC : Un autre mode d'étude de la dissémination virale dans le SNC est fourni par le modèle d'infection de la souris et de cultures primaires de neurones par le virus West Nile (collaboration dans le cadre du PTR, P. Desprès, IP). L'infection préférentielle des neurones et le rôle possible du franchissement de la barrière hémato-encéphalique et/ou du transport axonal pour pénétrer dans le SNC complètent les résultats obtenus avec le virus rabique. (P.E. Ceccaldi)

Vaccins et Traitements Antirabiques : L'Unité participe à des études cliniques dans le cadre du Centre de Traitement Antirabique, pour l'amélioration des protocoles de vaccination antirabiques. Elle participe également à des études de pharmacovigilance lorsque de nouvelles formulations de vaccins antirabiques sont proposées. La surveillance épidémiologique du traitement antirabique est analysée afin de faire émerger les facteurs de risques nouveaux, en particulier liés aux déplacements des personnes dans les pays où la rage est endémique, ou à l'introduction frauduleuse et non réglementée d'animaux dans des régions indemnes de rage. Ces éléments permettent l'élaboration de nouvelles recommandations pour les indications de traitements antirabiques à la suite de contacts potentiellement à risques pour les personnes qui sont agressées par des animaux domestiques ou sauvages. (Y.Rotivel)

Centre National de Référence pour la Rage et Centre Collaborateur de Référence OMS : L'Unité de la Rage héberge le Centre National de Référence pour la Rage, dont le Centre Antirabique est chargé de la consultation et de la vaccination des personnes ayant été mordues par des animaux suspects de rage. Le Centre coordonne les activités des centres régionaux, participe à la formation des médecins ayant la responsabilité de ces Centres dans les hôpitaux en France et dans le monde. Le CNR réalise le diagnostic des animaux sauvages et domestiques suspects d'avoir été à l'origine d'une contamination humaine. Les rapports d'activité de tous les Centres de Traitement Antirabique en France sont centralisés et analysés. Un Bulletin annuel de la Surveillance Épidémiologique et de la Prophylaxie de la Rage Humaine en France est édité et diffusé. Le Centre Collaborateur OMS de Référence et de Recherche pour la Rage a la responsabilité de fournir des souches de référence du virus rabique, de titrer le pouvoir antigénique des vaccins et de titrer les anticorps neutralisants pour les laboratoires et Instituts qui en font la demande auprès de l'OMS ou directement à l'Institut Pasteur.



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  personnel

  Secrétariat Chercheurs Stagiaires Autre personnel
 

LE SCOUR Mireille, IP

ROUX Annie, IP

BOURHY Hervé, chargé de recherche IP (hboury@pasteur.fr)

CECCALDI Pierre-Emmanuel, chargé de recherche IP (ceccaldi@pasteur.fr)

ROTIVEL Yolande, cadre médecin IP (yrotivel@pasteur.fr)

GOUDAL Maryvonne, cadre médecin IP (mgoudal@pasteur.fr)

AMENGUAL Blanca (Enseignante à l'Université de Barcelone)

ANDREAUrsula (DEA de virologie, Paris)

BUSSY Cyril (Maîtrise de Biologie Cellulaire, Clermont-Ferrand)

ETESSAMI Réza, (thèse, IP d'Iran) (bourse du MAE)

FRANKA Richard (Université de Médecine, Kosicé) (Bourse de l’ambassade de France)

KASSIS Raïd, (thèse, Université Paris XI) (Bourse du Conseil Général de Guadeloupe)

MAZUCOTELLI Anne (License Paris VI)

RIVA Marta (Etudiante en médecine, Milan)

Florielle SAGUET (BTS Biochimie Lycée Poquelin St Germain)

AUDRY Laurent

CAMPANARO Malika

COZETTE Pascal

LAVENU Agnès

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