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  Listeria


  Responsable : MARTIN Paul (listeria@pasteur.fr)


  resume

 

Le Centre National de Référence des Listeria effectue la surveillance microbiologique, la détection des épidémies et participe aux investigations épidémiologiques de la listériose humaine en France. Il coordonne le volet microbiologique du projet européen sur la faisabilité d'une surveillance des infections à Listeria en Europe. Le Centre Collaborateur de l'OMS pour la listériose d'origine alimentaire participe à la formation de stagiaires et caractérise les souches étrangères de L. monocytogenes. Le Laboratoire étudie l'expression de protéines de virulence dans des populations de souches de L. monocytogenes, et développe la technique de puces à ADN pour l'étude épidémiologique et le typage de cette bactérie.



  rapport

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Centre National de Référence des Listeria (CNR).

La listériose est une maladie grave survenant surtout chez les sujets dont le système immunitaire est perturbé : femmes enceintes et nouveau-nés, personnes âgées et sujets immunodéprimés, personnes atteintes de cancers, de cirrhoses, sous thérapie immunosuppressive, etc… Cette infection se traduit par des avortements ou la naissance d'un enfant infecté, des infections du système nerveux central ou des bactériémies/septicémies. Le diagnostic repose sur l'isolement de la bactérie à partir d'un site normalement stérile. Le CNR reçoit les souches isolées de cas cliniques et les caractérise avec des méthodes de typage phénotypique et moléculaire. Parallèlement, le CNR reçoit des souches isolées des aliments et de leur environnement, lors de contrôles effectués par les industries agroalimentaires, par les services vétérinaires ou par les services de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes.

La surveillance régulière des données permet, pour les souches d'origine humaine : (1) d'évaluer des tendances concernant le nombre total de cas, (2) de détecter les premiers cas groupés en début d'épidémie, - de suivre l'évolution de la listériose dans les populations à risque, (3) d'évaluer l'impact des mesures de prévention sur l'incidence, - de participer à la déclaration obligatoire de la maladie (toute notification de cas au CNR étant transmise à l'Institut de Veille Sanitaire), (4) de surveiller la sensibilité des souches aux antibiotiques, (5) et pour les souches d'origine alimentaire : d'analyser la distribution des souches et de disposer d'une banque de données permettant d'orienter les investigations pour identifier l'origine alimentaire de cas groupés.

Lors d'épidémies, le rôle du CNR est le suivant : (1) détection des cas groupés, (2) identification des cas épidémiques, et (3) participation à l'identification du véhicule alimentaire par comparaison des souches isolées des aliments avec les souches isolées des cas épidémiques.

Le CNR coordonne, avec l'InVS, le volet microbiologique du projet européen : " Feasability study for a collaborative surveillance of Listeria infections in Europe ".

Etat de la listériose humaine en 2000 selon les données du CNR (les données 2001 seront disponibles fin mars 2002).

Deux cent seize cas sporadiques ont été recensés en 2000, à partir des souches reçues au CNR. La répartition des formes cliniques a été la suivante : 48 (22%) formes materno-néonatales et 168 (78%) formes non materno-néonatales. Une diminution importante du nombre des formes périnatales a été observée entre 1994 et 1996, et depuis cette date le pourcentage de ces formes est stable. La distribution des formes non périnatales est la suivante : bactériémies/septicémies : 110 cas (65%) ; infections du système nerveux central : 42 cas (25%) et autres formes : 16 cas (10%), est comparable à celle de 1999. Entre 1996 et 2000, le nombre de cas de listériose a été compris entre 216 et 230 cas. Les résultats de l'année 2000 confirment donc la baisse importante du nombre de cas observé depuis 1996 (301 cas en 1995). Cette baisse est à mettre en relation avec la prise en compte du risque Listeria par les professionnels de l'agroalimentaire (de la production à la distribution) un meilleur respect des recommandations par les populations à risque.

Centre Collaborateur de l'OMS pour la listériose d'origine alimentaire (CCOMS).

Il participe à la formation de microbiologistes de plusieurs pays du monde, à la surveillance de la listériose dans certains pays par le typage des souches, et collecte des informations sur la listériose dans plusieurs pays (incidence, caractéristiques épidémiologiques).

Recherche :

1) Etude de l'expression de la protéine de virulence InlA chez L. monocytogenes

Un certain nombre d'observations suggère que certaines souches présentes dans les aliments pourraient être moins fréquemment responsables d'infections chez l'homme : inégale répartition des sérovars, des ribovars, des profils d'isoenzymes ou des protéines de surface des souches selon leur origine humaine ou alimentaire, hétérogénéité de la virulence des souches sur modèles animaux ou cellulaires. Les travaux effectués par l'équipe de l'Unité des Interactions Bactéries-Cellules ont conduit à la mise en évidence des mécanismes moléculaires d'invasion de l'hôte par L. monocytogenes. Une étude de l'expression de plusieurs facteurs de virulence impliqués dans différentes étapes du cycle infectieux est réalisée en collaboration avec cette unité, afin de comparer les souches cliniques et les souches d'origine alimentaire. L'expression de la protéine InlA, nécessaire à l'entrée de la bactérie dans les cellules intestinales humaines, est étudiée sur 300 souches de L. monocytogenes isolées de cas sporadiques humains et 150 souches isolées d'aliments.

2) Epidémiologie génomique de L. monocytogenes.

A partir des résultats du séquençage partiel ou total des génomes de 3 souches de L. monocytogenes et L. innocua, une approche de génomique comparative a l'aide de filtres à haute densité a été entreprise, en utilisant dans un premier temps environ 450 gènes " spécifiques " de chacune des trois souches séquencées. L'ADN génomique de chaque souche a tester est alors hybridé séparément sur une membrane. Après acquisition, quantification et normalisation des signaux d'hybridation, l'étude comparative est réalisée sur la base de la présence ou de l'absence de chacun des 450 gènes testés.

Les premiers résultats obtenus avec une centaine de souches d'origines et de caractéristiques différentes, provenant de la collection du Laboratoire des Listeria, montrent une parfaite différentiation des espèces de Listeria. Plus spécifiquement, L. monocytogenes se distribue en 5 groupes différents, à l'intérieur desquels se délimitent plusieurs sous-groupes. Toutes les souches testées appartenant au même sérovar se regroupent dans un même cluster, lequel peut regrouper des souches de plusieurs sérovars. Le criblage des gènes d'intérêt potentiellement impliqué dans la biodiversité est en cours. En fonction des résultats, une nouvelle membrane sera réalisée.



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