| Responsable : PRINGAULT Eric (epringau@pasteur.fr) |
Les travaux du laboratoire sont destinés à mieux comprendre les mécanismes moléculaires de la du maintien de l'homéostasie de la différenciation des barrières épithéliales en fonction des modifications du micro-environnement , en particulier les infections par des micro-organismes pathogènes.et les réponses du système immunitaire muqueux sous-jacent. Nous étudions dans un modèle en culture lde plaques de Peyer, la nature, la synthèse et le routage apical des récepteurs responsables de l'adhésion de certains pathogènes, et les régulations géniques spécifiques de la cellule M. |
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Les travaux du laboratoire sont destinés à mieux comprendre les mécanismes moléculaires de la du maintien de l'homéostasie de la différenciation des barrières épithéliales en fonction des modifications du micro-environnement , en particulier les agressions du contenu luminal, (infections par des micro-organismes pathogènes, modifications physique-chimiques), et les réponses du système immunitaire muqueux sous-jacent. Nous avons choisi, pour étudier les mécanismes moléculaires régissant la réactivité des cellules épithéliales au micro-environnement, le paradigme de la cellule M des plaques de Peyer's intestinale et la métaplasie intestinale observée dans l'épithélium Malpighien de l'sophage lors de reflux acide récurrents (syndrome de Barrett).Dans le tractus intestinal, l'échantillonnage des antigènes, prélude au déclenchement d'une réponse immunitaire locale ou systémique, a lieu majoritairement au niveau de régions spécialisées appelées plaques de Peyer. Ce projet est abordé selon quatre approches convergentes utilisant la biologie cellulaire, la biologie moléculaire et les régulations trans criptionnelles , et la microbiologie. 1. Les études cinétiques et la caractérisation moléculaire de l'interaction micro-organismes/cellules M et l'identification des récepteurs présents dans la membrane apicale des cellules M. (travaux menés par Sophie Kernéis). Une première série de résultats est soumise pour publication : Des études menées in vivo, par infection d'anses intestinales ligaturées ou par infection orale d'animaux, ont permis d'identifier différentes familles de bactéries définies selon leur mode d'interaction avec les cellules M; (i) adhésion stricte de la bactérie sans transport de celle-ci, (ii) adhésion et transport suivis d'une destruction de la bactérie, (iii) adhésion et transport puis dissémination de celle-ci, (iv) adhésion de la bactérie suivie de la destruction de la monocouche épithéliale (Siebers et Finlay, 1996). S'il est clair que les pathogènes ont des comportements différents vis-à-vis des cellules M, leurs mécanismes moléculaires d'interaction avec ces cellules demeurent inconnus; une des questions posées concerne la nature des molécules impliquées dans l'adhésion, et le type de mécanisme qui conduit au transport de ces pathogènes. De la première partie de cette étude, il ressort que les profils d'adhésion des différentes bactéries testées diffèrent selon les souches bactériennes testées et selon le type cellulaire considéré (entérocyte ou cellule M). L'analyse des taux de translocation des bactéries au travers du modèle en culture de cellules M montre des facteurs d'augmentation très significatifs (100 à 400) par rapport aux taux de translocation observés dans lesentérocytes en culture, pour 4 des 5 souches testées. Seule Listeria monocytogenes ne semble pas être transportée plus efficacement dans le système de co-culture. Le fait de pouvoir observer selon les bactéries considérées, des comportements différents vis-à-vis des cellules M (apparition de sites d'adhésion pour Yersinia enterocolitica, absence de translocation de Listeria monocytogenes) laisse à penser que le phénomène de translocation des bactéries par les cellules M ne soit pas strictement passif. Il est possible que les cellules M assurent une translocation non spécifique à bas niveau de nombreuses substances (billes de latex, antigènes, peroxydase, Listeria, ...) et que certains pathogènes activeraient certaines voies cellulaires permettant d'augmenter cette activité de transport à leur profit. Il nous semble maintenant fondamental d'aborder par des techniques biochimiques l'identification des molécules eucaryotes impliquées dans cette translocation. 2. L'étude moléculaire de l'origine et du routage de l'intégrine b1, récepteur de Yersinia enterocolitica, au pôle apical des cellules M et l'identification de la sous-unité a associée qui n'a jamais été encore abordée. aaux menés par Nadim Hamzaoui). L'invasine, protéine codée par un gène chromosomique, est impliquée dans le processus d'invasion de Y. enterocolitica. Cette protéine se lie aux intégrines b1 localisées au pôle basolatéral des cellules entérocytaires. Les questions posées sont les suivantes : - l'intégrine b1 apicale provient-elle d'une redistribution de la forme basolatérale ou est-elle néosynthétisée ? - Quelle chaîne a lui est associée, et joue-t-elle un rôle dans le routage apical ? En combinant les méthodes d'immunocytochimie, de Western blot, de biotinylation sélective apicale ou baso-latérale et d'immunoprécipation, nous avons démontré qu'il existait un pool important d'intégrine b1 intracellulaire dans la lignée de cellules épithéliales intestinale. Lorsque ces cellules sont co-cultivées avec des lymphocytes de plaques de Peyer, ce pool intracellulaire disparaît et la totalité de l'intégrine b1 se relocalise dans les membranes basolatérales et apicales. L'mmunoprécipitation de l'intégrine b1 sur des extraits protéiques de cellules intestinales et de coculture avec des lymphocytes de plaques de Peyer montre l'augmentation relative des formes matures membranaires (130 kDa) et la diminution relative des formes immatures intra-cytoplasmiques (110 kDa) après co-culture. L'immunoprécipitation de l'intégrine après biotinylation sélective des protéines de la surface apicale nous confirme l'augmentation de l'expression membranaire apicale de l'intégrine b1 dans les co-cultures. L'expression des chaînes alpha été étudiée dans les mêmes conditions. La chaîne a associée à l'intégrine b1 au pôle apical des cellules Caco-2 s'est avérée être l'intégrine a2. L'étude des chaînes alapha associées à l'intégrine beta-1 au pôle apical des co-cultures a montré que ni alpha-4, alpha-5, alpha-6 et alpha-V ne sont néo-synthétisées (" pulse et pulse-chase "). Seule une augmentation faible d'alpha-2 est observée alors qu'un signal très elevé est detecté en electrophorèse 2D par la streptavidine. Ceci montre qu'il existe une autre chaine a associée aux intégrines b1 et participant à l'adhésion de Y. enterocolitica. Son identification est en cours. 3. Les régulations transcriptionelles associées à la conversion des cellules de l'épithélium intestinal en cellules de type M et la recherche de facteurs de transcription spécifiques qui à terme permettront d'identifier une grande part des gènes cibles associés aux fonctions d'adhésion sélective des micr-organismes et à leur translocation. Ces travaux sont menés par Sophia EL Bahi, étudiante en Thèse. La question posée est la suivante: les lymphocytes de plaques de Peyer (LPP) exercent-ils un effet sur les régulations transcriptionelles des cellules intestinales? Pour y répondre, nous disposons de deux promoteurs tissu-spécfiques: le promoteur de la sucrase isomaltase (enzyme de la bordure en brosse des entérocytes, absente dans les cellules M) et le promoteur modifié de la pyruvate-kinase . L'activité de ces promoteurs a été étudiée en présence de LPP, nécessaires à la formation des cellules M. Nous avons étudié l'activité 4. L'étude et modélisation in vitro de la métaplasie intestinale associée à " l'sophage de Barrett ". Projet mené par le Dr Marta Marchetti, actuellement en stage post-doctoral au laboratoire. Pour accéder à l'étude du mécanisme moléculaire responsable des étapes précoces de la métaplasie intestinales de l'EB, nous développons un système en culture de kératinocytes sophagiens sur des filtres poreux, qui seront ensuite soumis à divers changements du micro-environnement (pH, co-culture avec des lymphocytes). Nous tentons d'identifier le Legends of Figures Figure 1 : Vue en microscopie électronique à transmission d'une cellule M des plaques de Peyer. En bleu, un parasite. En marron, un lymphocyte logé dans une invagination membranaire de la cellule M. Figure 2 : A :Co-culture de lymphocytes de plaques de Peyer dans une monocouche de cellules épitheliales intestinales. En rouge, marquage anti Ig (lymphocytes) . En vert, marquage de l'actine-F délimitant les cellules épithéliales. B : cinétique de translocation de billes de latex fluoescente. En rouge courbe obtenue dans le modèle de cellules M en culture. En noir , id. entérocytes (contrôle). C : plans xy et xz obtenus par microscopie confocale montrant une cellule M en culture contenant un lymphocyte (en rouge) et des billes de latex fluoscentes internalisées (en vert). Figure 3 : Regulation transcriptionnelle de la disparition d'expression de sucrase-isomaltase dans les cellules M en culture. A : Western blot. B : quantification par STORM (1, contrôle ;2, cellules M en culture). C : augmentation de l'expression du transgene (LacZ) sous contrôle du promoteur PP-spécifique. D : Cellule M en culture (en rouge) exprimant la beta-galactosidase nucleaire (en bleu) et contenant des particules de latex internalisées en cours de transcytose (en vert) |
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| Secrétariat | Chercheurs | Stagiaires | Autre personnel | |
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Pringault Eric, Institut Pasteur, Chef de Laboratoire. epringau@pasteur.fr Kernéis Sophie, Institut Pasteur, Chargée de Recherche. skerneis@pasteur.fr Hamzaoui Nadim, Institut Pasteur, Médecin-chercheur (CDD). |
Marchetti Marta, stagiaire post-doctorale, Bourse CE « Marie Curie ». mmarchet@pasteur.fr El Bahi Sophia, étudiante en Thèse d’université, Bourse CANAM. elæis@pasqteur.fr |
Caliot Elise, Institut Pasteur, Ingénieur de Recherche. ecaliot@pasteur.fr |