| Responsable : MARTIN Paul (listeria@pasteur.fr) |
Centre National de Référence des Listeria (CNR): surveillance microbiologique de la listériose humaine, détection des épidémies et participation aux investigations épidémiologiques de la listériose en France. |
Centre National de Référence des Listeria (CNR) :
Etat de la listériose humaine en 2000 selon les données du CNR : Deux cent seize cas sporadiques ont été recensés en 2000, à partir des souches reçues au CNR. La répartition des formes cliniques a été la suivante : 48 (22%) formes materno-néonatales et 168 (78%) formes non materno-néonatales. Une diminution importante du nombre des formes périnatales a été observée en 1994 et depuis cette date, le nombre de ces formes diminue régulièrement. La distribution des formes non périnatales est la suivante : bactériémies/septicémies : 110 cas (65%) ; infections du système nerveux central : 42 cas (25%) et autres formes : 16 cas (10%), est comparable à celle de 1999. Entre 1996 et 2000, le nombre de cas de listériose a été compris entre 216 et 230 cas. Les résultats de l'année 2000 confirment donc la baisse importante du nombre de cas observé depuis 1996 (301 cas en 1995). Cette baisse est à mettre en relation avec les mesures concernant les denrées alimentaires (de la production à la distribution) et avec les recommandations aux populations à risque. Centre Collaborateur de l'OMS pour la listériose d'origine alimentaire (CCOMS) :
Recherche : Etude de l'expression de protéines de virulence chez L. monocytogenes Un certain nombre d'observations suggère que certaines souches présentes dans les aliments pourraient être moins fréquemment responsables d'infections chez l'homme : inégale répartition des sérovars, des ribovars, des profils d'isoenzymes ou des protéines de surface des souches selon leur origine humaine ou alimentaire, hétérogénéité de la virulence des souches sur modèles animaux ou cellulaires. Les travaux effectués l'équipe de l'Unité des Interactions Bactéries-Cellules a conduit à la mise en évidence des mécanismes moléculaires d'invasion de l'hôte par L. monocytogenes. Une étude de l'expression de plusieurs facteurs de virulence impliqués dans différentes étapes du cycle infectieux est réalisée en collaboration avec cette unité, afin de comparer les souches cliniques et les souches d'origine alimentaire. Après avoir comparé l'expression des gènes de virulence codant pour la listériolysine O (LLO), pour ActA (polymérisation de l'actine), pour Ami (bactériolysine), et pour InlB (nécessaire à l'entrée dans les cellules hôtes), sur 300 souches de Listeria monocytogenes isolées de cas sporadiques humains et 150 souches isolées d'aliments, le travail de recherche est poursuivi sur la protéine codée par InlA, nécessaire à l'entrée de la bactérie dans les cellules intestinales humaines. Approche générale pour l'épidémiologie de la listériose. Ce programme implique 3 équipes de l'Institut Pasteur. Son objectif principal est d'identifier les différences à l'échelle génomique entre L. monocytogenes (espèce pathogène pour l'homme) et L. innocua (espèce non pathogène) afin de développer de nouveaux outils pour l'épidémiologie et le typage de Listeria monocytogenes, et de mieux comprendre les mécanismes de virulence. Le laboratoire est principalement impliqué dans l'aspect épidémiologique pour la mise au point d'une nouvelle méthode de typage de L. monocytogenes : les puces à ADN. |
| Toutes les publications sur notre base de données |
| Secrétariat | Chercheurs | Stagiaires | Autre personnel | |
|
Christine PHAN - listeria@pasteur.fr |
Paul MARTIN Christine JACQUET Malika GOUALI (chercheur temporaire) Michel DOUMITH (chercheur temporaire) |
Laeticia BELLON Evelyne FILIATRE Elodie PINET |