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  Responsable : GACHELIN Gabriel, directeur par intérim (ggachel@pasteur.fr)


  resume

 

Au cours de l'année écoulée, les activités de recherche menées au sein de l'Unité de Biologie Moléculaire du gène, INSERM U277, bien qu'ayant trait a des aspects aussi différents de l'immunologie que les lymphocytes intra-intestinaux et l'immunologie des tumeurs, ont été très largement basées sur un ensemble de techniques, l'Immunoscope de première et maintenant de seconde génération. Cet ensemble de techniques désormais bien codifié permet d'étude de variations en taille -même mineures- des clones de lymphocytes T. Ces techniques sont désormais appliquées en routine à l'étude de différentes situations physio-pathologiques, ainsi qu'à la différentiation normale de populations lymphocytaires T.



  rapport

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Groupe 1 dirigé par Delphine Guy-Grand: lymphocytes intra-intestinaux.

Nous avons utilisé comme outil d'analyse l'immunoscope qui permet de détecter dans une population TCRab+ la quantité relative de touts les transcripts des chaines b puis d'établir les séquences des populations ayant subi une expansion et nous avons démontré 1) que les lymphocytes post-thymiques, CD8ab+ ou CD4+, qui peuplent la lamina propria ou l'épithélium de l'intestin d'une souris comportent des clones de lymphocytes aux TCR identiques 2) que des clones des cellules blastiques CD8ab+ circulant dans la lymphe du canal thoracique étaient identiques aux clones homologues peuplant l'épithélium. Ces observations en confirment d'anciennes sur la migration des blastes en division du canal thoracique dans l'intestin et son tissu lymphoïde associé. Elles permettent d'appréhender la nature, la localisation des stimulations, la succession d'évènements qui conduisent à la différenciation dans la muqueuse intestinale de lymphocytes au répertoire restreint.


Groupe 2 dirigé par laurent Ferradini: Immunologie des tumeurs

Le projet du groupe d'immunologie des tumeurs s'appuie sur l'expérience et les outils, développés ces dernières années dans le laboratoire, qui permettent actuellement l'analyse précise de réponses lymphocytaires T spécifiques d'antigènes tumoraux. Ainsi, nous nous intéressons à l'analyse de réponses lymphocytaires T antitumorales chez la souris et chez l'homme en développant de manière prioritaire trois axes de recherche:
- Chez la souris, nous travaillons sur la mise en place d'un modèle de mélanome inductible in vivo afin d' étudier la réponse antitumorale dans une situation de développement tumoral la plus physiologique possible.
- Chez l'homme, le groupe se concentre sur l'analyse de la réponse antitumorale au cours du mélanome en se focalisant sur l'analyse des réponses T MHC classe II restreintes, grâce à l'usage de tétramères MHC de classe II, et sur l'analyse du compartiment mémoire des lymphocytes T antitumoraux.
- Enfin, nous participons activement au suivi immunologique de patients cancéreux traités par des protocoles d'immunothérapie en utilisant la plate-forme de suivi des réponses lymphocytaires T développée et optimisée dans le laboratoire.


Groupe 3 dirigé par Gabriel Gachelin: lymphocytes NKT

Le groupe a travaillé en 2000 dans deux domaines différents. En collaboration avec des chercheurs du Muséum National d'Histoire Naturelle, a été réalisée une étude visant à établir les relations phylogénétiques entre poissons cartilagineux et poissons sans mâchoires afin de définir le matériel le plus apte a rechercher les ancêtres du système immunitairfe adaptatif. L'ensemble des études menées sur l'ADN mitochondrial de ces animaux nous a permis de conclure à la monophylie des poissons sans mâchoires, sans faire apparaître une parenté plus grande des lamproies par exemple, en dépit de nombreux critères morphologiques, avec des espèces plus récentes. Les cyclostomes apparaissent donc comme un groupe monophyletique et aucun représentant ne présente une affinité particulière avec les poissons cartilagineux..
L'essentiel des activités du groupe a porté sur les cellules NKT. Ces cellules portent simultanément des marqueurs des cellules NK et des marqueurs des cellules T, et en particulier un TCR semi-invariant caractérisé par une chaîne alpha particulière. En outre, une large part de ces cellules est restreinte par la molécule d'histocompatibilité CD1d. Les études menees fin 1999-2000 ont porté d'abord sur la définition moléculaire des cellules NKT fondée sur l'étude moléculaire de leur TCR sur des sous populations triées. Il a été montre que toutes possédaient un TCR très divers, sans aucune particularité physico-chimique de leur région de reconnaissance pourtant supposée reconnaître seulement des hydroxyls. Ces cellules se répartissent entre CD4- CD8-(DN) et CD4+, l'ensemble se répartissant également en CD62L+ et -. Il a été montré que seules les cellules CD62L- sont restreintes par CD1d. Des travaux ont été entrepris pour savoir si cette hétérogénéité phénotypique recouvrait une hétérogénéité fonctionnelle. Comme les cellules NKT sont chez la souris, impliquées dans des lésions induites par des mycobacteries, il a été recherché s'il en était de même chez l'homme et de fait des NKT humaines ont été retrouvées dans des lésions de lèpre, mais pas dans des lésions histologiquement très proches que sont celles de la sarcoïdose, non plus que parmi les lymphocytes T accumulés dans le derme dans des lesions de granulum annulare. Le fait le plus marquant de l'année est cependant la démonstration que les cellules NKT, bien que leur TCR puisse reconnaitre des glycolipides présentés par CD1d, ne s'accumulent pas dans les lésions induites par des glycolipides mycobactériens sur la base de la reconnaissance de l'antigène, mais bien plutôt de manière non spécifique au cours d'un processus inflammatoire aigu. Sous cet aspect, les cellules NKT sont des cellules précoces de la réaction inflammatoire, sans spécificité antigénique a ce stade et intervenant tres tôt au cours de cette réaction, quelle que soit d'ailleurs son origine: il y aurait donc dissociation du mécanisme de séelction thymique, fondé sur la reconnaissance de CD1d et l'effet a la périphérie, qui serait indépendant du MHC et du TCR. Le travail du groupe s'est orienté vers la fin de l'année vers les mécanismes à l'œuvre dans la migration et l'attraction des cellules NKT hors des organes qui les hébergent vers les lésions inflammatoires.


Groupe 5 dirigé par Philippe Kourilsky: Analyse des populations de lymphocytes T mémoire et effectrices et étude des bases moléculaires de leur phénotype.

L'assemblage de la station de suivi de la réponse T cytotoxique a été achevé. Celle-ci permet maintenant de détecter dans le sang d'un patient, puis de suivre au cours du temps, pendant la durée d'un traitement par exemple, les clones de lymphocytes T CD8+ spécifiques d'antigènes dont la fréquence est supérieure ou égale à 10-5. Les lymphocytes T spécifiques sont triés grâce à des billes magnétiques recouvertes de complexes CMH-peptide. La structure primaire de leur TCR est ensuite déterminée par Immunoscope, ce qui permet la conception d'amorces oligonucléotidiques clonotypiques, caractéristiques de ces clones. Une RT-PCR quantitative avec ces amorces permet ensuite de mesurer la fréquence de ces clones dans différents compartiments du système immunitaire. Cette station est maintenant utilisée par le groupe n°2 pour le suivi d'un essai clinique d'immunothérapie du mélanome dirigée par la société IDM.
Dans la perspective d'étudier l'impact d'une pathologie tumorale ou des traitements anticancéreux sur le compartiment des lymphocytes T mémoire CD8+, l'étude du répertoire de ces lymphocytes a été poursuivie chez des donneurs sains. Les sous-répertoires des populations CD62L+ et CD62L- ont été ainsi caractérisés et leur évolution au cours du temps a été étudiée.
Enfin, cette équipe a poursuivi l'étude visant à caractériser les modifications épigénétiques survenant au cours de la différentiation des lymphocytes T naïfs murins en cellules T effectrices ou mémoire. Cette étude est menée en collaboration avec le laboratoire d'immunology du NIAID, et l'unité INSERM U345. La méthode RLGS-M utilisée (voir photo) a déjà permis de repérer plusieurs marqueurs génétiques identifiant des régions différentiellement méthylées entre des populations de lymphocytes Th1 et Th2 dans un premier modèle ou CD8+ naïfs et mémoire dans un second modèle.



  publications

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  personnel

  Secrétariat Chercheurs Stagiaires Autre personnel
 

Viviane CAPUT, TCE CNRS – caput@pasteur.fr

Jos EVEN, CR1 CNRS

Laurent FERRADINI, CR1 INSERM

Gabriel GACHELIN, Chef de Labo IP

Delphine GUY-GRAND, DR0 INSERM

Jean KANELLOPOULOS, Professeur, Orsay

Philippe KOURILSKY, Professeur, Collège de France

Iris MOTTA, CR1 INSERM

David OJCIUS, Professeur, Paris VII

Christophe PANNETIER, CR DGA

Nathalie PARDIGON, CR IP

Véronique BARON, doctorante, bourse CIFRE

Cécile BOUNEAUD, doctorante, bourse DGA

Min-Sun CHO, post-doc, poste vert INSERM

Nicolas FAZILLEAU, doctorant, bourse MNERT

Martin MEMPEL, post-doc, bourse CE

Cahterine RONET, doctorante, bourse MNERT

Nathalie THIEBLEMONT, post-doc, bourse ARC

Viviane CAPUT, TcE CNRS

Armanda CASROUGE, IE INSERM

Sylvie DARCHE, IE INSERM

Christiane DELARBRE, IR CNRS

Sacha GARCIA, T INSERM

Fabrice LEMAITRE, AI INSERM

Annick LIM, Ingénieur IP


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