Missions spécifiques

Objectifs et intérêt pour la santé publique

La surveillance épidémiologique des infections à méningocoque est d’autant plus importante qu’elle est associée à des mesures de prévention immédiates lorsque cela est nécessaire. Tout doit en effet être mis en œuvre pour arrêter leur dissémination afin d’éviter les épidémies.

L’application d’une prophylaxie efficace et adaptée est possible grâce à une identification et un sérogroupage rapide et fiable. (Voir rubrique "Actualités - Mesures préventives").

Dans le cadre des missions générales des Centres Nationaux de Référence, le CNR des méningocoques(CNRM) est donc désigné par le Ministère en charge de la Santé pour assurer la surveillance microbiologique des infections à méningocoque (Neisseria meningitidis). Cette surveillance est réalisée en concertation avec les autorités de Santé Publique, principalement la Direction Générale de la Santé (DGS) et l’Institut de Veille Sanitaire (InVS). 

Missions générales des CNR

Le CNRM :

- Contribue à l’identification des espèces du genre bactérien Neisseria

- Contribue à la surveillance microbiologique à partir des souches adressées au CNR pour expertise, et des renseignements complémentaires les accompagnant. 

- Exerce une mission d’alerte.
  Par exemple, dans le cas des infections méningococciques : l’isolement d’un méningocoque d’un sérogroupe, d’un sérotype ou d’un sous-type inhabituel en France peut avoir des conséquences sérieuses par le fait qu’il n’y a pas d’immunité globale de la population contre les antigènes nouveaux pour elle. Des mesures prophylactiques adaptées doivent être rapidement prises.

- Participe à l’application des directives émises par la Direction Générale de la Santé sur les "mesures de prévention et d'information concernant la méningite". (voir rubrique "Actualités - Mesures préventives")
En effet, les mesures à prendre varient selon les sérogroupes :
   . chimioprophylaxie dans tous les cas : sérogroupes A,B,C,Y etc.... 
   . vaccination seulement dans le cas des sérogroupes A, C, Y et W135, pour lesquels un vaccin est disponible. L’injection du vaccin est suivie par une ascension du taux d’anticorps atteignant un seuil protecteur en 5 à 8 jours. 

- Identifie des marqueurs épidémiologiques complémentaires aux sérogroupes. 

- Surveille la sensibilité aux antibiotiques par des méthodes standardisées.
La diminution de la sensibilité à la pénicilline G est de plus en plus fréquente en Europe. Cependant, celle-ci atteint rarement le seuil critique d’une concentration minimale inhibitrice de 1 mg/l. Les autres antibiotiques particulièrement surveillés sont la rifampicine et la spiramycine du fait de leur intérêt en chimioprophylaxie.

En outre le CNR :
- développe des techniques pour améliorer le diagnostic de la maladie et le typage génétique des souches de N. meningitidis.