Informations pratiques

Modalités générales de fonctionnement


Modalités spécifiques d'intervention du CNR des Méningocoques

ATTENTION SELON LA NATURE DE VOTRE ENVOI BIOLOGIQUE (SOUCHE ou PRELEVEMENT EN VUE D'UNE PCR, LA FICHE DE RENSEIGNEMENT EST DIFFERENTE

Comment envoyer les souches au CNR 

L’envoi doit être immédiat dès l’obtention de la primo-culture.


Etat physiologique des souches
- Les Neisseriae ne restent viables que 48h dans une étuve sans repiquage sur les milieux appropriés.
- Elles doivent être conservées à 36-37°C en évitant toute dessication. Attention à ne pas laisser les souches plus de 2 heures en dehors de l’étuve. Ne jamais les stocker au froid.
- un milieu de transport quel qu’il soit, ne peut être efficace que s’il est ensemencé avec des bactéries viables (culture de 18 à 24 heures).

Milieu de transport adapté aux Neisseriae
Le milieu le mieux adapté au transport des souches de Neisseria est le milieu de Vandekerkove (dit milieu "VDK"). Il doit être ensemencé largement avec une culture pure de 18 à 24 heures maximum.
Rappel : le CNRM fournit gratuitement ce milieu adapté sur simple demande avec le formulaire de demande ou par fax au 01 40 61 30 34.

Fiche de renseignement à joindre obligatoirement à tout envoi de souches

Cette fiche doit impérativement accompagner chaque envoi de souche au CNRM, y compris lors de réexpédition d’une souche n’ayant pas donné de subculture. Chaque nouvel envoi étant considéré comme indépendant est enregistré comme tel (rappeler qu’il s’agit d’un nouvel envoi).

Cette fiche a pour objet :
- d’identifier la souche,
- d’identifier le laboratoire expéditeur (ne pas oublier d’indiquer votre adresse dans le cadre prévu à cet effet ainsi que le nom et le numéro de téléphone de la personne à joindre en cas d’urgence)
- de recueillir les renseignements cliniques et épidémiologiques indispensables pour une bonne information épidémiologique,

En cas d’urgence, afin de ne pas différer l’envoi de la souche une fiche provisoire peut être envoyée par fax (cf. numéro ci-avant).

Identification par polymerisation chain reaction (PCR)
- Utilisation des prélèvements biologiques pour des fins diagnostiques dans la recherche sur la physiopathologie des infections invasives à méningocoque 
- Fiche de renseignements à joindre à tout envoi de PCR
- Attestation de non-opposition patient 



Echec vaccinal
On parle d’échec vaccinal lors de la survenue d’une infection invasive à méningocoque chez un sujet vacciné. Différentes causes pouvant en être responsables, ces échecs doivent être inventoriés et répertoriés pour un bénéfice à la fois individuel et collectif. Nous avons élaboré avec l’InVS un algorithme d’explorations à réaliser. Ces explorations sont intégrées dans la nouvelle circulaire de la Direction Générale de la Santé (INSTRUCTION N° DGS/RI1/2011/33 du 27 janvier 2011 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque).

Fiche de renseignements en cas d'échec vaccinal

Les fichiers informatisés du CNR sont déclarés à la Commission Informatique et Libertés (CNIL) : Loi n°78-17 du 06 janvier 1978.

Emballages et consignes de sécurité
Les cas de contaminations au laboratoire durant la manipulation de méningocoques étant rares mais graves, il est indispensable de les prévenir par des précautions de sécurité.

L’envoi, qu’il soit postal ou effectué par un porteur, doit respecter la réglementation pour le transport des matières infectieuses qui tiennent compte de la sécurité des personnes qui expédient, transportent et reçoivent le colis.

- Utiliser un dispositif de sécurité,
- Le transport doit être rapide et sûr (moins de deux jours pour garantir une bonne survie des Neisseria).
- Les prélèvements doivent être identifiés clairement :
   a) le tube de culture lui-même doit comporter le nom du patient, le site du prélèvement et la date de la culture expédiée.
   b) Attention : l’emballage extérieur doit mentionner : 
       . le nom et l’adresse du laboratoire expéditeur 
       . l’adresse exacte du CNRM (utiliser l’étiquette fournie par le centre) et l’étiquette "substance infectieuse" (voir les conditions générales d’envoi : rubrique "Etiquetage obligatoire" ).


Recommandations techniques

A propos des difficultés pour l’identification de N.meningitidis

Les espèces du genre Neisseria ont des capacités très variables d’acidification des substrats glucidiques. Les techniques généralement employées dans les dispositifs commercialisés actuellement (inoculum bactérien sans culture) demandent des quantités bactériennes très importantes : 3 voire 4 unités Mac Farland qui doivent être manipulées avec des précautions toutes particulières de sécurité pour l’opérateur.
Le port d’un masque est recommandé de même que la manipulation sous hotte bactériologique, classe 2.

Toute contamination dans cette masse bactérienne très dense ne sera pas forcément détectée. Des résultats aberrants pourraient être obtenus par l’addition de caractères ne correspondant à aucun profil d’espèces connues, nécessitant alors un réisolement pour obtenir des colonies séparées en culture pure.

A propos des difficultés pour le sérogroupage

Les sérums polyclonaux antisérogroupes de méningocoque ont des titres faibles et nécessitent de respecter parfaitement les conditions techniques. Des amas bactériens non spécifiques doivent être différenciés des agglutinats obtenus entre la suspension (lorsqu’elle n’est pas homogène) et l’immunsérum.
Si une agglutination n’est pas obtenue rapidement avec les immunsérums A, B, et C, Y et W135, envoyer la souche au Centre National de Référence sans délai.
La détermination du sérogroupe doit être faite avec toutes les précautions de sécurité indispensables, port du masque et de gants, emploi de techniques bactériologiques rigoureuses.

Autres espèces du genre Neisseria (autre que N. meningitidis)

Leur identification bactériologique, toujours indispensable pour les différencier des espèces pathogènes, pose des problèmes de par leur difficulté de croissance, le peu de caractères phénotypiques utilisables et leur difficulté à acidifier les glucides (cf. N. cinerea).
Le CNRM accepte de réaliser ce type d’identification si la souche est accompagnée d’une fiche de renseignements, et est envoyée dans les mêmes conditions de transport et d’emballage que pour le méningocoque (contacter le CNRM).