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Mesures préventives et traitement

La prévention la plus efficace est la vaccination, limitée actuellement à la fièvre jaune (une seule injection et validité internationale de 10 ans), à l’encéphalite japonaise et à l’encéphalite à tiques.

La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée dans le cadre de voyages dans les zones d’endémie (la liste des pays concernés est disponible sur le site du Centre Médical de l’Institut Pasteur à la rubrique " Vaccinations-médecine des voyages"). Se prémunir contre les piqûres de moustiques constitue une autre mesure préventive indispensable mais ne doit pas se substituer à la vaccination (lorsqu’elle existe). Des cas mortels de fièvre jaune sont en effet régulièrement rapportés chez des touristes non vaccinés de retour de zone d’endémie.

Pour les infections par les arbovirus, il n’existe pas à ce jour de traitement spécifique. Le traitement est uniquement symptomatique. La prévention contre les piqûres de moustiques est donc essentielle.

Questions fréquemment posées

Arboviroses

1. Que sont les arboviroses? 

2. Quelles sont les arboviroses endémiques susceptibles d’être rencontrées en France et en Europe ? 

3. Comment procéder pour réaliser un diagnostic d’arbovirose ? 

4. Peut-on réaliser un contrôle de vaccination fièvre jaune, encéphalite à tiques ou encéphalite japonaise ?




1. Que sont les arboviroses ?

Les arboviroses sont des maladies transmissibles à l’homme par piqûre par un arthropode vecteur (moustique, tique, phlébotome…). Elles sont responsables chez l’homme de manifestations variées allant d’une fièvre d’allure bénigne à des manifestations sévères (encéphalites, hémorragies, hépatites....).

2. Quelles sont les arboviroses susceptibles d’être rencontrées en France et en Europe ?

L’encéphalite à tiques est rencontrée en Alsace et dans les Alpes, ainsi qu’en Europe Centrale et de l’Est.
La fièvre à virus West Nile a circulé en Camargue en 2000, touchant essentiellement des chevaux. Elle a causé des épidémies en Roumanie (1996) et en Russie (1999).
En Europe sont rencontrées également la fièvre hémorragique de Crimée Congo dans les Balkans (transmise par les tiques) et les fièvres à phlébotomes sur le pourtour Méditerranéen.

3. Comment procéder pour réaliser un diagnostic d’arbovirose ?

Chez tout patient fébrile au retour d’un voyage en zone d’endémie, il est important de rechercher une infection palustre, avant de rechercher une infection arbovirale.

Le laboratoire doit impérativement connaître les éléments suivants pour initier un diagnostic :
- date de début des symptômes,
- date du prélèvement,
- signes cliniques,
- voyage du patient au cours des 4 semaines précédant les signes cliniques : zones géographiques (régions de France incluses) et dates,
- antécédents de vaccination: fièvre jaune, encéphalite à tiques…
Il faudra donc joindre une fiche de renseignements totalement remplie (cf rubrique Informations pratiques).

Le diagnostic d’arbovirose peut être réalisé dans la majorité des cas à partir d’un prélèvement sanguin. D’autres prélèvements spécifiques peuvent être réalisés : liquide céphalo-rachidien, biopsies notamment. Voir tableau

Le transport des prélèvements doit être assuré dans les meillewww.pasteur.fr/ip/easysite/pasteur/fr/sante/centres-nationaux-de-reference-et-centres-collaborateurs-de-l-oms/cnr-et-ccoms/cnr-des-arbovirus/informations-pratiques/indexurs délais en suivant la réglementation prévue pour le transport de matériel biologique infectieux (cf. rubrique Informations pratiques).
En cas de suspicion d’agent de classe 4, un dialogue devra être établi impérativement entre le service hospitalier expéditeur et le CNR des Fièvres Hémorragiques Virales avant tout envoi. Il faudra appliquer la "procédure P4"

4. Peut-on réaliser un contrôle de vaccination fièvre jaune, encéphalite à tiques ou encéphalite japonaise ?

Ces contrôles sont réalisables au CNR des Arbovirus à partir d’un prélèvement sanguin. Ils font appel à des tests de neutralisation.