Activités de service


Expertises

Diagnostic de la rage en France

Chez les animaux suspects de contamination humaine
Tous les prélèvements animaux sont adressés par les Directions Départementales des Services Vétérinaires ou par les Ecoles Nationales Vétérinaires. Quelle que soit l’origine géographique des prélèvements qui déborde largement de la zone d’enzootie rabique, les analyses du CNRR portent exclusivement sur des animaux suspects de rage et ayant pu entraîner une contamination humaine par léchage, griffure ou morsure, voire par simple manipulation. Ce sont des animaux sauvages ou domestiques abattus ou décédés pendant la période de mise sous surveillance vétérinaire.

Chez l’homme
Les prélèvements humains sont recueillis et envoyés par les services de maladies infectieuses, de neurologie ou le plus souvent de réanimation des centres hospitaliers régionaux. Il s’agit de malades présentant des signes neurologiques et biologiques évoquant une encéphalite virale sans étiologie précise.

Techniques utilisées 

Afin d’améliorer la qualité et la rapidité du diagnostic de la rage, les prélèvements humains et animaux reçus pour suspicion de rage sont examinés suivant trois techniques différentes :
- par immunofluorescence directe sur impressions de corne d’Amon, de bulbe et de cortex en utilisant un anticorps polyclonal anti-nucléocapside rabique couplée à une molécule fluorescente. C’est la technique de référence
- par isolement du virus sur culture de neuroblastomes murins.
- par recherche immuno-enzymatique d’antigènes rabiques.

Le diagnostic intra-vitam de la rage chez l’homme est plus délicat. Dans ce cas les techniques utilisées sont :
- Mise en évidence de l’ARN viral par RT-PCR à partir de la salive et du LCR des patients,
- Recherche d’inclusions virales au niveau d’une biopsie cutanée.
- Recherche d’anticorps rabiques dans le sérum et le LCR par séroneutralisation et par ELISA.

Pour en savoir plus : détails sur les techniques utilisées

Détermination de l’immunité (analyses et contrôles sérologiques) 

Le titrage des anticorps rabiques est effectué chez les sujets traités contre la rage ou vaccinés préventivement. Deux techniques sont utilisées :
- La technique de séroneutralisation sur culture cellulaire est la seule technique de référence.
- Un test immunoenzymatique (méthode ELISA) de titrage des anticorps humains antiglycoprotéine, plus facile et plus rapide, est très largement utilisé en routine pour contrôle après vaccination.

Des titrages d’anticorps chez les chauves-souris sont aussi effectués par séroneutralisation pour les besoins d’enquêtes épidémiologiques sur la circulation du virus rabique dans les colonies de chiroptères.

Identification et typage des isolats de lyssavirus 

L’analyse génétique des isolats de lyssavirus peut permettre de déterminer pour chacun son origine géographique et l’espèce animale à laquelle il est préférentiellement adapté. Les résultats de ces analyses sont un des critères pris en compte par les autorités de santé dans le choix de méthodes appropriées de prophylaxie sanitaire et médicale suite à la mise en évidence de cas erratiques.

Collection de souches et de réactifs

Maintien et développement d’une banque d’isolats rabiques du monde entier

La collection de virus rabique du CNRR comporte actuellement plus de 1500 isolats provenant d’environ 80 pays. Cette collection s’étend d’années en années. Elle permet d’établir une banque de données de séquences pour la caractérisation des isolats erratiques en France et la surveillance de la diffusion des différents virus rabiques dans le monde (Nous consulter pour obtenir un typage de souche).

Maintien et diffusion des sérums et vaccins de référence

Les souches de virus rabique de référence (souches d’épreuve et souches vaccinales) et de sérums de référence sont à la disposition d’autres laboratoires spécialisés dans le monde (Nous consulter).

Surveillance épidémiologique

Surveillance de la rage animale en France

Les techniques actuelles de diagnostic de la rage permettent de porter un diagnostic de certitude dans un délai de moins de 5 jours suivant la réception du prélèvement.

Centralisation et diffusion des données concernant la prophylaxie de la rage chez l’homme

Le CNRR centralise toutes les analyses concernant les suspicions de rage humaine ainsi que les données des Centres de traitement Antirabiques ou antennes participant à la prophylaxie de la rage humaine. Les résultats font l’objet d’un rapport adressé à la Direction Générale de la Santé . Ils sont publiés par le CNRR tous les ans dans un bulletin épidémiologique annuel :
Epidémiologie et Prophylaxie de la Rage Humaine en France


Surveillance de la rage dans le monde et contribution aux réseaux de surveillance internationaux

Le CNRR continue l’analyse comparative de nombreux isolats de virus rabique provenant d’Europe mais aussi du monde entier afin d’apprécier la diversité des souches et de surveiller l’apparition de variants (Nous consulter).

Alerte

Chaque cas de rage diagnostiqué chez l’homme est confirmé directement à la Direction Générale de la Santé et à l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) en plus des voies de déclaration habituelles (DDASS). Le CNRR par son activité de typage d’isolats étrangers et son rôle de Centre Collaborateur de l’OMS participe aussi à l’activité de veille sanitaire internationale concernant la rage.

Formation, transferts de connaissances

Le CNRR a pour mission de former les médecins responsables des Centres de traitement antirabiques en France. 

Conseils

Le CNRR répond quotidiennement aux nombreuses demandes émanant de personnes mordues, de médecins, de vétérinaires praticiens, de biologistes, de Centres Antirabiques ainsi que de divers responsables sanitaires départementaux.
Consulter le CNRR

Assurance qualité

Le CNR est engagé dans une démarche qualité, s’inscrivant dans le cadre de la politique qualité de l’Institut Pasteur.