Missions spécifiques

Inscrit sur la liste des CNR pour la lutte contre les maladies transmissibles (arrêté du 26 avril 2002, JO du 5 mai 2002), le CNRCP doit répondre à un cahier des charges précis, élaboré par le Comité des CNR (Direction Générale de la Santé et Institut de Veille Sanitaire).

Objectifs

Les missions du CNR s’inscrivent dans le cadre des missions générales des Centres Nationaux de Référence.

Elles concernent :

- l’expertise microbiologique des souches avec, depuis 2001, l’étude de leur résistance et l’évaluation des mécanismes de résistance, 

- la surveillance épidémiologique, en assurant en liaison avec la Direction de la Santé et du Développement Social (DSDS) de Guyane, et l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) la surveillance des chimiorésistances aux antipaludéens en s’appuyant sur des réseaux représentatifs en Guyane et dans les pays frontaliers (Brésil et Surinam) afin notamment de définir les zones de résistance pour adapter les schémas thérapeutiques et les recommandations aux voyageurs. 

- la contribution en liaison avec la DSDS de Guyane et l’InVS à la surveillance épidémiologique du paludisme en Guyane 

- l’alerte en signalant à la DSDS de Guyane et à l’InVS toute augmentation inhabituelle de cas ou l’apparition de cas groupés, toute modification des formes cliniques, toute apparition de nouveau phénotype de résistance en fonction des régions d’origine. 

- le conseil auprès des pouvoirs publics et des professionnels de santé
(arrêtés du 7 octobre 1996 puis du 29 juin 2001, en tenant compte des nouvelles agences de sécurité sanitaire créées en 1998). 

- l’apport d’un soutien technique aux autorités locales dans le cadre de programmes internationaux de lutte contre le paludisme dans la région des Amériques.


Intérêt pour la santé publique

Le développement de la résistance des parasites responsables du paludisme (concerne P. falciparum et, plus récemment, P. vivax cf. Philipps et al. 1996) est l’un des problèmes de Santé Publique les plus préoccupant en zone tropicale (paludisme autochtone) ou non (paludisme d’importation). 
Cette résistance évolue plus vite que n’apparaisse de nouveaux médicaments sur le marché et un protocole rationnel prolongeant l’activité des molécules actuelles et limitant l’extension géographique du phénomène de chimiorésistance constitue un besoin urgent de Santé Publique. 
Le suivi de la prévalence de la résistance aux antipaludéens de première intention aux niveaux cellulaire (objectif des tests in vitro) et moléculaire (génétique des populations parasitaires) est nécessaire pour aider les autorités sanitaires à reformuler régulièrement leur politique médicamenteuse.